Nom latin
<p class="font_8"><em>Monotropa uniflora </em>Linnaeus</p>
Nom français
Monotrope uniflore
Nom anglais
Ghost pipe
Étymologie du nom latin
Monotropa dérive de termes voulant dire ‘’vivre seul’’ ou ‘’un tour’’ en grec, ce qui fait référence aux fleurs pendantes sans feuilles développées du genre des Monotropes. L’épithète uniflora signifie ‘’à une fleur’’, le monotrope uniflore n’ayant qu’une fleur à son sommet.
Famille
Éricacées
Habitat
Sous-bois de forêts de conifères ou mixtes en sols frais et modérément drainés. N’a pas de besoin lumineux, n’effectuant pas de photosynthèse – on retrouve donc souvent le monotrope uniflore dans des milieux densément couverts.
Statut particulier
Espèce indigène commune au Québec, sans statut de protection.

Traits caractéristiques
Cycle de vie
Herbacée vivace, le monotrope uniflore a la particularité d’être une plante sans chlorophylle, tirant son énergie de son association parasitique plutôt que par photosynthèse. Il pousse souvent en groupe, s’échappant d’un amas racinaire blanc et globuleux. Sa floraison est estivale et plus la fleur est mature, plus cette dernière devient dressée plutôt que pendante. Le fruit, une capsule brunâtre, devient mature à la fin de l’été ou à l’automne, puis le monotrope noircit après sa fructification.
Rôle dans l'écosystème
Espèces compagnes
Le monotrope est un parasite obligatoire des russules ou des lactaires, des champignons de la famille des Russulacées qui forment eux-mêmes une association mycorhizienne avec des arbres, notamment le sapin baumier. Puisque le monotrope uniflore parasite une espèce également associée à un hôte, on peut le classer d’épiparasite.
Pollinisateurs
Le monotrope uniflore produit un nectar attirant des abeilles et des bourdons, ainsi que des syrphes, de petites mouches pollinisatrices.
Rôle dans l’écosystème : Le monotrope uniflore est une plante parasitique. Elle parasite des champignons de la famille des Russulacées, plus spécifiquement attachée aux hyphes souterrains, servant de canaux d’échange entre l’arbre mycorhizé et le champignon. Le monotrope soutire tous ses besoins nutritifs de cette connexion; il est donc entièrement dépendant de la présence des autres espèces, rendant sa culture en conditions contrôlées et même sa propagation naturelle difficile.
Conditions édaphiques
NI (non-indicatrice) ou TER (terrestre)

Usages traditionnels et médicinaux
Faits intéressants
Références