Fiches techniques sur la flore
Attention FragÎles, 1993
Rédaction : Lucie d’Amours
Photos : Michel Papageorges
1) Survol du Golfe et de ses Îles
2) L’aménagement et l‘utilisation du territoire
3) Le traitement des déchets aux Îles
4) La problématique des pêches aux Îles
5) L’aquaculture aux Îles
6) Présentation du bilan environnemental régional ZIP
7) L’aménagement du territoire et le récréo-tourisme
8) La contamination de l’eau et des sédiments des Îles-de-la-Madeleine
9) Les risques pour la santé humaine associés aux usages
10) Les habitats aquatiques
11) Les espèces menacées
12) L’analyse de carence : un outil au service de la conservation
13) Les ressources halieutiques
14) La problématique de l’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine
Annexe 3
dans chacun des ateliers de la consulation publique de mai 1999
Atelier 1 |
1-
Restaurer les complexes dunaires-lagunaires et rouvrir les lagunes
principalement celle du
Havre-aux-Basques.
2- Augmenter la sensibilisation et l’éducation auprès de toute la population dont la mise en place d’un écocentre et l’aménagement des sentiers de la Pointe de l’Est.
3-
Mettre en place un système d’application efficace des règlements en
place avec le personnel
nécessaire.
4- Assurer une meilleure gestion des eaux usées des maisons isolées.
5- Réglementer et appliquer ces règlements pour tous les usages du milieu côtier.
6-
Évaluer l’impact des méthodes de cueillette de la canneberge et en
développer d’autres, tout en
délimitant des zones pour la cueillette commerciale.
7- Consolider les statuts et obtenir le statut de réserve de la biosphère.
8-
Étendre les statuts de protection aux Sillons et aux petit et grand
mocôques (des dunes et des
tourbières)
9- Améliorer les connaissances sur les habitats et les espèces.
10- Établir des zones d’exclusion pour les VTT et les motos marines.
11- État de situation, restauration des habitats et restauration concernant l’anguille et l’éperlan.
12- Garantir la qualité de la nappe phréatique.
13- Contrôler le niveau d’eau du Barachois
14- Régler le problème de contamination aux huiles usées au pied de la butte du Lac.
15- Établissement de sentiers permanents de VTT en terres publiques
16- Améliorer la surveillance à l’Île Brion.
17- Établir des zones d’exclusion à la villégiature en milieu dunaire.
18- Réglementer l’exploitation des ressources naturelles en terre publique.
19- Caractériser la population et étudier la dynamique des renards.
20- Restaurer le site du Irving Whale.
21- Financer adéquatement les organismes qui travaillent au niveau des territoires protégés.
22- Mettre en place un système de permis pour la coupe forestière en terre privée.
23- Améliorer les abords du centre de compostage.
24- Soustraire les îlots qui entourent les Îles au développement.
25- Effectuer un contrôle plus sévère du déballastage.
26- Assurer la pérennité des espèces indicatrices de nos habitats côtiers et aquatiques.
27- Étude prospective pour planifier les travaux routiers en milieu fragile.
28- Renflouer les deux gabarres.
Atelier 2 |
1-
Gestion des eaux usées des résidences isolées.
2- Réouverture et revitalisation du Havre-aux-Basques.
3- Plan de gestion et sensibilisation aux lagunes et plans d’eau intérieurs.
4- Mesures de protection des dunes.
5- Mesures de contrôle (interdiction) de la circulation dans les dunes et aux abords des lagunes.
6- Sensibilisation à la défense de l’habitat madelinot.
7- Établir les zones les plus fragiles du littoral (faire une planification d’intervention : court, moyen et long terme).
8- Révision de la réglementation des carrières et sablières en fonction des particularités (dépôts de dragage) des Îles (statut particulier).
9- Gestion des terres publiques par le milieu (avec les moyens nécessaires).
10- Contrôle du développement du milieu dunaire.
11- Plan de développement de l’hébergement et de la villégiature.
12- Créer des outils d’interprétation pour une meilleure sensibilisation (infrastructures légères à proximité des zones fragiles).
13- Mesures de restauration des dunes.
Atelier 3 |
1-
Obtenir un portrait complet de la qualité des eaux autour des Îles et
assurer la mise à jour des
données
régulièrement.
2-
Réduire à la source le rejet d’eaux usées dans la petite Baie et au
Bassin pour réouverture sans
restrictions.
3- Reprendre le dragage d’entretien du chenal de Havre-aux-Maisons.
4-
Ensemencements massifs de pétoncles (50 millions/an) pour revenir au
niveau des stocks des années
’70.
5- Diminuer de 50% le rejet des eaux usées d’ici 8 ans.
6-
Mettre en valeur les cours d’eau à potentiel de fraie pour l’éperlan en
s’attardant entre autres au
problème des eaux usées, de façon à favoriser l’éperlan tout en diminuant le
rejet des polluants qui
mettent en péril certaines ressources aquicoles et marines.
7- Étendre l’échantillonnage d’Environnement Canada à tous les sites à potentiel maricole.
8-
Prendre les moyens pour impliquer les utilisateurs de plans d’eau
(pêcheurs, aquiculteurs,
plaisanciers, etc.).
9- Sensibiliser les responsables à effectuer un contrôle rigoureux de réglementation sur le déballastage.
10- Identifier les sources de pollution des eaux (ponctuelles et/ou permanentes).
11- Prioriser la réouverture du Havre-aux-Basques pour favoriser l’aquaculture.
12- Définir et cibler des zones propices et exclusives au développement de l’aquaculture.
13-
S’assurer que les espaces libérés par les bateaux de Madelipêche au port
de Cap-aux-Meules
demeurent à la disposition des bateaux de pêche.
Annexe 4
ATELIER 1 |
ATELIER 2 |
ATELIER 3 |
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Noms |
Organismes |
Noms |
Organismes |
Noms |
Organismes |
|
Fanny Arseneau, Jacques Aucoin Christian Bigué Hélène Chevrier Gaston Chiasson Sébastien Cyr Lucie d’Amours Line Déraspe Carolle Leblanc Jean-François Duchesne Jean-Pierre Ducruc Jeannot Gagnon Michel Gilbert Vincent Jarry Lucien Landry Daniel Langford Lucie Longuépée Jean Munro Michel Noël Rosaire Noël Jacques Poirier Michel Poirier Pascal Poirier Pierre Richard François Shaffer Robert St-Onge Benoit Subileau
Damien Turbide Raoul Vigneau |
Étudiante Municipalité de Fatima Faune et Parcs Attention FragÎles Club d’ornithologie des Îles Société de conservation Comité ZIP- Î. M. Attention FragÎles Attention FragÎles Santé publique Québec Ministère de l’environnement MRC des Îles Pêches et Océans Canada Environnement Canada SADC Chasse et pêches Club vacances Pêches et Océans – I.M.L. Faune et Parcs Ass. des pêcheurs et chasseurs Municipalité de Fatima Secrétaire de la consultation Attention FragÎles Étudiant Service canadien de la faune Club Vacances les Îles MRC (stagiaire-gestion déchets) Société de conservation Ass. lagune H.-aux-Basques |
Léonard Arseneault Nelson Boisvert Serge Bourgeois Suzanne Bourget Jacques Bourque Rita Castonguay Josée Chartrand Robert Chiasson Nelson Fournier Jean-Claude Lapierre Richard Larue Édouard Leblanc Olivier Lemaître Daniel Lesauteur Luc Longuépée Lucie Pagé Daniel Renaud Claude Richard Serge Rochon Donald Roussy Jean-Yves Roy Marie-France Valcour Berthe Vigneau Louis Vigneau |
Municipalité Étang-du-Nord Parcs Canada MRC des Îles Environnement Canada Ressources naturelles Centre nautique l’Istorlet Santé publique du Québec Ass. lagune Havre-aux-Basques Faune et Parcs Citoyen Santé Canada Attention FragÎles Société d’agriculture des Îles Pêches et Océans Canada Attention FragÎles Garde Côtière Club VTT des Îles Association touristique régionale Attaché politique (provincial) Ministère environnement Québec Co-président SLV2000 Pêches et Océans Canada Municipalité de Havre-Aubert Transports Québec |
Richard Bailey Mélanie Bourgeois François Bourque Marie Chagnon Sony Cormier Denis Gauvin Michel Gilbert Denise Hébert Marc Hudon Marcel Hubert Gabrielle Landry Suzie Leblanc Bruno Myrand Jacques Sénéchal Roger Simon Catherine Soumagnas Raoul Vigneau Sylvain Vigneau
|
Pêches et Océans Canada Étudiante Terramar Environnement Santé publique CLD Régie rég. santé et service sociaux Pêches et Océans Canada Aquarium des Îles Stratégies Saint-Laurent Pêcheries Hubert inc. Féd. pêcheurs semi-hauturiers du Qc Étudiante MAPAQ Environnement Canada Pêches et Océans Canada citoyenne
Ass. des pêcheurs de pétoncles I..D.L M |
Annexe 5
Liste des participants à la validation des fiches techniques
|
Alain Arseneau, L’Istorlet Annie Arseneau, Élevage de myes PGS Noël Fanny Arseneau, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Gaston Arseneau, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Jean-Guy Arseneau, Municipalité des Îles-de-la-Madeleine Jean-Pierre Arseneau, S.A.D.C. Joël Arseneau, Aérosport Léonard Arseneau, CLD Johanne Auclair, Aquarium des Îles Benoît Boudreau, Municipalité des Îles-de-la-Madeleine Lucien Boudreau, Ministère des Régions François Bourque, MAPAQ DIT Serge Bourgeois, Municipalité des Îles-de-la-Madeleine Nadia Bourque, étudiante Rita Castonguay, L’Istorlet Anatole Chiasson, CSN, Comité ZIP des Îles Gaston Chiasson,
Club d’ornithologie Nathalie Côté, CHA, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Sébastien Côté, Aérosport Josée Cummings, étudiante Geneviève Cyr, Gîte la Coulée Douce Mario Déraspe, APPIM Normand Déraspe, résidant Grande-Entrée Réal Déraspe, résidant Grande-Entrée Alton Dickson,
A.P.P.I.M. Marie-Ève Dumas, CFIM Fernand Éloquin, ACPSIM Nancy Éloquin, étudiante Maurice Gaudet, MAPAQ Isabelle Hubert, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Mark Joncas, Mines Seleine, Comité ZIP des Îles Daniel Langford, chasseur Daniel Lapierre, Télévision des Îles Gaston Lapierre, résidant Havre-aux-Maisons Guy Lapierre, résidant Bassin Léopold Lapierre, Comité de pêcheurs d’éperlan |
Carole Leblanc, Attention FragÎles Égide Leblanc, comité de la lagune de Grande-Entrée Mireille Leblanc, bureau du député Georges Farrah Sandra Leblanc, étudiante Johanne Longuépée, Collège de la Gaspésie et des Îles Luc Longuépée, résidant Bassin Lucie Longuépée, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Éric Marchand, Aérosport Yves Martinet, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Brigitte Michaud, ATR- Comité ZIP des Îles Arthur Miousse, CLSC Michel Miousse, Canneberges des Îles Reynald Molaison, résidant Étang-du-Nord Antoine Morissette, résidant Havre-aux-Maisons Michel Noël, FAPAQ Stéphane O’Carroll, ISTEMI Merielle Ouellet, Le Radar Selma Pereira, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Alain Poirier, Excursions de la lagune Jacques Poirier, Club VTT des Îles-de-la-Madeleine Pascal Poirier, Attention FragÎles Alain Richard, Attention FragÎles Josée Richard, F.P.S.H.Q. Manon Richard, TFPPIM Daniel Renaud, FQCQ Laurent Renaud, OstrÎles inc. Serge Rochon, bureau du député Maxime Arseneau Claude Roy, Attention FragÎles Roger Simon, MPO Damien Turbide, Société de conservation des Îles Karen Turiff, The
First Informer André Vigneau, comité Baie de Bassin Benoît Vigneau, résidant Bassin Chantal Vigneau, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine Éloi Vigneau, CLSC Louis Vigneau, MTQ
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Annexe 6
Mme Nathalie Côté - Secteur santé - Présidente
Mme Lucie Longuépée - Secteur public et parapublic - Vice-présidente
Mme Laurette Cyr - Secteur municipal - Trésorière
Mme Chantal Vigneau - Secteur environnement - Secrétaire
M. Gaston Arseneau - Secteur récréo-touristique
M. Claude Cyr - Population
M. Michel Fournier - Secteur industriel (pêche et aquaculture)
M. Marcel Hubert - Secteur industriel (pêche et aquaculture)
M. MarK Joncas - Secteur industriel (autres)
Mme Ghislaine Lebel - Secteur agricole
Mme Brigitte Michaud - Secteur touristique
M. Claude Roy - Secteur environnement
Anciens membres
Mme Lucie d’Amours
M. Dominique Gagnon
Mme Denyse Hébert
M. Claude Richard
Mme Hélène Tardif
M. Damien Turbide
M. Sylvain Vigneau
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Identification |
Thématique : Protection
et conservation des habitats / Territoires protégés
Protection et restauration des habitats / Restauration de sites naturels
perturbés
Récréotourisme et mise en valeur du territoire
Pêche et aquaculture
Santé humaine
Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorités visées : Plan de gestion des lagunes
et plans d’eau intérieurs.
Prendre les moyens pour impliquer les utilisateurs de plans d’eau (pêcheurs,
aquaculteurs, plaisanciers, etc.).
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Nom du projet |
Gestion intégrée des lagunes et des plans d’eau intérieurs des Îles.
|
Localisation |

|
Problématique |
De façon naturelle, le paysage lagunaire, étroitement lié à celui des dunes
qui le bordent, évolue
suivant les conditions environnementales. Les goulets, par exemple, qui
assurent le renouvellement
des eaux des lagunes, se sont, ouverts, fermés ou déplacés au cours des années,
et ce, sans
interventions humaines. Cependant, depuis les années 1950, l’homme, avec la
construction
d’infrastructures routières et portuaires, a causé des changements sur la
dynamique des lagunes.
Depuis ce temps, les activités pratiquées dans, et autour des lagunes, ainsi
que leurs impacts sur le
milieu, n’ont fait que se multiplier. L’aquiculture, la navigation de
plaisance, la pêche au hareng, à
l’éperlan et à l’anguille, la circulation motorisée, la chasse à la sauvagine,
la cueillette de mollusques,
l’ornithologie et les sports nautiques sont toutes des activités qui sont
pratiquées dans les lagunes,
dans des zones voisines et parfois très proches, qui ne sont pas toutes bien
délimitées. Cette
situation cause parfois des conflits d’utilisation entre les usagers qui, plus
souvent qu’autrement, ne
se consultent pas.
Bon nombre de ces activités ont de plus des impacts nuisibles sur la santé
des écosystèmes. Les
berges sont de plus en plus utilisées par les véhicules motorisés puisque
l’accès aux dunes est plus
restreint suite à l’adoption, par les municipalités, d’un règlement sur la
circulation motorisée hors-
route en juillet 1995. La fréquentation humaine des lagunes laisse des traces
permanentes néfastes
pour la faune et la flore. Des déchets non-dégradables ont été jetés dans le
milieu naturel, sur les
rives et le fond des lagunes. La lagune de Havre-aux-Maisons contient de
nombreuses cages de
métal imposantes et des paniers de plastique. Ces déchets ont été laissés par
des activités aquicoles
sur le homard, effectuées par une compagnie locale qui a opéré de 1981 à 1986.
Les aquiculteurs
actuels frappent régulièrement ces cages et doivent condamner certaines zones
pour leurs travaux.
D’autre part, plusieurs installations majeures sont aussi localisées au
pourtour des lagunes et utilisent
parfois des méthodes et produits dommageables pour les plans d’eau qui les
bordent. Par exemple,
l’aéroport, qui se trouve à proximité de la lagune de Havre-aux-Maisons,
utilise des produits de
déglaçage (urée et glycol) dont les effets sur l’environnement n’ont pas été
évalués en
profondeur - diminution de la concentration d’oxygène dissous dans l’eau. Il
arrive également que
des bouleversements majeurs surviennent dans les lagunes et que les
autorités en place n’interviennent
d’aucune façon ou ne soient tout simplement pas toujours au fait de ce qui s’y
passe.
Malgré une volonté générale de préserver les lagunes et les usages, il y a
donc un manque de
planification d’ensemble qui permettrait de protéger, d’aménager, de mettre en
valeur et d’utiliser
judicieusement les lagunes des Îles. On note, de plus, un manque de
connaissances globales des
lagunes et de localisations des rejets de certaines activités aquicoles
passées, notamment dans la
lagune de Havre-aux-Maisons et de Grande-Entrée, ainsi qu’un manque d’analyse
de l’évolution des
lagunes et des activités anthropiques qui influencent la qualité de ces
milieux.
|
Solutions envisagée |
Vu la complexité de la problématique, il est nécessaire, avant tout,
d’établir un plan d’ensemble des
lagunes qui identifierait précisément les sources de pollution et de
dégradation ainsi que les usagers
par secteurs. Ce projet sera donc développé en deux phases.
Première phase :
Dresser un portrait global des lagunes des Îles-de-la-Madeleine, ce qui n'a
encore jamais été fait
jusqu’à maintenant. Cette vue d'ensemble aidera à mieux planifier la gestion de
ces plans d'eau et
à conserver et/ou améliorer la qualité de ces milieux exceptionnels. De plus,
l'inventaire des sources
de pollution des lagunes et l'identification des utilisateurs et de l’impact de
leurs activités
sur le milieu, dirigeront, par concertation, les actions à entreprendre pour
préserver ou améliorer
(dépendant des zones) la qualité des eaux lagunaires. Pour chacun des
plans d’eau, il s’agit de mettre
en place un comité de gestion intégrée regroupant les principaux
gestionnaires et utilisateurs.
Deuxième phase :
Cette deuxième phase débutera par la consolidation des comités de gestion
intégrée qui devront
ensuite, pour chacun des plans d’eau intérieurs, dégager des priorités d’action
et de gestion. Après
la présentation des résultats de l’étude et suite à une concertation entre les
utilisateurs, les
intervenants et la population, un plan de gestion devrait être établi afin de
satisfaire les besoins de
protection des milieux lagunaires tout en conservant les usages. Selon la
nature des problèmes
ressortis, les actions pourront être, par exemple, un nettoyage des berges
et/ou des fonds,
l’organisation d’activités de sensibilisation, la réouverture de zones
coquillières fermées ou
même l’établissement d’un plan de gestion qui amenuiserait ou préviendrait
d’éventuels conflits
d’utilisation ou de problèmes majeurs de contamination des eaux.
|
Avantages |
Ce portrait des lagunes dotera la population des Îles d'un outil qui lui
fera mieux connaître ses
lagunes et leurs problématiques associées, et qui lui servira à gérer, de façon
durable, ses plans
d'eau de grande importance pour l'écologie et l'économie des Îles.
Les différents comités de gestion intégrée mis en place assureront une
meilleure implication des
gestionnaires et des utilisateurs de ces milieux, et permettront de réaliser le
développement durable
de ces plans d’eau. C’est-à-dire, ils permettront de trouver un équilibre entre
la protection des
milieux et le développement économique, dans le respect de tous.
|
Faisabilité |
L’implication des utilisateurs, des intervenants et de la population est
primordiale pour la réalisation
et la mise en œuvre d’un plan de gestion des lagunes et des plans d’eaux
intérieurs des Îles-de-la-
Madeleine.
|
Partenaires visés |
Le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine
(mise en place et coordination des comités), le
programme Interactions Communautaires de Saint-Laurent Vision 2000, le MPO, le
MAPAQ,
la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, le Centre local de développement
(CLD) des Îles, la
Société d’Aide au Développement des Collectivités (SADC), Association des
Pêcheurs, etc.
Plusieurs autres intervenants ou usagers peuvent être appelés à participer
dans une ou plusieurs
des actions à entreprendre après l’acquisition des connaissances.
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Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (inventaire et rapport, incluant le bénévolat) 43 354.00 $
Matériel et équipement (informatique et bateau) 4 800.00 $
Autres frais (déplacement, location des salles et gestion de projet) 8 200.00 $
Total du projet 56 354.00 $
Deuxième phase :
Main d’œuvre (coordination et
confection des fiches techniques, incluant le bénévolat)
50 828.00 $
Matériel (de bureau) et équipement (informatique) 6 675.00 $
Autres frais (déplacement et gestion de projet) 6 550.00 $
Total du projet 64 053.00 $
* Le coût prévu pour la deuxième phase comprend seulement la première année
mais le travail
de consolidation des comités de gestion peut s’avérer un travail à plus
long terme.
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Échéancier |
Première phase : 2000 (réalisée)
Deuxième phase : début 2001 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de personnes qui participeront aux réunions.
Nombre de actions proposées dans le plan de gestion.
Nombre d’actions dont la mise en œuvre est amorcée ou complétée.
|
Références |
LALUMIÈRE, R ET J. MORISSET. 1998. Projet
- pilote (Phase II) Cadre de référence pour la gestion intégrée
de la zone côtière les escoumins – rivière Betsiamites. Pêches et Océans
Canada. 37 pages + annexes.
COMMISSION EUROPÉENNE. 1999. Les enseignements
du programme de démonstration de la Commission
européenne sur l’aménagement intégré des zones côtières (AIZC). Directions
générales Environnement,
sécurité nucléaire et protection civile; Pêche et Politique régionale et
cohésion. 98 pages.
PISCES.
2001. A comparative review of the coast and estuary initiatives on the North
West coast of England.
Based on compilations by Kathy Kennedy and Emily Forsythe. Edited by Susannah
Bleakley and Rona Arkle.
32 pages.
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Identification |
Thématique : Protection
et conservation des habitats
/ Territoires protégés
Priorité visée : Évaluer l’impact des
méthodes de cueillette de la canneberge, en développer
de nouvelles et délimiter des zones pour la cueillette commerciale.
|
Nom du projet |
La cueillette des canneberges sauvages aux Îles-de-la-Madeleine
|
Localisation |

|
Problématique |
De tout temps, la récolte automnale des canneberges a constitué une activité
traditionnelle aux
Îles-de-la-Madeleine. Anciennement, on allait ainsi « aux graines »
ou « aux pommes de pré » pour
faire provision annuelle de ce petit fruit. Dans les années 1950, une première
ébauche de cueillette
commerciale s’est même dessinée mais, malgré des débuts intéressants, seule la
cueillette à des fins
personnelles a perduré… jusqu’à récemment. Depuis l’automne 1998, on assiste à
une nouvelle
tentative de développement du commerce, à l’heure où l’appellation « fruit
sauvage » ou
« biologique » représente un avantage compétitif non négligeable. Ce
renouveau de la cueillette
commerciale s’accompagne en outre d’une augmentation des récoltes à des fins
personnelles, les
vertus de ce petit fruit étant de plus en plus reconnues.
Or, la canneberge est associée à des milieux particulièrement fragiles. On
la retrouve en effet dans
certains milieux humides, plus ou moins intimement liés au milieu
dunaire : les caoudeyres (trous de
déflation), les prés humides et les tourbières. Considérées longtemps comme des
terres insalubres,
l’intérêt des milieux humides est maintenant reconnu et largement
documenté. À leurs fonctions de
répartition des eaux, de protection contre l’érosion, de filtration des eaux,
s’ajoute une forte
productivité qui profite à la grande diversité d’espèces qui en usent… ainsi
qu’aux nombreuses
activités humaines qui s’y développent. De plus, ces milieux sont des habitats
propices à la présence
de plantes menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être. On comprend donc
l’importance de les
conserver, et ce d’autant plus qu’aux Îles, ils compensent l’absence de lacs et
de rivières pour
assurer le stockage et la répartition des eaux de précipitation, ainsi que leur
distribution dans la
nappe phréatique. Au schéma d’aménagement des Îles, les milieux humides ont
d’ailleurs reçu
l’affectation « conservation », preuve de leur importance aux yeux de
la MRC. Les milieux dunaires,
qui y sont associés, sont également d’une importance cruciale pour le milieu
naturel comme pour les
activités humaines. Représentant presque 30 % des superficies terrestres
de l’archipel, ce type de
milieu assure notamment une protection efficace contre les vagues de tempête et
les inondations
d’eau salée qui pourraient en résulter. La gestion de la ressource canneberge
est donc fortement
liée à la conservation de ces milieux.
Précisons tout d’abord qu’à la base de cette problématique, se trouve la
question de la gestion
des terres publiques. En effet, ces terres sont propriété du Ministère de
Ressources Naturelles
du Québec (MRN), qui ne dispose malheureusement d’aucun représentant, permanent
ou
temporaire, aux Îles-de-la-Madeleine. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine
ne dispose donc
que de moyens limités pour assurer une gestion efficace des terres publiques de
l’archipel. Cet état
de fait complique énormément les différentes problématiques reliées au
dossier de la récolte des
canneberges et rend souvent les solutions envisagées plus difficiles à mettre
en œuvre.
L’un des principaux problèmes découle directement de la circulation reliée à
la cueillette. Cette
dernière, qui se faisait à l’origine à pied, utilise aujourd’hui de plus en
plus des véhicules hors route,
notamment des VTT. Cette pratique est d’autant plus dommageable que ces
véhicules sont souvent
employés pour parcourir les zones de cueillettes (et non seulement pour s’en
approcher), et parfois
même équipés de systèmes de récolte bricolés pour servir à la cueillette
proprement dite. Or, dans
ces milieux fragiles, les passages répétés détériorent la végétation en place,
compactant le sol et en
modifiant le drainage (ornières) ou libère le sable jusqu’alors fixé (érosion,
ensablement, etc.). Si une
intense circulation piétonne peut à elle seule causer de sérieux dommages dans
ces milieux, quelques
passages de véhicules motorisés sont suffisants pour donner les mêmes
résultats.
Un autre grand problème concerne la méthode de récolte. En effet, devant les
impératifs de rentabilité
imposés par la cueillette commerciale, les cueilleurs ont en général recours à
des outils de type
« peigne » au lieu de la traditionnelle technique « à la
main ». Mais si certains peignes peuvent être à la
fois plus efficaces et moins dommageables pour les plants de canneberge,
ce n’est pas le cas de la
majorité des outils utilisés ici : peignes à bleuets dont les dimensions
ne sont pas adaptées, peigne « à
roues », râteau à feuilles, peigne géant fixé à l’avant d’un VTT ou même à
l’arrière d’un tracteur, tout
est bon pour la récolte de ce qui n’est, pour beaucoup, qu’une source de
revenus « à court terme »
(traduire : avant l’épuisement de la ressource). Il va sans dire que l’utilisation
de tels outils est
dommageable non seulement pour les fruits et les plants de canneberge
eux-mêmes, mais aussi pour
la végétation associée et même, dans les cas les plus extrêmes, pour le sol.
Le dernier problème majeur est lié au fait que la canneberge rencontre des
conditions propices à sa
croissance aux environs d’au moins quatre dépotoirs fermés, les milieux humides
ayant longtemps
servi de zones de dépôt ou d’enfouissement des déchets. Il est difficile, sans
analyse poussée de
l’historique et des conditions hydrogéologiques de ces sites, d’évaluer leur
degré de contamination
et celui des milieux environnants, mais on dénote la présence, sur plusieurs
lieux de cueillette proches,
d’indices visuels de contamination (flaques irisées, déchets divers, etc.).
Bien que les milieux humides
soient connus pour leurs propriétés épuratives, certains contaminants se
retrouvent simplement
« piégés » et souvent concentrés dans le sol et/ou dans les espèces
végétales et animales présentes.
Cette contamination potentielle de certaines zones de récoltes représente donc
un danger bien réel
pour la santé humaine. En ce qui concerne la cueillette commerciale, le label
de production
biologique, avec lequel la canneberge des Îles est vendue, pourrait être aisément
remis en question
si des analyses révélaient une contamination des fruits, ou même des
zones de récolte.
|
Solutions envisagées |
Au vu des différents problèmes évoqués dans le cadre de ce dossier, il
devient évident qu’une
exploitation encadrée de la ressource canneberge est nécessaire pour en assurer
la pérennité. Les
solutions envisagées, dont certaines ont déjà été mises en place, sont ici
regroupées en deux
grandes phases.
Première phase :
La première priorité est de localiser et de cartographier les principales
zones de cueillette. Il faut
également limiter la cueillette commerciale à une période bien définie, mais
qui pourra changer
d’une année à l’autre pour s’adapter aux conditions climatiques et assurer la
pérennité de la
ressource. Une campagne de sensibilisation permettra en outre de faire
comprendre, aux
producteurs et aux cueilleurs, l’importance d’exploiter cette ressource dans le
respect de
l’environnement.
Par ailleurs, un suivi sera réalisé au cours de la cueillette et de l’après-cueillette,
afin d’identifier
les différentes techniques utilisées. Il est, en effet, important d’étudier les
impacts des différents
types de peigne utilisés et de définir des caractéristiques réglementaires. À
ce niveau, le principe
d’un groupe de cueilleurs sous la responsabilité d’un acheteur devrait être
utilisé, car, en plus
d’une formation ou d’une information sur les techniques à utiliser, l’acheteur
pourrait fournir à ses
cueilleurs les peignes adéquats (essayé en 1999 par un acheteur). L’impact de
la circulation
motorisée sur la ressource sera également évalué (voir aussi la section Circulation
sur et aux
abords des lieux de cueillette présentée
plus loin).
Les activités réalisées au cours de cette phase feront l’objet d’un rapport,
qui identifiera les
principales problématiques reliées à l’exploitation de cette ressource, et
proposera les
premières grandes lignes d’un plan de gestion visant à l’encadrer.
Deuxième phase :
Nous avons vu qu’il est difficile d’envisager la gestion des terres publiques
tant que leur
propriétaire, le MRN, ne s’en sera pas donné les moyens. Dans la mesure où ce
ministère
n’a aucun représentant aux Îles-de-la-Madeleine, il est indispensable qu’il
permette à la
municipalité de gérer elle-même ces terres publiques : la mise en place de
plusieurs
solutions en dépend. Il serait également intéressant d’étudier la possibilité
de fonctionner
avec des concessions accordées aux acheteurs ou de mettre en place un système
coopératif.
Ultérieurement, on pourra éventuellement discuter de possibilités
d’aménagement, dans le
cadre d’un développement durable et sous contrôle, mais d’autres points sont
plus pressants
à régler.
Pour ce qui est des techniques de récolte, une étude complémentaire devrait
viser à évaluer
plus précisément l’impact réel des méthodes de cueillette, par exemple, en
comparant un terrain
témoin, non récolté, avec un second où la récolte se fait à la main et un
troisième où elle se fait
au peigne.
Enfin, la cueillette commerciale des canneberges sauvages des Îles n’est
envisageable, en termes
de rentabilité et de conservation du milieu, que dans la mesure où ces fruits
sont « sauvages ». Il
faut donc axer la mise en marché sur les étiquettes « produit
biologique » ou « fruit sauvage ». Or,
pour conserver cette appellation, il faut prendre conscience qu’elle impose des
contraintes de
qualité, tant pour les méthodes de cueillette et la conservation de la
ressource que pour les fruits
eux-mêmes. Il est donc impératif d’améliorer la cartographie sur la distribution
de ce fruit dans
l’archipel, de réaliser les études nécessaires pour délimiter les zones de
contamination potentielle
à proximité des anciens dépotoirs et d’équiper ces sites de panneaux
d’information destinés aux
cueilleurs.
Circulation sur et aux abords des lieux de cueillette :
Pour envisager de régler ce problème, il faudrait que chaque acheteur soit
responsable d’un
groupe de cueilleurs, sur lequel il exerce un contrôle effectif. La formation,
ou au moins la
distribution des informations concernant cette problématique aux cueilleurs,
serait assurée par
l’acheteur, qui serait ainsi responsabilisé face aux dommages qui peuvent être
causés à
l’environnement. Cependant, la création d’un réseau de sentiers VTT balisés,
ainsi que la mise
en application de l’interdiction de circuler en véhicule motorisé dans les
milieux humides et
dunaires, font aussi partie intégrante de la solution au problème de la
circulation au niveau des
lieux de cueillette (voir fiche technique 1.1.3 – Gestion de la circulation
VTT aux Îles-de-la-
Madeleine). La problématique de la
circulation motorisée dans les milieux naturels faisant l’objet
d’une autre fiche technique, elle ne sera pas discutée plus ici.
|
Avantages |
La mise en place des différentes solutions envisagées permettra de gérer
plus efficacement la
récolte des canneberges aux Îles-de-la-Madeleine. En effet, si la présence de
ces fruits sauvages
atteste de l’existence de conditions favorables à leur développement sur
l’archipel, les milieux qui
les accueillent sont trop importants, et surtout trop fragiles, pour supporter
une exploitation
commerciale intensive… surtout si elle n’est pas contrôlée. De plus, la récolte
commerciale ne peut
être rentable que si elle est faite sous l’étiquette « biologique », que
seule les solutions proposées
pourront garantir à long terme.
|
Faisabilité |
L’implication de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine dans ce dossier a
déjà permis de poser
plusieurs actions dans le cadre de ce dossier et de mettre en place certaines des
solutions
proposées dans la première phase. Si le MRN lui en donne les moyens, elle
devrait continuer à
œuvrer dans le sens d’une gestion réaliste des canneberges sauvages et de leur
milieu.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
MRN, promoteurs, Union des producteurs agricoles
(UPA), CLD des Îles, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine (appui scientifique),
Attention
FragÎles, Bon goût frais des Îles, Commission sectorielle
« Agriculture-Îles » du CRCD, Ministère
des Régions, MAPAQ, Fonds de création d’emplois municipaux Gaspésie –
Îles-de-la-Madeleine.
|
Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (inventaire, cartographie et rapport) 33 095.00 $
Matériel de bureau et équipement informatique 3 250.00 $
Autres frais 2 450.00 $
Total du projet
38 795.00 $
Deuxième phase :
Les coûts reliés à la réalisation de cette seconde phase restent à déterminer.
|
Échéancier |
Première phase : 1999-2000 (réalisée)
Deuxième phase : à déterminer
|
Indicateurs |
Nombre de tracés occasionné par la circulation en VTT.
Baisse de fréquentation des zones de contamination potentielle durant la récolte.
Stabilité des récoltes et maintien de la pérennité de la ressource canneberge.
|
Références |
BASTIEN, I. 2000. La problématique de la
cueillette de la canneberge sauvage aux Îles-de-la-Madeleine.
Document présenté à la MRC des Îles-de-la-Madeleine. 90 pages + 7 annexes.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21. Environnement
Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement, Centre
Saint-Laurent. 78 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématiques :
Protection et conservation des habitats
/ Territoires protégés
Récréotourisme et mise en valeur du territoire
Priorités visées : Réglementer et appliquer ces
règlements à tous les usages du milieu côtier.
Mesures de contrôle de la circulation motorisée dans les dunes et aux abords
des lagunes.
|
Nom du projet |
Gestion de la circulation VTT aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |

|
Problématique |
Depuis toujours, les habitants des Îles-de-la-Madeleine se sentent très
proches de leur milieu et le
parcourent sans restriction tant les clôtures y sont rares. Cette soif de plein
air, qui se traduit par la
présence de nombreux promeneurs un peu partout dans l’archipel, est à première
vue plutôt
sympathique et s’explique aisément dans ce contexte insulaire. Pourtant, ce
comportement a de plus
en plus de répercussions sur le milieu naturel. En effet, au début des années
1980, apparaissent aux
Îles des véhicules spécialisés dans la circulation hors-route : les VTT
(Véhicules Tout Terrain). Le
premier point de vente aux Îles s’installe en 1986 et on note ensuite une
augmentation régulière des
utilisateurs, la pratique du VTT devenant même plus populaire que dans le reste
du Québec. Ces
véhicules permettent alors aux Madelinots de parcourir plus rapidement le
territoire et de s’enfoncer
de plus en plus profondément dans des milieux auparavant relativement
difficiles d’accès.
Pourtant, il devient rapidement évident que les VTT causent des dommages non
négligeables à
l’environnement, notamment dans certains milieux sensibles. Ainsi, dans les
milieux dunaires, qui
représentent presque 30 % de la superficie terrestre des Îles, le passage
répété de ces véhicules
détruit la végétation qui constitue le squelette des dunes remettant le sable à
la merci des caprices
du vent. Dans les milieux humides, en plus des dommages causés à la végétation
et de la
compaction du sol, ornières et bourbiers altèrent le drainage, entraînant parfois
l’assèchement de
certaines zones. Or, ces milieux particulièrement sensibles sont également très
importants, abritant
de nombreuses espèces animales et végétales, dont plusieurs sont rares, ainsi
que diverses activités
humaines (tourisme, chasse, pêche, récolte des canneberges, etc.). En
conséquence, dès 1994, sur
l’initiative d’Attention FragÎles, un comité de travail est formé pour étudier
cette problématique. Ce
comité réunit le CLSC, l’ATR, Attention FragÎles et la MRC des Îles. Suite aux
travaux de ce
comité, les municipalités des Îles se dotent d’une réglementation qui restreint
la circulation dans les
milieux dunaires, et le gouvernement provincial interdit la circulation des VTT
dans les milieux
humides à partir de 1997. Pourtant, aucun contrôle n’est exercé pour veiller à
l’application de ces
règlements, et la situation ne connaît donc pas de changement majeur. Deux ans
plus tard,
Attention FragÎles présente à la MRC un avis de limitation de l’accès des VTT
aux seuls anciens
chemins déjà tracés. Ce dossier reste sans suite !
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer l’absence d’avancement du
dossier : l’absence
d’un bureau du Ministère des Ressources Naturelles du Québec (MRN),
propriétaire des terres
publiques aux Îles, un manque de moyens pour contrôler et faire appliquer les
règlements, mais
aussi un manque de volonté de la part des autorités concernées. À cela s’ajoute
l’absence de
sentiers balisés, qui, en plus de rendre problématique l’application des
règlements, empêche de
tirer tous les bénéfices du regroupement progressif des utilisateurs au sein
des différents Clubs
de VTT existant maintenant aux Îles. Afin d’illustrer cet état de fait, notons
que la Société
d’Assurance Automobile du Québec (SAAQ, 1998) mentionne qu’il y a 489 VTT
immatriculés
aux Îles, alors que les estimations du Club VTT des Îles porte le nombre total
de ces véhicules
sur le territoire madelinien à environ 1200, soit près de deux VTT sur trois
qui ne seraient pas
immatriculés ! Mentionnons que le Club VTT compte présentement avec 350
membres
seulement.
Pendant ce temps, la situation s’aggrave rapidement dans les milieux les
plus sensibles et le
réseau despistes « sauvages » s’étend de plus en plus à travers
l’archipel. De plus, depuis
quelques années, la récolte commerciale de canneberges prend un nouvel essor,
augmentant
d’autant la circulation VTT dans les zones de récolte (milieux humides et
dunaires). Et cette
problématique devient d’autant plus préoccupante que l’industrie du tourisme est
en croissance,
et que les risques pour la sécurité humaine augmentent d’autant chaque année.
Certains adeptes
en visite aux Îles ont d’ailleurs vanté les possibilités de randonnées
motorisées sur les plages et
les dunes : dans un numéro spécial Îles-de-la-Madeleine du journal Sentier
Quad (1999), on
peut lire « Le vent, le soleil, le sable et la mer en quad, que demander
de plus ? » !
|
Solution envisagée |
Étant donné la complexité de cette problématique et la fragilité des milieux
considérés, il est
nécessaire, de se doter d’un réseau de sentiers balisés, mais aussi d’en
assurer le suivi et de se
donner la possibilité d’y apporter des correctifs le cas échéant.
Première phase :
Mettre en place, en collaboration avec les organismes et personnes concernés,
un réseau de
sentiers balisés qui respectera autant que possible les différents intérêts en
jeu, à savoir les
activités humaines et la protection des milieux sensibles. Une homogénéisation
des règlements
municipaux et provinciaux serait par ailleurs grandement souhaitable ainsi que
l’implication du
Club VTT de Grosse-Île et les utilisateurs de Grande-Entrée dans la démarche.
Deuxième phase :
Parallèlement, il faudrait offrir aux propriétaires concernés l’expertise et
l’assistance technique
nécessaires pour que les sentiers en terres privées soient aménagés dans le
même respect du
milieu naturel (ponceaux, etc.). De plus, dans la mesure où des milieux
naturels fragiles et
importants seront concernés par certains sentiers, il est primordial d’établir
un suivi annuel en
certains points du réseau. Dans les cas où le milieu montrerait une dégradation
importante, de
nouveaux aménagements ou une modification du tracé pourront être envisagés.
Enfin, suite à l’adoption d’un réseau de sentiers balisés, les sentiers
existants qui n’auront pas
été sélectionnés devront faire l’objet de travaux de restauration. Cette
restauration des sentiers
fermés sera probablement assurée par l’organisme Attention FragÎles, qui œuvre
dans ce
domaine depuis le début des années 1990 et a développé une expertise certaine
dans la
plantation d’espèces végétales fixatrices (voir aussi fiche technique 1.2.3
– Restauration des
dunes aux Îles-de-la-Madeleine). Notons que
ces travaux de plantation s’accompagnent
généralement de la pose de panneaux explicatifs visant à prévenir le
piétinement prématuré de
ces secteurs et d’une campagne de sensibilisation.
|
Avantages |
La mise en place d’un réseau officiel de sentiers balisés facilitera la mise
en application, par les
agents de la Sûreté du Québec (SQ), des règlements en vigueur pour les VTT,
permettant ainsi
de réduire le nombre de pistes « sauvages » (non balisées) qui
sillonnent actuellement l’archipel.
D’autre part, le réseau sera pourvu, par les différents clubs VTT des Îles, de
patrouilleurs qui
pourront exercer un certain contrôle sur l’immatriculation et l’état des
véhicules, et même
éventuellement sur le comportement des utilisateurs.
Le suivi régulier de certains secteurs « cibles » fournira, par la
suite, des informations sur la
résistance effective des milieux les plus sensibles, mais aussi sur le respect
du tracé par les
utilisateurs. Cette phase permettra ainsi de faire les correctifs nécessaires
(nouveaux
aménagements, modifications du tracé, etc.) avant que les dégâts au milieu
soient irrémédiables.
L’identification de ces secteurs cibles permettra en outre aux agents de la SQ
de concentrer
éventuellement leurs contrôles sur les zones les plus « à risque ».
D’autre part, la restauration des sentiers non retenus dans le réseau balisé
permettra de faire
disparaître plus rapidement les traces qu’ils ont laissées dans les milieux
dunaires et de diminuer
ainsi le risque que des utilisateurs les empruntent encore par inadvertance.
|
Faisabilité |
L’implication des différentes parties concernées par ce dossier (clubs VTT,
MRC, organismes
environnementaux, ministères, etc.) est essentielle, et des compromis devront
être faits de part et
d’autre pour en arriver à un consensus.
D’autre part, la réussite de ce projet est fortement tributaire de la
capacité des utilisateurs à
s’auto-discipliner… et de la volonté des autorités et des clubs VTT à faire
respecter les décisions
qui seront prises.
La mise en place d’un réseau de sentiers balisés, en collaboration avec les
différents gestionnaires
et utilisateurs du milieu (questionnaire, consultations publiques, etc.), est
déjà presque complétée
pour les municipalités de Grosse-Île et de Grande-Entrée. Ces réalisations
servent de modèles
pour l’extension de cette démarche au reste de l’archipel.
Mentionnons également, que la Réserve nationale de la Faune de la Pointe de
l’Est est un lieu
privilégié par les utilisateurs des VTT. Cette réserve, étant de juridiction du
gouvernement fédéral,
relève du Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement Canada. Depuis
1994, le SCF a
autorisé quelques sentiers dans la réserve dans le but de diminuer la
circulation désordonnée
observée. Ces sentiers font l’objet d’un suivi par Attention FragÎles ainsi que
la régénération dans
les sentiers fermés. Cela constitue une expertise non négligeable pour les
travaux qui doivent être
mis en place.
|
Partenaires visés |
MENV, Municipalité des
Îles-de-la-Madeleine, Club VTT des Îles et
de Grosse-Île, ministère
des Transports du Québec (MTQ), SCF, SQ, Attention FragÎles, Association
touristique
Régionale, Club Vacances Les Îles et Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine
(membre du comité
de travail sur le sujet).
|
Coûts |
Il ne devrait pas y avoir de coûts directement reliés à ce projet en dehors,
bien sûr, des heures
que les organismes impliqués lui consacreront. Par ailleurs, les coûts des
travaux d’aménagement
et de restauration des sentiers seront a priori défrayés par le club VTT concernés. En outre, il se
peut que des panneaux d’information et une campagne de sensibilisation soient
nécessaires. Ceci
engendra de coûts supplémentaires.
|
Échéancier |
Première phase : 2001-2002 (en cours)
Deuxième phase : à déterminer
|
Indicateurs |
Rapidité à laquelle les
sentiers « sauvages » disparaîtront du paysage madelinien.
Rapidité de « récupération » des milieux les plus endommagés.
Nombre de VTT immatriculés sur les Îles.
|
Références |
BASTIEN, I. 2000. La problématique de la
cueillette de la canneberge sauvage aux Îles-de-la-Madeleine.
Document présenté à la MRC des Îles-de-la-Madeleine. 90 pages + 7 annexes.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78
pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger.
Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris. 250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
|
Règlement sur la circulation de véhicules motorisés dans certains milieux fragiles |
Loi sur la qualité de l’environnement du ministère de l'Environnement du
Québec (L.R.Q., c. Q-2,
a.31, par c et e et a. 124.1)
Les courses, rallyes et
autres compétions de véhicules motorisés sont interdits dans
les marais, marécages et tourbières ainsi que sur les dunes, cordons littoraux
et
plages.
Sur les dunes situées aux
Îles-de-la-Madeleine, la circulation de véhicules motorisés n’est
permise que dans des sentiers identifiés à cette fin et aménagés conformément à
la loi.
Ailleurs aux Québec, elle est interdite sur les dunes du domaine public.
Dans les tourbières du
domaine public, au sud du fleuve Saint-Laurent, de l’estuaire et du
golfe du Saint-Laurent, la circulation de véhicules motorisés, autres que les
motoneiges, est
interdite.
Cependant, le présent article
n’a pas pour effet d’empêcher la récupération d’un gros gibier,
au sens de l’article 1 de la loi sur la conservation et la mise en valeur de la
faune (L.R.Q., c.
C-61.1), tué dans le cadre d’une activité de chasse autorisée.
La circulation de véhicules
motorisés, autres que les motoneiges, est interdite sur les plages, sur
les cordons littoraux, dans les marais et dans les marécages, situés sur les
littoraux, dans les
marais et dans les marécages, situés sur le littoral du fleuve Saint-Laurent
(en aval du pont
Laviolette), l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, de la
Baie-des-Chaleurs et des Îles qui y
sont situées.
Cependant, le présent article
n’a pas pour effet d’empêcher l’exercice d’activités reliées à
la chasse, à la pêche ou au piégeage qui sont pratiquées légalement, ni la
circulation de
véhicules motorisés conformément à la loi, ni l’utilisation de tels véhicules
motorisés dans
les sentiers identifiés à cette fin et aménagés conformément à la loi, ni
l’utilisation de tels
véhicules pour permettre l’accès à une propriété privée.
Pour l’application du présent
article, le mot « littoral » a le sens qui lui est donné dans la
Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables,
adoptée par le
décret 103-96 du 24 janvier 1996.
Le présent règlement n’a pas
pour effet d’empêcher l’utilisation de véhicules
motorisés dans l’exécution d’un travail.
Le présent règlement
s’applique notamment dans une aire pour fins de contrôle et dans
une zone agricole établie suivant la Loi sur la protection du territoire
agricole (L.R.Q., c.
P-41.1).
Le présent règlement entrera
en vigueur le quinzième jour qui suivra la date de sa
publication à la Gazette officielle du Québec.
|
Identification |
Thématique : Protection et conservation des habitats / Territoires protégés
Priorité visée : Mesures de
protection des dunes.
Révision de la réglementation des carrières et sablières en fonction des
particularités (dépôts de dragage) des Îles (statut particulier).
|
Nom du projet |
Évaluation des possibilités d’approvisionnement en sable aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est constitué d’une douzaine d’îlots
rocheux, dont six sont
reliés par des cordons littoraux. C’est essentiellement au niveau de ces
cordons que l’on retrouve
le milieu dunaire, qui représente presque 30 % de la superficie des
milieux terrestres des Îles
(62 km2). Ces dunes ont souvent plusieurs mètres de haut et
sont en général positionnées sur 2
ou 3 rangs parallèles à la ligne de la plage, sauf dans certaines zones
particulières comme Les
Sillons où l’on peut compter jusqu’à 30 rangs. En plus de leur importance en
termes de superficie
occupée, les dunes jouent de nombreux rôles au sein de l’archipel, avec des
répercussions sur le
milieu naturel, bien sûr, mais aussi sur le milieu humain. Ainsi, la dune
bordière, colonisée
principalement par l’Ammophile à ligule courte, protège les milieux intérieurs
et les routes des
assauts de la mer, du vent et de l’ensablement. Les milieux dunaires sont
également intimement
liés à certains milieux humides dont l’importance écologique n’est plus à
prouver et dont
dépendent certaines activités humaines, comme l’exploitation de la canneberge.
De plus, ces
dunes servent d’habitat à de nombreuses espèces animales et végétales, dont
certaines sont
rares et/ou menacées.
Les milieux dunaires sont donc essentiels pour l’équilibre des écosystèmes
naturels et des
activités humaines… mais aussi très fragiles. En effet, les dunes sont au
départ des formations
mobiles, qui sont progressivement stabilisées par une végétation herbacée,
arbustive puis
arborescente. Les racines et les tiges souterraines de ces plantes constituent
donc en quelque
sorte le squelette de ces formations qui, sans elles, seraient balayées par les
vents. Cependant,
ce processus de stabilisation par les végétaux est relativement lent, et peut
être rapidement et
profondément bouleversé : si des dégâts importants sont causés à la
végétation, les vents
violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de rendre les dunes à leur
mobilité originelle!
Malgré leur fragilité, les milieux dunaires sont de plus en plus sollicités
pour diverses activités
humaines, récréatives ou commerciales. Et bien que certaines soient de toute
évidence
nuisibles pour la conservation de ces habitats, comme la circulation motorisée
hors route,
aucune mesure de contrôle n’est encore disponible pour assurer efficacement
l’application
des lois (quand celles-ci existent).
Dernièrement, un autre problème est venu s’ajouter aux différents facteurs
qui menacent les
milieux dunaires : l’exploitation des sablières. En effet, l’unique
sablière légalement autorisée
sur le territoire madelinien démontre des signes évidents d’épuisement et
plusieurs
municipalités ont entamé des démarches pour avoir le droit d’exploiter d’autres
sites. En
attendant, les prélèvements de sable nécessaires se font essentiellement dans
les milieux
dunaires. Il est vrai que les coûts de transport depuis le continent seraient
élevés et que
l’importance des superficies occupées par les milieux dunaires donne souvent
aux personnes
mal informées l’impression d’une ressource inépuisable. Les madelinots
prélèvent d’ailleurs
depuis toujours le sable nécessaire à leurs besoins individuels dans ces
milieux, sans que ce
prélèvement ne soit vraiment perceptible « à l’œil ». Pourtant,
connaissant l’importance et la
fragilité de ces milieux, il apparaît évident que d’autres techniques
d’exploitation doivent être
mises en place.
En plus des sablières, nous avons également aux Îles des carrières qui
défigurent énormément
nos buttes. Comme cette question inquiète aussi les élus, le nouveau schéma
d’aménagement
de la municipalité limite l’étendu du zonage « industriel lourd », où
les carrières peuvent être
exploitées. Cela empêchera le développement de nouvelles carrières. De plus, il
est prévu que
lors de la demande de renouvellement d’un permis d’exploitation d’une carrière,
le promoteur
doit présenter un certificat de localisation de son site ce qui permettra
d’empêcher le
débordement d’exploitation. Il est sûr que cela ne réglera pas le cas des
carrières aux Îles mais
cela limitera un peu la problématique. Ce sujet concerne également la demande
d’une présence
accrue du MENV aux Îles, comme il est mentionné dans la fiche 1.1.1 – Respect
de la
réglementation dans les territoires protégés.
|
Solutions envisagées |
Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour régler le problème de
l’approvisionnement en
sable aux Îles-de-la-Madeleine : le captage de sable en milieu terrestre,
l’exploitation du sable de
dragage et, éventuellement, le pompage sous-marin.
Captage de sable :
Les techniques de captage sont utilisées depuis de nombreuses années en
différents points
de l’archipel pour restaurer certains milieux dunaires particulièrement
endommagés par les
activités humaines. Le principe de ces capteurs est relativement simple et
consiste à installer,
en milieu terrestre, des structures permettant de retenir et d’accumuler le
sable porté par les
vents (palissades, fascines, etc.). Le suivi des sites où les capteurs ont déjà
été installés, a
déjà permis de vérifier l’efficacité de cette technique dans le cadre des
travaux de
restauration : la végétation semble s’installer d’elle-même au bout
d’environ deux ans. On a
aussi mis en évidence des différences d’ensablement importantes selon les
endroits, les
conditions optimales étant obtenues sur la Dune du nord, à proximité de
Grosse-Île. À partir
de ces données de base, les sites les mieux adaptés pourront être définis, en
tenant compte
également de leur accessibilité.
Sable de dragage :
Les activités humaines, dans les lagunes et sur les côtes, rendent
nécessaires des opérations de
dragage qui sont répétées plus ou moins fréquemment en différents points de
l’archipel.
Généralement, le sable de dragage est rejeté au large, ce qui entraîne des
coûts relativement
importants. Des études seraient nécessaires pour vérifier les volumes
disponibles, la
granulométrie et la contamination éventuelle du sable dans différentes zones de
dragage afin de
déterminer les sources les plus adaptées pour une exploitation. Les
renseignements déjà
disponibles indiquent que deux sites, soit Grosse-Île nord et Millerand, à
Havre-Aubert, sont
potentiellement intéressants : ces deux sites subissent régulièrement des
opérations de dragage
et Grosse-Île nord constitue en outre une zone d’accumulation (importants
volumes de sable
disponibles). Là encore, l’accessibilité sera prise en compte dans la sélection
du ou des sites
d’exploitation. D’autre part, dans la mesure où les sables dragués ne seront
pas utilisés
immédiatement (période de séchage), les possibilités d’entreposage devront être
étudiées.
Pompage sous-marin :
Une autre solution envisageable serait le pompage de sable sous-marin. Cette
technique étant
déjà utilisée au lieu du dragage pour aspirer le sable accumulé en certains
points de l’archipel,
on pourrait simplement récupérer ce sable après vérification de sa
granulométrie et de son
degré de contamination éventuelle (voir paragraphe précédent). L’alternative à
cette
« réutilisation » serait de pomper le sable sous la mer, à proximité
des côtes : cette dernière
solution présente cependant des risques relativement importants, les bancs
prélittoraux jouant
un rôle atténuateur sur les grosses vagues de tempêtes. Pour être inoffensif,
ces prélèvements
doivent donc obéir à des contraintes de profondeur et de distance par rapport
aux côtes, qui
dépendent des caractéristiques de houles les plus fortes. Étant donné les
risques potentiels de
cette technique (mentionnés ci-haut et pour les communautés benthiques) et
l’existence des
deux alternatives mentionnées plus haut, l’option pompage sous-marin ne sera
pas retenue
pour l’étude.
Inventaire des carrières et sablières existantes et des sites potentiels d’exploitation de sable
Comme les études de faisabilité d’utilisation d’autres techniques pour
l’exploitation de sable
telles le captage de sable, l’utilisation du sable de dragage et le pompage
sous-marin peuvent
entraîner des délais importants avant d’être concluantes et que le besoin en
sable est assez
pressant dans le milieu, l’évaluation générale des sites ayant un potentiel
d’exploitation peut
également s’avérer une solution valable. Ainsi, une cartographie des sites,
l’analyse générale
des impacts d’une exploitation de sable et les pistes de solution pour palier
ces impacts
permettraient de compléter le tout.
|
Avantages |
L’avantage principal de ce projet est la possibilité de conserver les dunes
des Îles-de-la-
Madeleine dans leur état naturel, tout en permettant l’exploitation du sable
nécessaire au
développement de l’archipel.
|
Faisabilité |
Captage de sable :
L’efficacité des « trappes à sable » a déjà été démontrée en
plusieurs endroits des Îles, dans le
cadre de la restauration de dunes, et le suivi de ces zones de captage a
également permis de
mettre en évidence des sites potentiellement propices à l’exploitation en
termes de volumes de
sable et de vitesse d’ensablement. La MRC locale et Attention FragÎles ont
d’ailleurs développé
une certaine expertise dans le domaine.
Sable de dragage :
Là encore, plusieurs secteurs de l’archipel subissent plus ou moins
régulièrement des opérations
de dragage, dont deux paraissent particulièrement indiqués pour une
exploitation du sable ainsi
récolté.
De plus, Barbara Karakiewick, spécialiste dans les domaines de l’érosion et
de la sédimentation
du littoral de l’Institut des Sciences de la Mer (ISMER) de l’Université du
Québec à Rimouski,
s’est déjà montrée intéressée à travailler en collaboration avec les organismes
des Îles-de-la-
Madeleine dans le cadre du présent projet.
Inventaire des carrières et sablières existantes et des sites potentiels d’exploitation de sable :
En 1999, lors d’une demande d’utilisation d’un site provisoire
d’exploitation de sable par
l’ancienne municipalité de l’Île du Havre-Aubert afin de pourvoir à un besoin
urgent en sable,
une analyse des sites potentiels a été effectuée pour quelques sites sur cette
Île ainsi que les
impacts d’une exploitation. L’expertise acquise à ce moment peut donc être mise
à profit dans
le cadre de la mise en œuvre de cette fiche.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
Travaux
publics Canada, le MPO, le MENV, le MTQ, , l’ISMER et Bernard Long de
l’Institut National
de Recherches Scientifiques (INRS) à Québec, Attention FragÎles, MRN, SCF.
Autres organismes locaux peuvent être appelés à participer comme partenaire
ou comme expert
dans le domaine.
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Coûts |
Main-d’œuvre (bénévole, rémunérée et professionnelle) 106 274.00 $
Matériel (pour les capteurs à sable) et équipement (bateau) 8 700.00 $
Autres frais (déplacement et frais de gestion) 11 400.00 $
Total du projet 126
374.00 $
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Échéancier |
Prévision : 2002 - 2005
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Indicateurs |
Nombre de solutions validées
(faisabilité technique te financière) pour résoudre le problème
d’approvisionnement en sable dans l’archipel.
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Références |
BERNATCHEZ, P. 2000. Évolution de la
technique de restauration de plages du système d’épis Maltais-
Savard (SEMS) et analyse des composantes contrôlant la morphosédimentologie des
plages. Rapport rédigé
et remis au Comité ZIP de la rive nord de l’estuaire, Baie-Comeau, Québec. 33
pages.
BOCZAR-KARAKIEWICZ, B. et W. ROMANCZYK.
2000. Modèle conceptuel de fonctionnement d’un ouvrage
de protection du littoral : système d’épis Maltais-Savard (SEMS). Rapport
rédigé et remis au Comité ZIP de
la rive nord de l’estuaire, Baie-Comeau, Québec. 35 pages.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78
pages.
MORIN, I. 2000. Géomorphologie et
évolution du système dunaire des Îles-de-la-Madeleine, Québec.
Mémoire de maîtrise. Université Laval.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger.
Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris. 250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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Identification |
Thématique : Protection et conservation des habitats / Territoires protégés
Priorité visée :
Instaurer un système efficace d’application des règlements en place avec le
personnel nécessaire.
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Nom du projet |
Respect de la réglementation dans les territoires protégés
|
Localisation |

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Problématique |
Les Îles-de-la-Madeleine constituent un territoire extrêmement particulier
et ce, à plusieurs
niveaux. Situé au cœur du Golfe du Saint-Laurent, à 225 km de la Gaspésie,
145 km de Terre-
Neuve et 80 km de l’Île-du-Prince-Édouard, l’archipel est en grande partie
constitué de cordons
dunaires, de milieux humides et de plans d’eau intérieurs. C’est donc un
ensemble complexe
d’écosystèmes fragiles, intimement reliés entre eux et avec le milieu humain.
Or, dans ce contexte d’isolement relatif par rapport au continent et à ses
ressources, l’économie
des Îles et le mode de vie de ses habitants reposent en grande partie sur les
ressources de l’archipel.
Depuis toujours, les madelinots se sentent très proches de leur milieu et le
parcourent sans restriction
tant les clôtures y sont rares. Avec les progrès de la technologie, ces
déplacements se font de plus en
plus à l’aide de véhicules motorisés, les plus prisés étant ceux qui permettent
de se déplacer dans
tous les types de milieu : VTT, motoneiges et autres véhicules hors-route
sillonnent aujourd’hui le
territoire, y compris les milieux dunaires et humides. De plus, le
développement de l’industrie
touristique est en pleine croissance dans la région, ce qui constitue une
pression supplémentaire pour
le milieu déjà fragile des Îles-de-la-Madeleine.
De nombreuses activités mettent ainsi en péril l’environnement naturel de
l’archipel, ce qui est
d’autant plus dangereux du fait de l’exploitation importante dont font l’objet
la plupart des
ressources naturelles locales. Parmi les principales activités potentiellement
dommageables, on
trouve : le remblayage de milieux humides, l’exploitation du sable, la
chasse (pratiquée
essentiellement dans les milieux humides), la pêche à l’éperlan et à l’anguille
(souvent pratiquée
en dehors des périodes autorisées) et l’exploitation de la canneberge. Ce sont,
bien entendu, les
milieux les plus fragiles qui se ressentent le plus de ces pressions humaines.
Or, ces milieux très
sensibles sont également essentiels au maintien de l’équilibre des écosystèmes
naturels et, par
voie de conséquence, à l’intégrité du mode de vie et de l’économie des Îles.
L’exemple le plus
frappant est celui des milieux dunaires et des milieux humides associés. En
effet, ces milieux, en
plus d’abriter une diversité importante d’espèces animales et végétales, dont
certaines sont en
péril, jouent un rôle important vis-à-vis des environnements naturel et humain.
Ainsi, la dune
bordière constitue le premier et parfois le seul rempart contre les assauts de
la mer et des vents :
elle protège ainsi les milieux intérieurs et les routes des phénomènes
d’inondation et
d’ensablement. De même, les milieux humides, dont l’importance n’est plus à
prouver,
constituent également une protection efficace contre les inondations,
contribuent à l’épuration
des eaux avant qu’elles ne se rendent à la nappe phréatique, et sont aussi
essentiels à différentes
activités humaines, comme la cueillette des canneberges par exemple.
Dans ces conditions, il est nécessaire de pouvoir gérer efficacement les
différentes activités
humaines qui menacent l’intégrité de l’environnement naturel des
Îles-de-la-Madeleine. Or,
plusieurs circonstances, particulières à cette région, viennent compliquer
cette problématique. À la
base, se trouve la question des terres publiques. En effet, ces terres sont
propriétés du Ministère
des Ressources Naturelles du Québec (MRN), qui ne dispose malheureusement
d’aucun
représentant, permanent ou temporaire, aux Îles-de-la-Madeleine. La
municipalité des Îles, qui est
appelée à régler des problèmes de plus en plus complexes (déchets, eaux usées,
exploitation de la
canneberge, etc.), ne dispose donc que de moyens limités pour assurer une
gestion efficace des
terres publiques de l’archipel. Ce manque de présence se retrouve, bien que
dans une moindre
mesure, en ce qui concerne le Ministère de l’Environnement du Québec (MENV) et
la Société
de la faune et des Parcs du Québec (FAPAQ). En effet, le représentant du MENV
n’est aux
Îles que durant 8 mois et la présence de la FAPAQ est plutôt saisonnière. Or,
plusieurs activités
humaines potentiellement dommageables nécessitent l’intervention de ces
Ministères en dehors
de leurs périodes de présence actuelles. De plus, étant donné la vitesse de
circulation des
informations en milieu insulaire, leur visites « surprises » ne
surprennent souvent que les touristes !
Ainsi, malgré le fait que les problématiques reliées aux activités humaines
sont, pour la plupart,
bien identifiées, et que des règlements susceptibles de permettre leur gestion
existent, l’absence,
ou le manque de permanence, des autorités responsables dans le domaine de
l’environnement
rend difficile l’application de cette réglementation.
|
Solution envisagée |
Étant donné la complexité croissante des problématiques environnementales et
l’importance des
enjeux qui y sont associés, il appartient aux ministères de combler cette
lacune concernant leur
présence et l’accomplissement de leurs mandats. Il convient donc de faire
pression sur les
responsables de ces différents ministères afin que des mesures soient prises en
ce sens.
Dans le cas du MRN, il est peu probable d’obtenir un représentant, permanent
ou non, sur
l’archipel. En effet, ce ministère montre une certaine réticence à s’impliquer
vis-à-vis des
problématiques locales concernant les terres publiques (voir fiches 1.1.2
– La cueillette des
canneberges sauvages aux Îles-de-la-madeleine
et 1.1.3 – Gestion de la circulation VTT
aux Îles-de-la-Madeleine). Dans ces
conditions, il est indispensable qu’il transfère cette gestion
des terres publiques à la MRC locale et qu’il donne les moyens d’accomplir
efficacement cette
tâche.
En ce qui concerne le MENV et la FAPAQ, étant donné que la plupart des
problématiques
reliées à l’environnement tombent sous leur responsabilité ou demandent leur
collaboration, il
est absolument nécessaire que leur présence aux Îles soit assurée à l’année.
|
Avantages |
La délégation des pouvoirs du MRN vers la municipalité des Îles, concernant
les terres publiques,
est une condition sine qua non à leur
gestion efficace. En effet, l’isolement relatif des Îles-de-la-
Madeleine et les conditions particulières qui caractérisent cette région
génèrent des problématiques
spécifiques, qui ne peuvent être totalement appréhendées depuis le continent.
La municipalité
dispose, en plus d’une présence continuelle, d’une longue expérience
d’implication dans les
problématiques du milieu et serait, pour peu qu’on lui en donne les moyens, en
mesure d’y
apporter des solutions éclairées.
Pour les mêmes raisons, la présence permanente de représentants du MENV et
de la FAPAQ
contribuerait sans aucun doute à une meilleure gestion des espaces naturels et
des activités
humaines qui peuvent interférer avec ceux-ci. C’est à ce prix seulement que la
mise en
application efficace des règlements protégeant l’intégrité des écosystèmes
particulièrement fragiles
de l’archipel pourra être envisagée.
|
Faisabilité |
Étant donné l’évidence des problèmes soulevés et des responsabilités en jeu,
il semble possible,
ou du moins souhaitable, d’obtenir une réponse favorable des ministères
concernés.
Une lettre, adressée en 1999 au ministre de l’Environnement du Québec, M.
Paul Bégin, a ainsi
permis de voir la période de présence de la représentante du MENV aux Îles
étendue de 6 à 8
mois. Bien que cette concession ne soit pas jugée suffisante et que d’autres
demandes écrites
soient prévues, elle constitue un précédant encourageant dans ce dossier.
Des démarches du même type doivent être utilisées pour le MRN et la FAPAQ,
qui devraient
permettre d’obtenir satisfaction.
Les chances de succès sont d’autant plus grande que le milieu est fortement
impliqué, comme
en témoigne le fait que ces actions, concernant le MENV et le MRN, figurent au
Plan d’action
quinquennal de la Commission sectorielle « Environnement –
Îles » du Conseil régional de
conservation et de développement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine
(CRCD).
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
Commission sectorielle « Environnement – Îles » du
CRCD (le Comité ZIP est membre de cette commission), FAPAQ, MRN, MENV.
|
Coûts |
La démarche proposée pour résoudre cette problématique ne devrait pas
entraîner de dépenses
en elle-même. Par contre, l’augmentation de la période de présence des
représentants génèrera
des coûts qui seront assumés par les ministères concernés.
|
Échéancier |
Prévision : 2002 - 2005
|
Indicateurs |
Nombre de mois de présence supplémentaires pour chacun des ministères.
|
Références |
BASTIEN, I. 2000. La problématique de la
cueillette de la canneberge sauvage aux Îles-de-la-Madeleine.
Document présenté à la MRC des Îles-de-la-Madeleine. 90 pages + 7 annexes.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78
pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématique : Protection et conservation des habitats / Territoires protégés
Priorités visées : Identification des zones les plus fragiles du littoral.
|
Nom du projet |
Inventaire des zones côtières fragiles de l’Archipel.
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine, situé en plein golfe Saint-Laurent, est
constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux. Sept d’entre eux sont habités dont six sont reliés
par d’étroites dunes
de sable, lesquelles ont permis la formation de lagunes. Les Îles possèdent une
superficie terrestre
de 202 km2, dont le tiers est formé de sable et 35% de côtes
sont constitués de milieux humides
(en bordure des plans d’eau intérieurs). Environ 13 500 personnes vivent
sur ce territoire.
Les Îles abritent cinq plans d’eau intérieurs majeurs : le Bassin aux
Huîtres, la baie du Havre-aux-
Basques, la Baie du Bassin et deux lagunes, celles de Grande-Entrée et du Havre-aux-Maisons.
Ces lagunes et baies, couvrant une superficie d’environ 122 km2,
sont reliées à la mer par des
passes ou des goulets qui, sous l’effet des courants de marées et des vents,
permettent des
échanges plus ou moins importants avec le milieu marin. De plus, comme elles
sont délimitées
par des cordons de sable, leur évolution et leur stabilité sont intimement
liées à celles des dunes
et des plages. Les lagunes et baies intérieures constituent donc des milieux
aquatiques particuliers,
influencés par les courants marins, les marées et les glaces. Leur salinité et
leur température varient
en fonction des conditions climatiques comme le vent, la pluie et la
température de l’air.
Ces milieux sont généralement considérés comme très productifs, abritant une
diversité de
mollusques, de crustacés, de poissons, de plantes, etc., et constituent un
environnement favorable
à la croissance de plusieurs espèces dont le homard. Ils procurent ainsi de
nombreuses
ressources à la population. De plus, du fait des variations dans la profondeur
de l’eau et de la
présence de zones d’accumulation de matière organique (vasières, herbiers
aquatiques, etc.) où
les proies sont abondantes, la faune ailée y est bien représentée.
De façon naturelle, l’évolution des plans d’eau intérieurs est étroitement
liée à celle des dunes qui
les bordent et aux conditions environnementales locales. Les goulets, par
exemple, qui assurent le
renouvellement des eaux, s’ouvrent, se ferment ou se déplacent au cours des
années, et ce, sans
l’intervention de l’homme. Cependant, la construction d’infrastructures
routières et portuaires dans
les années 1950 a provoqué des changements majeurs sur la dynamique des plans
d’eau. Depuis,
les activités anthropiques et leurs impacts sur le milieu n’ont fait que se
multiplier, d’autant qu’à
cause des bonnes conditions de température et d’abondance de nourriture qui
caractérisent ces
milieux, presque tous les plans d’eau abritent des milieux d’élevage pour la
mye commune, la moule
bleue, le pétoncle, l’huître ou l’oursin. L’aquaculture et la cueillette
artisanale de mollusques, mais
aussi la cueillette de petits fruits sauvages (canneberges, bleuets, fraises,…),
la navigation de
plaisance et autres sports nautiques, la pêche, la circulation motorisée, la
chasse à la sauvagine et
l’ornithologie sont toutes des activités pratiquées dans ou aux abords des
plans d’eau.
Les usagers des plans d’eau sont donc nombreux et, selon leurs besoins,
utilisent souvent des sites
et des accès différents. Progressivement, les utilisateurs se sont appropriés
des sites qui, sans être
officiellement désignés, sont devenus reconnus pour la pratique d’activités
précises. C’est le cas,
par exemple, du site de planche à voile de la baie du Havre-aux-Basques, et du
«platier» utilisé
pour le cerf-volant à traction sur la Dune-du-Nord. Au fil des ans et en
l’absence de toute
planification, les divers groupes d’utilisateurs ont ainsi créé leur(s)
propre(s) passage(s) pour se
rendre au bord de l’eau : à certains endroits, on peut trouver jusqu’à une
dizaine d’accès sur une
distance d’à peine 1 km. Cette problématique semble être la même pour la
mer où plusieurs
utilisateurs visent l’atteindre à des fins diverses.
Or, les habitats associés aux plans d’eau sont très diversifiés (milieux
humides, dunes, forêts,
falaises, etc.), de même que la faune et la flore qu’ils abritent. Tous ces
écosystèmes sont
intimement reliés entre eux et plusieurs, comme les milieux humides et
dunaires, sont
particulièrement sensibles aux perturbations humaines. Par ailleurs, en plus de
leur importance
écologique, les plans d’eau et les milieux humides et dunaires qui leurs sont
associés assurent
une bonne protection des structures et des activités humaines. Pour toutes ces
raisons, selon
les caractéristiques du milieu dans lequel se trouve un accès donné, les
impacts sur
l’environnement naturel et/ou humain ne seront pas les mêmes. D’une manière
générale, la
prolifération de passages vers l’eau perturbe la végétation en place et
accélère l’érosion des
berges. Ce phénomène est ici d’autant plus important que la majorité des plans
d’eau sont
délimités par des cordons littoraux et que, par voie de conséquence, bon nombre
de ces
accès traversent des milieux dunaires, ce qui a pour effet d’affaiblir la
protection contre les
assauts de la mer et d’accélérer l’ensablement des plans d’eau.
Comme la plupart des milieux insulaires, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
comporte des
milieux particuliers et riches, mais cette même insularité rend ces milieux
fragiles et
vulnérables aux interventions humaines.
Aux Îles-de-la-Madeleine, nous trouvons une diversité intéressante de
milieux humides dont les
marais salés, les marais d’eau douce et saumâtre, les tourbières et les étangs.
Rencontre entre la
terre et l’eau, ces milieux sont des écosystèmes en soi qui jouent un rôle très
important dans le
maintien de l’équilibre écologique de l’archipel.
La détérioration graduelle des milieux humides engendrée par les activités
humaines entraîne de
graves conséquences sur les espèces qui y vivent et menace d’autres milieux
d’un éventuel
déséquilibre écologique. Ces actes pour la plupart, involontaires ont de
conséquences très
importantes souvent irréversibles.
De plus, la dune bordière protège les terres intérieures contre les vents et
les inondations.
Les milieux dunaires sont étroitement associés à d’autres milieux naturels
(lagunes, milieux
humides, etc.), dont la qualité dépend de l’intégrité des dunes. Les
perturbations des milieux
dunaires, à caractère naturel (érosion) ou non, peut entraîner des phénomènes
d’inondation
(contamination par l’eau de mer) ou d’ensablement.
En outre, les falaises qui bordent certains secteurs des noyaux rocheux des
Îles-de-la-Madeleine
se montrent fragiles et subissent une érosion importante à chaque année. Cette
érosion est
d’autant plus remarquée ces dernières années où les eaux du golfe ne présentent
pas suffisamment
de glace pour une période assez longue pour assurer une protection pour les
côtes de l’Archipel
contres les assauts de la mer. Ce phénomène est un problème que la municipalité
des Îles avec
d’autres intervenants doivent gérer, car il peut s’avérer dangereux pour la
population, les visiteurs
et leurs demeures. Ne connaissant pas la totalité de ces secteurs et surtout le
taux de dégradation
annuelle possible de ces milieux, il est difficile de gérer le territoire et de
proposer des pistes de
solutions au problème.
|
Solutions envisagée |
Vu la complexité de la problématique et la fragilité du milieu naturel
madelinot, trois projets
devront être développés afin de répondre à cette priorité, soit :
· Caractérisation et mise en valeur
des accès et sites donnant sur les principaux plans d’eau des
Îles-de-la-Madeleine.
Ce projet sera constitué en deux phases. La première phase comprend l’inventaire et la
caractérisation écologique des principaux accès et sites donnant sur les plans
d’eau des
Îles-de-la-Madeleine (type de milieu, espèces animales et végétales présentes,
sensibilité aux
perturbations, état de dégradation, etc.). En fonction de cette caractérisation
et des activités
pratiquées sur les différents sites, la pertinence de chacun de ces accès
pourra ensuite être évaluée
en accord avec les différents comités de gestion des principaux plans d’eau
intérieurs, qui seront
consultés à cette étape du projet et la population se prononcera pour ce qui
est de la mer. Cette
démarche permettra de rationaliser le nombre d’accès aux plans d’eau et, le cas
échéant, de
proposer des aménagements pour les zones où l’intégrité du milieu et/ou la
survie des espèces
qui y vivent est menacée.
La deuxième phase du présent
projet visera la rationalisation des accès aux milieux
particuliers que constituent les lagunes, les baies intérieures et la mer avec
la collaboration des
utilisateurs. Il permettra ainsi, de promouvoir la mise en valeur des
écosystèmes et de leur
biodiversité. De plus, suite à la caractérisation faite précédemment, nous
pouvons prévoir
certains aménagements nécessaires pour minimiser les dégâts faits à la
végétation tout en
préservant l’accès aux sites et aux accès des principaux plans d’eau intérieurs
des Îles et une
petite campagne d’information sur le sujet.
· Étude biophysique des milieux humides des Îles-de-la-Madeleine.
Comme le manque de connaissances sur les milieux humides semble être une
des
problématiques majeures de leur conservation, nous proposons la mise à jour des
informations disponibles sur ces milieux dans l’archipel (dernière étude datant
de 1994)
et leur cartographie sur support informatique. Cette partie pourrait être
accompagnée
d’une phase de diffusion d’information.
· Cartographie de zones d’érosion le long du littoral – dunes et falaises.
Compte tenu de la complexité du problème, nous proposons une recherche
bibliographique
approfondie sur le sujet, surtout les ouvrages effectués aux
Îles-de-la-Madeleine, suivi d’une
cartographie exhaustive des lieux d’érosion. Les cartes doivent comprendre, si
possible, des
données historiques sur le taux d’érosion. De plus, le tout doit être suivi
d’une campagne
d’information pour la population et les visiteurs.
|
Avantages |
À l’issue de la récolte des données pertinentes, réalisée sur le terrain
et/ou en questionnant
certains utilisateurs et/ou la bibliographie, les informations concernant les
accès et sites ciblés, les
milieux humides et les zones d’érosion seront cartographiées. Les cartes ainsi
obtenues
constitueront le support visuel idéal pour, ensuite, organiser des séances de
consultation et
d’information auprès des utilisateurs des plans d’eau, de la population et de
la municipalité locale.
Cette démarche permettra, d’une part, de tenir ces organismes informés des
résultats obtenus au
cours de la collecte de données et, d’autre part, d’obtenir leur avis sur les
accès à privilégier et
sur les éventuels aménagements proposés.
De plus, nous aurons des documents résumant les caractéristiques écologiques
de chacun des
accès et sites donnant sur les plans d’eau des Îles-de-la-Madeleine, décrivant
les milieux
humides et les zones d’érosion de l’archipel.
|
Faisabilité |
En 2000, dans le cadre du projet Comprendre le passé pour mieux gérer
l’avenir, le Comité
ZIP a tracé un portrait cartographique des ressources et des usages des plans
d’eau intérieurs de
l’archipel. De plus, la présentation des résultats de cette étude et des
principes de gestion intégrée
aux utilisateurs et intervenants concernés a entraîné la formation d’un comité
de gestion pour
chacun des cinq principaux plans d’eau intérieurs. Ces comités ont pour mandat
de favoriser le
développement durable des plans d’eau en harmonisant toutes les activités,
présentes et à venir,
pratiquées dans les zones côtières.
Son objectif principal est de fournir aux nombreux intervenants concernés
(comités de gestion
intégrée, municipalité des Îles, etc.) un outil de gestion efficace qui
éclairera, à l’avenir, les
processus de prise de décision et d’élaboration de plans d’actions. Cette démarche
s’inscrit
dans une optique de développement durable.
De plus, le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine a développé une expertise
concernant la
cartographie, laquelle peut être mise à profit pour les trois solutions
envisagées.
|
Partenaires visés |
Le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
le MPO, le MAPAQ, la municipalité des
Îles-de-la-Madeleine, le Centre local de développement (CLD) des Îles, la
Société d’Aide au
Développement des Collectivités (SADC), Ressources Naturelles Canada, Attention
FragÎles,
etc.
Plusieurs autres intervenants ou usagers peuvent être appelés à participer
dans une ou plusieurs
des actions à entreprendre après l’acquisition des connaissances.
|
Coûts |
· Caractérisation et mise en valeur des accès et sites donnant
sur les principaux
plans d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine.
Première phase :
Main-d’œuvre (incluant le bénévolat) 51 560.00$
Matériel et équipement 31 300.00$
Autres frais 15 600.00$
Total du projet 98 460.00$
* Ce coût n’inclut pas la caractérisation des accès et sites donnant sur la
mer.
Deuxième phase : À déterminer
Étude biophysique des milieux humides des Îles-de-la-Madeleine. À déterminer
Cartographie de zones d’érosion le long du littoral – dunes et falaises. À déterminer
|
Échéancier |
Caractérisation et mise en
valeur des accès et sites donnant sur les principaux plans d’eau
intérieurs des Îles-de-la-Madeleine.
Première phase : 2001 – 2003 (en cours)
Deuxième phase : 2003 - 2005
Étude biophysique des milieux humides des Îles-de-la-Madeleine
suivi d’une campagne d’information sur les zones sensibles. 2003 - 2004
Cartographie de zones d’érosion le long du littoral –
dunes et falaises, incluant la diffusion des résultats à
la population et aux visiteurs. 2004 - 2006
|
Indicateurs |
Nombre de personnes
rencontrées et sensibilisées au développement durable des plans
d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine et à l’importance d’en préserver les
berges.
Nombre d’accès inventoriés.
Nombre d’accès rationalisés.
Nombre de milieux humides cartographiés
Nombre de zones d’érosion cartographiées.
|
Références |
Cela dépendra du projet entrepris.
|
Identification |
Thématique :
Protection et restauration des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Mettre
en valeur les cours d’eau à potentiel de frai pour l’éperlan en
s’attardant, entre autres, aux problèmes des eaux usées, de façon à favoriser
l’éperlan tout en diminuant le rejet des polluants qui mettent en péril certaines
ressources aquicoles et marines.
|
Nom du projet |
Mise en valeur des cours d’eau à habitats de frai pour l’Éperlan arc-en-ciel
(Osmerus mordax)
aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |
|
Problématique |
Plusieurs témoignages font part de l’utilisation massive d’un grand nombre
de cours d’eau sur
l’archipel pour le frai de l’éperlan et ce, jusque dans les années 70
(pêcheurs, comm. pers.). Afin
d’aider à localiser les cours d’eau actuellement utilisés, Bourque et Richard
(1993), Richard (1995)
et Verreault (1997) ont évalué le potentiel d’une centaine de cours d’eau sur
le territoire. Des
études menées par l’Aquarium des Îles (1997) et Terramar Environnement (1998)
laissent penser
qu’en dépit des nombreux cours d’eau historiquement favorables à cette espèce,
à peine 13
ruisseaux sont aujourd’hui utilisés par l’éperlan pour la reproduction ou
présentent un bon potentiel
d’utilisation.
Le plan d’action, dressé en 1999 par l’Aquarium des Îles, fait ressortir les
éléments
problématiques de nos cours d’eau, et c’est sur cette base que nous avons ciblé
les diverses
actions à mener à court et moyen terme afin de mettre en valeur nos cours d’eau
et de
favoriser la reproduction de l’éperlan arc-en-ciel.
Mentionnons que le problème des eaux usées, qui s’avère également un point
important
à surveiller pour l’espèce en question, est traité dans la fiche technique 4.2
– Inventaire
des systèmes de traitement des eaux usées des résidences isolées. Ceci
n’empêche pas que
certaines analyses d’eau soient prévues dans le cadre de ce projet, de même
qu’une
sensibilisation des utilisateurs et de la population à cette problématique.
|
Solution envisagée |
Première phase :
Pour les 13 cours d’eau ciblés préférentiellement, il s’agira de s’assurer
de l’accessibilité des sites
de frai pour l’éperlan. Là où des interventions mineures (ajustement de seuil,
dégagement léger)
s’avèrent nécessaires, les travaux devront être exécutés immédiatement après la
débâcle de façon
à ne pas nuire à la montaison de l’éperlan.
De plus, un suivi doit être assuré concernant la reproduction et la mise en
valeur des cours d’eau.
La sensibilisation des propriétaires riverains, des pêcheurs et de la
population à l’importance des
cours d’eau et de leur protection complétera cette phase.
Deuxième phase :
L’étape suivante sera de résoudre la problématique de la qualité de l’eau au
niveau de certains
cours d’eau, en effectuant par exemple certains travaux de restauration des
berges.
|
Avantages |
Ces actions permettront : de comprendre la dynamique entourant la
reproduction du stock
d’éperlan arc-en-ciel fréquentant les côtes des Îles-de-la-Madeleine; de
favoriser, par des travaux
de mise en valeur, un apport maximum des cours d’eau de l’archipel pour la
population d’éperlan
arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine; de sensibiliser la population des
Îles-de-la-Madeleine à
l’importance de conserver et de protéger ces milieux; et d’impliquer les
exploitants des ressources
marines et les propriétaires de terrains environnants dans la mise en place de
solutions durables de
conservation.
|
Faisabilité |
L’implication des intervenants, des propriétaires des terrains environnants
et des pêcheurs est
essentielle pour la réussite de ce projet.
|
Partenaires visés |
L’Aquarium des Îles-de-la-Madeleine,
la Fondation de la Faune du Québec, le MENV, la
FAPAQ, le Comité des Pêcheurs d’éperlans des Îles-de-la-Madeleine, le Comité
ZIP des Îles
(appui scientifique), MAPAQ, etc.
Les municipalités et autres organismes locaux peuvent être appelés à
participer comme
partenaires dans ce projet.
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Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (bénévole, rémunérée et professionnelle) 18 596.00 $
Matériel et équipement 2 800.00 $
Autres frais 3 450.00 $
Total du projet
24 846.00 $
Deuxième phase : À déterminer
|
Échéancier |
Première phase : 2000 (réalisée)
Deuxième phase : 2001 – 2004 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de ruisseaux aménagés.
Nombre des personnes
sensibilisées à la problématique de contamination des cours d’eau
de l’archipel.
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Références |
AQUARIUM DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE /
BOURQUE F. et S. PEREIRA. 1997. Caractérisation du stock
reproducteur d’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine et mise en valeur
d’un cours d’eau à habitats
de fraie. Rapport remis à Saint-Laurent Vision 2000 et à la Fondation de la
Faune du Québec. ix + 86 p.
AQUARIUM DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE. 1999.
Mise en valeur des ruisseaux à habitats de frai pour
l’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine – Plan d’action. Rapport
produit pour le ministère de
l’Environnement et de la Faune du Québec. Iv + 25 p.
BOURQUE, F. et Y. RICHARD. 1993.
Inventaire des sites de reproduction potentiels de l’Éperlan arc-en-
ciel (Osmerus mordax) sur l’île de Havre-Aubert. Rapport présenté au ministère
du Loisir, de la Chasse et
de la Pêche du Québec. 15 p.
BRASSARD, C et G. VERREAULT. 1995. Indice
de qualité de l’habitat de reproduction de l’éperlan arc-
en-ciel (Osmerus mordax) anadrome de l’estuaire sud du Saint-Laurent. Ministère
de l’Environnement
et de la faune. Service de l’aménagement et de l’exploitation de la faune.
Direction régionale du Bas
Saint-Laurent. 33 p.
PAQUET, GILLES. 1985. Guide d’amélioration
et de restauration de l’habitat du poisson dans les petits
cours d’eau. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, service des
études écologiques. vii + 72 p.
RICHARD, ALAIN. 1995. Inventaire des sites
de reproduction potentiels de l’Éperlan arc-en-ciel (Osmerus
mordax) aux Îles-de-la-Madeleine à l’exception de l’île de Havre-Aubert, de
l’île Brion et de l’île d’Entrée.
Rapport présenté au ministère de l’Environnement et de la Faune, Service de
l’aménagement et de
l’exploitation de la faune, Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine. 56 p.
TERRAMAR ENVIRONNEMENT ENR. 1998.
Identification des cours d’eau des Îles-de-la-Madeleine
utilisés par l’Éperlan arc-en-ciel durant la période de frai au printemps
1998. rapport présenté à
l’Aquarium des Îles-de-la-Madeleine et au ministère de l’Environnement et de la
Faune du Québec.
Iv + 29 p.
VERREAULT, GUY. 1997. Inventaire des
frayères potentielles pour l’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-
la-Madeleine. Notes de service. Ministère de l’Environnement et de la Faune,
région du Bas Saint-
Laurent.
![]()
|
Identification |
Thématique :
Protection et restauration des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Restaurer les complexes lagunaires
|
Nom du projet |
Restauration des plans d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est un milieu extrêmement particulier,
où les milieux terrestres
et aquatiques sont intimement liés. Ainsi, les cinq principaux plans d’eau
intérieurs, à savoir le
Bassin aux Huîtres, la Baie du Havre-aux-Basques, la Baie du Bassin et les
lagunes de Grande-
Entrée et du Havre-aux-Maisons, totalisent à eux seuls plus de 122 km2
de superficie. Ces lagunes
ou baies intérieures constituent des milieux aquatiques particuliers, en
contact avec le milieu marin
par l’intermédiaire d’un ou plusieurs goulets, et donc influencés par les
courants et les marées. Ces
milieux sont habituellement reconnus pour leur productivité importante et pour
la grande diversité
animale et végétale qu’ils abritent. Cette productivité prend d’autant plus
d’importance que
plusieurs espèces constituent des ressources halieutiques traditionnellement
exploitées aux Îles.
Ces milieux sont aussi fréquentés par plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux
au cours de l’année,
parmi lesquelles plusieurs sont en péril. Par ailleurs, comme ils sont
délimités par des cordons de
sable, leur stabilité, ou leur évolution, sont intimement liées à celle des
dunes et des plages qui les
bordent.
Or, au cours des années 1950, ces plans d’eau intérieurs ont subi de
profondes modifications
dans leur dynamique, du fait de la construction de nombreuses infrastructures
routières et
portuaires. L’exemple le plus frappant est celui de l’ancienne lagune du
Havre-aux-Basques
dont les deux principales passes, qui assuraient jusqu’alors la connexion avec
le milieu marin,
ont été fermées suite au parachèvement de la route 199 : ce plan d’eau a
alors progressivement
perdu ses caractéristiques lagunaires, les échanges avec la mer ne se faisant
plus que par un goulet
intermittent. De plus, ces baies et lagunes sont fortement sollicitées par des
activités d’élevage
(mariculture) et par la récolte, commerciale ou à des fins personnelles, des
ressources halieutiques.
Plus récemment, le développement de l’industrie touristique aux Îles a entraîné
l’apparition de
nombreuses autres utilisations de ces plans d’eau et de leurs abords,
spécialement dans le cas des
lagunes : navigation de plaisance, plongée et circulation en
véhicules hors-route en sont les principaux
exemples. Toutes ces problématiques, compliquées par une mauvaise
communication entre
gestionnaires et utilisateurs, et par un manque de sensibilisation aux
questions d’environnement,
entraînent de fréquents conflits d’utilisation et causent une dégradation
progressive des plans d’eau.
On trouve ainsi, sur les berges et le fond des lagunes et des baies, de
nombreux déchets de tailles
et d’origines diverses, qui font de plus en plus souvent obstacle aux
activités humaines.
Une bonne gestion des plans d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine passe
donc nécessairement
par leur restauration progressive, et donc par un nettoyage des berges et des
fonds. À plus long
terme, ces actions contribueront à préserver les activités humaines
traditionnellement pratiquées,
tout en minimisant leur impact sur ces milieux aquatiques et sur les milieux
associés.
|
Solutions envisagées |
Dans un premier temps, il était nécessaire de dégager un portrait des cinq
principaux plans d’eau
intérieurs, en terme d’utilisation, de ressources et de problématiques
spécifiques. Ceci a fait l’objet
d’un premier projet : Comprendre le passé pour mieux gérer l’avenir, réalisé au cours de
l’année 2000, qui a permis de cartographier les spécificités de chaque plan
d’eau et de mettre en
place, pour chacun d’entre eux, un comité de gestion. Parmi les actions qui
sont ressorties comme
extrêmement importantes au cours de cette étape, on retrouve le nettoyage des
berges de la lagune
de la Grande-Entrée et le nettoyage du fond des deux lagunes de l’archipel.
Le présent projet s’inscrit donc dans la continuité du précédent et
s’intéresse plus spécifiquement
au nettoyage des deux lagunes de l’archipel. Il sera séparé en trois phases
distinctes : le nettoyage
des berges de la lagune de la Grande-Entrée, la localisation des principaux
déchets sous-marins et
le nettoyage du fond des lagunes de la Grande-Entrée et du Havre-aux-Maisons.
Première phase :
Les travaux d’inventaire réalisés au cours du projet Comprendre le passé
pour mieux gérer
l’avenir avaient permis d’identifier deux
secteurs de la lagune de la Grande-Entrée où
d’importantes quantités de déchets souillent les berges. Dans ces deux
secteurs, des activités de
nettoyage permettront d’enlever ces déchets, essentiellement constitués de
dépôts de matériaux
secs.
Suite à ces travaux, une exposition de photos et de textes explicatifs sera
réalisée, puis présentée
dans les municipalités concernées, les écoles primaires et lors des festivals
estivaux. Cette
démarche de sensibilisation à la problématique des déchets en milieu naturel et
à l’importance
des milieux lagunaires sera par ailleurs complétée par la diffusion, via les
médias locaux, des
informations concernant les différentes étapes du projet.
Deuxième phase :
En ce qui concerne les déchets sous-marins, il est tout d’abord important de
consulter les
utilisateurs des lagunes, afin d’obtenir des informations préliminaires sur
l’emplacement des
principaux déchets : on a ainsi pu localiser 21 grosses cages
(trois mètres de haut) ayant
servi à l’élevage du homard et aujourd’hui abandonnées au fond de la lagune de
Havre-aux-
Maisons, ainsi que plusieurs déchets provenant d’élevages de moules dans la
lagune de
Grande-Entrée. Une fois ces renseignements complétés par des prises de vues
aériennes, les
localisations devront être confirmées par GPS et cartographiés à l’aide du
logiciel Arc-View.
De plus, un nettoyage expérimental est prévu pour une des grandes cages,
afin de pouvoir
planifier plus efficacement le nettoyage global et de déterminer les techniques
qui seront
employées.
Troisième phase :
Enfin, la phase finale du projet consistera en un nettoyage global des fonds
des deux lagunes
dans la mesure où cela est envisageable. Au cours de l’année 2000, le Comité
ZIP s’est
associé au Comité de suivi de la pêche et de l’aquaculture, au MPO et au MAPAQ
lors du
nettoyage d’une petite portion de la lagune de Grande-Entrée. Une fois les
déchets localisés
et les techniques de nettoyage précisées, le nettoyage des déchets restant ne
devrait pas
poser de problème particulier.
D’autre part, suite à une demande du Comité de gestion de la Baie du Bassin,
le fond de ce
plan d’eau pourrait également faire objet d’un nettoyage.
Enfin, mentionnons que, vu la taille importante de certains déchets présents
dans les plans
d’eau, une certaine remise en suspension des sédiments est attendue. Des
mesures
d’atténuation devront donc être prévues afin de minimiser cet impact.
|
Avantages |
La qualité des plans d’eau étant intimement reliée à celle de leurs berges,
le nettoyage de ces
dernières dans les deux secteurs présentant les plus importantes quantités de
déchets contribuera
au maintien de l’intégrité du milieu lagunaire. De plus, les activités de
sensibilisation (communications
via les médias locaux et exposition) permettront d’ouvrir les yeux du public
sur la problématique
des déchets en milieu naturel et sur l’importance de préserver les berges des
plans d’eau, dans une
optique de développement durable des ressources disponibles et des activités
pratiquées.
La localisation des principaux déchets qui gisent au fond des lagunes, ainsi
que l’expérience
pratique acquise lors du nettoyage expérimental et de l’enlèvement d’une partie
des débris de la
lagune de Grande-Entrée, devraient permettre une meilleure gestion et une plus
grande efficacité
lors du nettoyage complet des deux lagunes. Cette phase de repérage et de mise
au point est
également importante en terme d’impact sur le milieu naturel : la remise
en suspension des
sédiments aura en effet d’autant moins d’impact que l’enlèvement des déchets se
fera rapidement.
À moyen et à long terme, le nettoyage des lagunes participera à
l’amélioration de la qualité des
milieux naturels de l’archipel. Les retombées positives concerneront également
les activités
humaines puisque plusieurs d’entre-elles sont perturbées par la présence de
débris.
|
Faisabilité |
Le portrait des principaux plans d’eau intérieurs qui s’était dégagé lors du
projet Comprendre le
passé pour mieux gérer l’avenir, présentait
clairement le nettoyage des berges et du fond des
lagunes comme une priorité d’action. Le présent projet répond donc à une
attente réelle du milieu,
comme en fait foi l’implication des gestionnaires et utilisateurs des lagunes.
Le projet Comprendre le passé pour mieux gérer l’avenir avait d’ailleurs déjà permis
d’identifier les secteurs où les berges présentaient les plus grandes quantités
de déchets et qui
feront donc l’objet des travaux de nettoyage de la première phase du présent
projet.
Toujours dans le but de répondre le mieux possible aux attentes de la
population, les techniques
qui seront employées pour la localisation des principaux déchets sous-marins
utilisent, dans un
premier temps, les informations disponibles parmi les utilisateurs de ces
milieux, qui seront
complétées et validées par la suite. Pour ce qui est du nettoyage proprement
dit, l’expérience
réalisée en 2000 dans la lagune de Grande-Entrée semble concluante et les
techniques seront
par ailleurs perfectionnées au cours du nettoyage expérimental d’un des déchets
les plus
importants.
De plus, depuis 1994, plusieurs organismes des Îles-de-la-Madeleine, comme
Attention
FragÎles, l’Aquarium des Îles et le Centre Nautique de l’Istorlet ont participé
à plusieurs
campagnes de nettoyage des milieux naturels ce qui a permis au milieu
d’acquérir une certaine
expertise dans ce type de projet.
|
Partenaires visés |
Comité ZIP des Îles-des-Îles-de-la-Madeleine, MPO : Institut Maurice-Lamontagne
(expertise dans le domaine) et direction régionale des Îles-de-la-Madeleine
(prêt d’équipement),
CLSC régional, usagers des plans d’eau.
|
Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (bénévole, rémunérée
et professionnelle) 13 275.00 $
Matériel et équipement (bateau) 6 400,00 $
Autres frais 4 490,00 $
Total du projet
24 165.00 $
Deuxième phase :
Main-d’œuvre (bénévole,
rémunérée et professionnelle) 57 261,50 $
Matériel et équipement (bateau et ultra léger) 10 675,00 $
Autres frais 4 000,00 $
Total du projet
71 936.50 $
Troisième phase :
Les coûts associés au nettoyage des fonds proprement dit restent à déterminer.
|
Échéancier |
Première phase : 2001 (réalisée)
Deuxième phase : 2002
Troisième phase : 2003 - 2005
|
Indicateurs |
Quantités de déchets retirés des berges et du fond des lagunes.
Nombre de personnes touchées par les différentes activités de sensibilisation.
Nombre de plainte des utilisateurs vis-à-vis de la présence de déchets.
|
Références |
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématique :
Protection et conservation des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Restaurer les complexes dunaires.
|
Nom du projet |
Restauration des dunes aux Îles-de-la-Madeleine
|
Localisation |

|
Problématique |
Le territoire des Îles-de-la-Madeleine est un milieu extrêmement
particulier, où les dunes couvrent
presque 30 % des terres émergées (62 km2) et constituent
un élément majeur du paysage. Ce
milieu se retrouve essentiellement au niveau des cordons littoraux qui relient
entre-elles sept des
principales îles de l’archipel : les dunes ont souvent plusieurs mètres de
haut et sont généralement
positionnées sur deux ou trois rangs parallèles à la ligne de plage. Ces
milieux, outre leur
importance en termes de superficie, jouent de nombreux rôles au sein de
l’archipel, avec des
répercussions sur le milieu naturel, bien sûr, mais aussi sur les activités
humaines. L’exemple le plus
probant est celui de la dune bordière, qui constitue le premier et parfois le
seul rempart contre les
assauts de la mer et des vents : elle protège ainsi les milieux intérieurs
et les routes des phénomènes
d’inondation et d’ensablement. Le milieu dunaire est, de plus, intimement lié à
certains milieux
humides dont l’importance n’est plus à prouver : ils constituent, entre
autres, une protection
efficace contre les inondations, contribuent à l’épuration des eaux avant
qu’elles ne se rendent à
la nappe phréatique, et sont aussi essentiels à différentes activités humaines,
comme la cueillette
des canneberges par exemple. Enfin, les dunes servent d’habitat à de nombreuses
espèces
animales et végétales, dont certaines sont rares et/ou menacées.
Le principe de formation des dunes est relativement simple : le sable,
emporté par le vent,
s’accumule en certains points, notamment en haut de plage ou sur certains
obstacles. Sur ces
dunes dites « mobiles », seule une végétation herbacée se développera
dans un premier temps.
L’espèce la plus fréquente à ce niveau est l’ammophile à ligule courte ou
« foin de dune » : ses
tiges souterraines très nombreuses vont peu à peu constituer le squelette de la
dune mobile,
indispensable à la cohésion du sable. Après le foin de dune, ce sont en général
des espèces
arbustives, puis des conifères qui vont s’installer sur les dunes mobiles les
plus anciennes et
les transformer petit à petit en dunes « fixées », toujours par
l’intermédiaire des racines et des
tiges souterraines. Ces étapes successives sont également caractérisées par une
augmentation
de la diversité des espèces. La succession végétale a donc un rôle
particulièrement important
dans ce milieu, chacune de ces étapes participant à une fixation progressive de
ces structures
de sable à l’origine mobiles. Cependant, ce processus de stabilisation par les
végétaux est
relativement lent, et peut être rapidement et profondément bouleversé : si
des dégâts
importants sont causés à la végétation, qu’elle soit herbacée, arbustive ou
même
arborescente, les vents violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de
rendre les dunes à
leur mobilité originelle ! Les risques de déstabilisation de cet écosystème
sont donc toujours
présents, et d’autant plus importants du fait de sa complexité et de la
diversité importante des
habitats qui le composent et des espèces qu’ils abritent. Notons également qu’à
plus long
terme, en cas de dommages importants causés à ces structures naturelles de
protection, et
plus particulièrement aux dunes bordières, les milieux environnants sont
également en danger :
risques d’inondation lors des tempêtes, de contamination de la nappe phréatique
par l’eau
salée, etc.
Or, en dépit de leur fragilité, ces milieux sont de plus en plus sollicités
par les activités humaines,
depuis l’exploitation du sable, la circulation en véhicules hors route (VTT,
camions 4x4, etc.) et
la cueillette des canneberges, jusqu’à l’importance croissante de l’écotourisme
et de
l’observation des milieux naturels. Le maintien de l’intégrité des milieux
dunaires et associés, et
donc de la diversité des habitats et des espèces qui les caractérisent, passe
donc nécessairement
par la mise en place de mesures de protection et de restauration. C’est à ce
prix seulement que
les principales activités pratiquées dans ces milieux typiques des paysages des
Îles, qui sont autant
d’attraits pour les nombreux touristes qui fréquentent la région, pourront être
conservées à long
terme.
Du point de vue de la municipalité des Îles et du MTQ, qui jouent un rôle
actif dans ce domaine,
un des principaux problèmes est le risque pour la sécurité publique que pose l’accumulation
du
sable ainsi libéré en certains points du réseau routier de l’archipel. C’est
donc cette
problématique particulière qui fait l’objet de la présente fiche technique.
Cependant, il est utile de noter que suite à la décision de la mise en place
d’un réseau de
sentiers VTT balisés sur l’archipel, les milieux dunaires devront faire l’objet
de travaux de
restauration au niveau des nombreux sentiers existants qui ne seront pas
retenus (voir fiche
technique 1.1.3 – Gestion de la circulation VTT aux
Îles-de-la-Madeleine). L’organisme
Attention FragÎles, impliqué dans ce domaine depuis le début des années 1990,
assurerait a
priori ces activités de restauration.
|
Solutions envisagées |
La première démarche est d’identifier les secteurs clés de la problématique.
Il s’agit ici des zones
dont la protection et/ou la restauration sont indispensables au maintien de
l’intégrité du réseau
routier. Les niveaux de priorité des différents secteurs sont ensuite
attribués, notamment en
fonction de leur degré de dégradation et des risques qui sont encourus par les
usagers.
Des techniques de restauration peuvent alors être mises en œuvre aux
endroits critiques. Plusieurs
méthodes existent à cet effet, le principe de base étant toujours de placer un
obstacle, en partie
perméable afin d’éviter les phénomènes d’affouillement, aux endroits où l’on
veut que le vent
accumule le sable. Dans le cas de cette fiche, les « capteurs »
utilisés seront des clôtures, formées
d’une double rangée de pieux remplie de fagots de branchages, ces derniers
étant récupérés des
travaux forestiers effectués par la MRC. Ces clôtures permettent une
accumulation du sable, plus
ou moins rapidement selon les endroits, et une restauration progressive des
dunes endommagées.
La végétation naturelle s’installe habituellement d’elle-même au bout d’environ
deux ans.
Cependant, il est recommandé, si possible, de procéder à la végétalisation lors
de la première
année.
Enfin, un suivi régulier des secteurs restaurés et de leur colonisation par la
végétation naturelle,
phase indispensable à une fixation durable des dunes restaurées, devrait
également être mis en
place.
|
Avantages |
L’identification des zones les plus endommagées, ainsi que la définition de
secteurs clés,
permettront une gestion efficace du territoire et une bonne coordination des
actions à mener dans
ce dossier.
La mise en pratique des techniques de restauration permet bien sûr en
premier lieu de protéger
l’intégrité des milieux dunaires et associés. Elle permet aussi, par voie de
conséquence, de
maintenir ou d’améliorer la protection des structures humaines et plus
particulièrement des
réseaux routiers.
Enfin, le suivi régulier des zones restaurées, ainsi que des secteur clés
identifiés, présente
plusieurs avantages. Tout d’abord, il permet de vérifier l’efficacité des
techniques employées
et de prendre, le cas échéant, d’autres mesures de protection et/ou de
restauration
(revégétalisation, restriction de la circulation, etc.). Par ailleurs, un suivi
constant devrait permettre
de mettre en évidence d’éventuelles nouvelles problématiques (nouveaux secteurs
clés, impacts
imprévus des capteurs, etc.) et de réagir rapidement.
|
Faisabilité |
L’identification des zones à restaurer en priorité et des secteurs clés a
été réalisée dès 1999, et la
MRC travaille conjointement avec le MTQ sur les milieux dunaires qui bordent
certaines sections
de la route 199, propices aux ensablements. La même année, 44 capteurs
totalisant 893 mètres
linéaires ont été installés sur la Dune du Nord, entre Pointe-aux-Loups et
Grosse-Île. L’efficacité
des capteurs a, depuis, été amplement vérifiée, bien que d’importantes
différences dans la vitesse
d’ensablement aient été mises en évidence entre les sites. Précisons d’autre
part que les matériaux
utilisés dans la confection des fagots de branchages sont en général récupérés
sur des terrains
privés lors de travaux sylvicoles effectués par la MRC.
En 2000, d’autres capteurs ont été érigés sur la dune de la Martinique
(Havre-aux-Basques), la
Pointe de la Grande-Entrée, la plage du Bassin Est (Grande-Entrée). Les efforts
de stabilisation
de la Dune du Nord entrepris en 1999 ont également été poursuivis.
Pour les années futures, d’autres travaux de stabilisation sont prévus, de
même que le suivi des
structures en place et de leur colonisation par la végétation naturelle. Les
secteurs à privilégier
sont la Dune du Nord (entre Fatima et Grosse-Île), la Sablière du Nord (Fatima)
et la Dune de
l’Ouest (entre Étang-du-Nord et Étang-des-Caps). Par ailleurs, d’autres
secteurs, comme la
Pointe de l’Est, pourront s’ajouter aux secteurs clés déjà identifiés.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, MTQ, MRN, Attention FragÎles.
|
Coûts |
Étant donné le nombre important de secteurs déjà restaurés ou dont la
restauration est prévue et
le fait que la technique utilisée est toujours la même, les coûts de
réalisation sont présentés pour
50 m linéaires de capteurs installés.
Main-d’œuvre (confection et mise en place des capteurs) 1 225.00 $
Matériel et équipement 175.00 $
Total pour 50 m de
capteurs 1 400.00 $
Soulignons, que le suivi régulier des zones restaurées est une étape
importante dans la
restauration des dunes. Cependant, nous ne pouvons pas estimer ici, les coûts
de cette
étape, car cela rentre dans les tâches régulières du chargé du projet à la
municipalité.
|
Échéancier |
Identification des secteurs à restaurer 1999 (réalisé)
Dune du Nord (entre Pointe-aux-Loups et Grosse-Île) 1999 – 2000 (à reprendre)
Dune de la Martinique (Havre-aux-Basques) 2000 (réalisé)
Pointe de la Grande-Entrée 2000 (réalisé)
Plage du Bassin Est (Grande-Entrée) 2000 (à reprendre)
Dune du Nord (entre Fatima et Grosse-Île) 2001 – 2003 (en cours)
Sablière du Nord (Fatima) 2002 – 2004
Dune de l’Ouest (entre Étang-du-Nord et Étang-des-Caps) 2001 – 2003 (en cours)
Mentionnons, qu’en dépendant de l’ampleur de travaux envisagés, ils
doivent être fait
par étape et peuvent donc, se prolonger pendant plusieurs années.
|
Indicateurs |
Rapidité d’accumulation du sable au niveau des capteurs.
Vitesse de « reformation » des dunes
Vitesse de recolonisation par la végétation naturelle.
|
Références |
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
MORIN, I. 2000. Géomorphologie et
évolution du système dunaire des Îles-de-la-Madeleine, Québec.
Mémoire de maîtrise. Université Laval.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe et ses Îles : une association durable!
Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématique :
Protection et conservation des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Réouvrir et revitaliser la lagune du Havre-aux-Basques.
|
Nom du projet |
Réouverture du Havre-aux-Basques
|
Localisation |

|
Problématique |
La lagune du Havre-aux-Basques, située au sud ouest de l’archipel des
Îles-de-la-Madeleine, est
délimitée par l’Île de Cap-aux-Meules au nord, par l’Île de Havre-Aubert au sud
et, à l’est et à
l’ouest, par deux cordons dunaires (tombolos) : la Martinique et la dune
de l’ouest. À l’origine,
cette lagune communiquait essentiellement avec la Baie de Plaisance, la
majorité des échanges
se faisant au niveau de la passe principale et d’une autre plus petite, toutes
deux situées sur le
cordon dunaire de la Martinique. Mais en 1956, le parachèvement de la route 199
nécessite,
étant donné les moyens financiers et techniques disponibles, la construction
d’une digue qui
ferme la passe principale de la lagune de Havre-aux-Basques. La construction,
en 1963, d’une
autre digue au niveau de la seconde ouverture du côté est, bloque presque
complètement les
échanges entre la lagune et le milieu marin. Ceux-ci ne se font alors plus que
par l’intermédiaire
d’un goulet qui se forme sporadiquement à l’ouest, en particulier lors des
grandes marées
d’équinoxe.
À partir du moment où la lagune du Havre-aux-Basques est privée des échanges
avec la Baie
de Plaisance et le golfe du Saint-Laurent, les conditions physiques, chimiques
et biologiques de
ce plan d’eau subissent de profondes modifications. On observe notamment une
absence
presque totale de courants, une élévation du niveau de l’eau, une baisse de sa
salinité, une
augmentation de sa température et, en certains endroits, une baisse de la
concentration en
oxygène. La lagune a également subi un ensablement progressif et un pré salé
s’est installé
dans sa portion nord. Ces changements se sont accompagnés d’une modification
importante
de la flore et de la faune peuplant la lagune : on note une régression des
espèces strictement
marines, qui sont progressivement remplacées par d’autres, mieux adaptées aux
nouvelles
conditions qui prévalent. Or, la lagune du Havre-aux-Basques était l’une des
trois principales
lagunes de l’archipel et faisait partie autant du patrimoine naturel des Îles
que des activités
socio-économiques de leurs habitants.
C’est ainsi que, dès 1966, c’est-à-dire à peine trois ans après la fermeture
de la seconde passe
de la lagune, le sous-comité local des pêches de la municipalité de
Havre-aux-Maisons suggère
la réouverture du chenal. L’implication du milieu devient évidente lors de la
formation, en 1987,
de l’Association pour la revalorisation de la lagune du Havre-aux-Basques, qui
a par la suite
participé à la plupart des actions réalisées à ce sujet. Depuis la fin des
années 1960, ce projet
a en effet donné naissance à un nombre impressionnant d’études, couvrant la
majorité des
aspects de la problématique. Pourtant, si les données concernant les conditions
existantes
dans la lagune depuis sa fermeture sont nombreuses, bien que parfois difficiles
à interpréter
du fait de l’évolution constante du milieu, les connaissances quant aux
conditions qui existaient
avant sa fermeture sont fragmentaires et imprécises. C’est probablement l’une
des raisons
principales qui font que cette problématique n’a pas encore trouvé de solution,
en dépit
des nombreux efforts qui lui ont été consacrés.
En effet, la réouverture de la lagune semble souhaitée par la majorité des
habitants des Îles.
Il est vrai que le milieu lagunaire est intimement lié à la vie madelinienne,
autant par la pêche
et la récolte de fruits de mer que par les activités récréo-touristiques, et
que sa fermeture a
entraîné, dans le cas du Havre-aux-Basques, une perte en termes de ressources
halieutiques.
Jadis, palourdes et coques étaient traditionnellement récoltées dans la lagune,
et on y pêchait
le hareng, l’éperlan, la capucette et l’anguille. Si on y pêche encore
l’éperlan, dont la plus
importante frayère aux Îles se trouve d’ailleurs à cet endroit, certaines de
ces espèces sont
aujourd’hui remplacées par d’autres qui ne sont pas consommées. Il semble
également que la
lagune ait pu jouer un rôle important pour les populations locales de homard,
au moins en tant
que refuge lors de la mue. La Baie de Plaisance a également subi un ensablement
depuis la
fermeture de la lagune, et les pêcheurs de homard de ce secteur espèrent que
des fonds plus
propices à cette espèce se reformeront si on procède à la réouverture. De plus,
des odeurs
nauséabondes se dégagent maintenant du plan d’eau devenu stagnant, indisposant
les
habitants, mais aussi les touristes qui, eux-aussi, font partie intégrante de
l’économie
madelinienne. Par ailleurs, plusieurs études de faisabilité ont jugé cette
réouverture
techniquement possible, écologiquement souhaitable (pour les milieux marins
avoisinants)
et même… économiquement rentable (à plus ou moins long terme).
Cependant, s’il est vrai que la réouverture de l’ancienne passe principale
devrait, en
rétablissant le contact avec le milieu marin, ramener progressivement les
conditions vers celles
qui existaient avant la fermeture, ce processus sera long et les bénéfices ne
seront peut-être pas
à la hauteur des espérances. En effet, depuis presque 40 ans que le plan d’eau
est isolé, les
changements qui y ont eu lieu ont été profonds. Les espèces tant espérées ne
pourraient donc
s’y réinstaller avant longtemps et, plus important, la grande diversité
biologique qui caractérise
maintenant ce plan d’eau se verrait diminuée de nombreuses espèces. Parmi les habitats
qui
sont menacés par une éventuelle réouverture, on retrouve notamment le pré salé
et les herbiers
aquatiques qui se sont développés dans la portion nord. Or, même s’ils sont en
grande partie
responsables du dégagement d’odeurs nauséabondes, ces milieux très productifs
abritent
une importante diversité animale et végétale. En outre, la réalisation
des travaux aurait des
impacts environnementaux à court terme, notamment en termes de risques reliés à
l’utilisation
de produits pétroliers (huiles et carburants), de déstabilisation de milieux
dunaires et de
remise en suspension de sédiments. Enfin, même si les estimations financières
réalisées jugent
que le coût imposant de la réouverture (6,5 M$) sera largement compensé, à
long terme, par
les bénéfices provenant en grande partie des « nouvelles » ressources
halieutiques, le fait est
que ces estimations se basent sur des données pour le moins fragmentaires
concernant les
conditions avant fermeture.
La réouverture possible de la lagune du Havre-aux-Basques constitue donc
une
problématique complexe et, bien que ce projet soit issu d’une intention louable
de
restauration d’un milieu perturbé, sa réalisation pourrait causer des dommages
importants
aux différentes espèces végétales et animales qui peuplent aujourd’hui la
lagune et les
milieux environnants. Il est donc important, d’une part d’être bien conscient
de ces impacts
et de les atténuer autant que possible, et d’autre part de se donner les moyens
d’établir un
suivi efficace des milieux influencés et de prendre les mesures nécessaires, le
cas échéant,
pour que les pertes ne soient pas plus importantes que les bénéfices.
|
Solutions envisagées |
Étant donné la complexité de la problématique et la quantité importante de
données qui ont été
récoltées depuis l’origine de ce projet de réouverture de la lagune du
Havre-aux-Basques,
plusieurs phases seront nécessaires afin de répondre au mieux à cette
problématique.Première
phase :
Il convient tout d’abord de faire le point sur les nombreuses informations
disponibles et sur les
conclusions des différentes études réalisées dans ce dossier. De plus, comme ce
projet, suscite
encore plusieurs inquiétudes, il faudrait établir un portrait clair des
positions respectives des
différents intervenants clés et dégager, si possible, un consensus.
Deuxième phase :
La seconde phase devrait être celle de la réalisation des travaux de
réouverture eux-mêmes. À
ce niveau, les mesures d’atténuation nécessaires devront être prises pour que
les impacts sur les
différents milieux situés dans la zone d’influence des travaux soient réduits
au minimum. Des
précautions devront notamment être prises pour conserver, autant que possible,
l’intégrité du
pré salé et des herbiers qui se sont développés au nord de la lagune du fait de
l’ensablement :
ces milieux servent en effet d’habitats à une grande diversité d’espèces. De
plus, comme les
mesures d’atténuation ne permettent en général pas de s’affranchir totalement
des dommages
causés au milieu, un processus de restauration des sites les plus touchés
devrait être élaboré et
mis en œuvre à l’issue des travaux.
Troisième phase :
Comme nous l’avons vu, la réouverture de la lagune met en jeu des facteurs
aussi multiples
que complexes (hydrologie et sédimentation, salinité, oxygénation, etc.) et il
demeure difficile
de prévoir avec certitude les nombreux impacts que ces travaux auront sur la
lagune elle-
même, mais aussi sur les milieux environnants. La mise en œuvre, pendant et à
l’issue des
travaux, des mesures d’atténuation et des techniques de restauration, devra
donc être
complétée par un suivi à plus long terme des différentes composantes du milieu
lagunaire
et des milieux environnants. En effet, si un retour vers les conditions
lagunaires de pré-
fermeture est probable et souhaitable, celui-ci ne se fera que très lentement
car les espèces
recherchées ne peuvent se réinstaller tant que les conditions physico-chimiques
ne leur sont
pas redevenues favorables. Ces conditions devront donc être mesurées à
intervalle régulier
afin de pouvoir planifier la réapparition des différentes espèces cibles du
projet. Bien
entendu, ce suivi permettra également de juger de l’impact de chacune des
étapes
successives du projet (travaux de réouverture, restauration, etc.) sur les différents
milieux
surveillés, et de prendre éventuellement les mesures nécessaires pour préserver
leur intégrité.
|
Avantages |
La revue et la synthèse des informations provenant des nombreux rapports
d’étude réalisés à ce
jour permettra de dégager un portrait le plus complet possible des conditions
qui règnent
ujourd’hui au sein de la lagune. Une bonne compréhension du milieu actuel et
des modifications
qui sont à l’œuvre est d’autant plus importante que les données concernant les
conditions pré-
fermeture sont peu nombreuses et fragmentaires. Il faut cependant garder à
l’esprit que les
conditions « actuelles » sont en constante évolution depuis la
fermeture de la lagune, et en tenir
compte lors de l’analyse des conclusions de rapports ayant été réalisés à des
époques différentes.
Par ailleurs, bien que ce projet soit très populaire, il soulève encore
plusieurs inquiétudes parmi
les intervenants concernés et il est important de déterminer clairement leurs
positions respectives,
ainsi que les principales attentes des gens du milieu. Seule la réalisation de
cette étape permettra
de parvenir au consensus indispensable à la poursuite du projet. Cette mise à
jour est également
nécessaire pour « raviver la flamme » des intervenants et de la
population en général, beaucoup
étant quelque peu découragés par l’inertie décisionnelle qui semble
caractériser ce dossier.
Une fois la première étape réalisée, et dans la mesure où les différents
intervenants seront arrivés
au consensus recherché, les travaux pourront commencer. Durant ces derniers, la
mise en œuvre
de mesures d’atténuation adaptées devrait permettre de minimiser les impacts
directs sur les
milieux naturels environnants. Ces mesures d’atténuation devraient notamment
permettre de
conserver l’intégrité du pré salé et des herbiers qui occupent maintenant le
nord du plan d’eau
et qui contribuent en grande partie à l’importante biodiversité du milieu. Le
rétablissement des
échanges entre la lagune et le milieu marin entraînera par la suite de
nombreuses et profondes
modifications des milieux lagunaire et associés, et les conditions devraient
revenir
progressivement à ce qu’elles étaient avant la fermeture, ou du moins à ce
qu’elles sont dans
les deux autres grandes lagunes de l’archipel. Ainsi, on devrait voir
réapparaître progressivement
les différentes espèces halieutiques qui étaient traditionnellement exploitées
dans la lagune, même
si cette réapparition ne se fera qu’au bout de plusieurs années. Une
augmentation de la taille des
myes a d’ailleurs déjà pu être constatée localement suite à la réouverture du
goulet dans la Dune
de l’Ouest.
Enfin, le suivi attentif des différents milieux concernés permettra de juger
de l’efficacité de l’option
de réouverture retenue et de la rapidité des modifications qu’elle entraînera.
On pourra ainsi, au
bout d’une période plus où moins importante, observer la recolonisation par des
espèces maritimes
au potentiel halieutique plus élevé et en tirer des informations importantes
sur les processus mis en
jeu. La réouverture d’une lagune de cette taille représente en effet une
occasion inespérée d’étudier
en détail les patrons de modification du milieu… et de mettre éventuellement en
évidence les effets
indésirables d’un tel projet. C’est également dans cette optique que le suivi
devra être effectué, les
phénomènes mis en jeu par la réouverture étant très complexes et les prévisions
d’autant plus
difficiles à dégager. Il est donc primordial de pouvoir se rendre compte
rapidement d’une
éventuelle perturbation, imprévue à l’origine, de certains des milieux
particulièrement fragiles
qui caractérisent le site à l’étude. Les actions et/ou aménagements nécessaires
pourront ainsi
être mis en œuvre efficacement avant que l’impact sur le milieu naturel ne soit
trop important.
|
Faisabilité |
Première phase :
Les nombreux documents déjà disponibles à ce sujet constituent une source
d’informations à tous
es niveaux et plusieurs travaux de synthèse ont déjà été réalisés. De plus,
cette problématique a su,
et saura encore si une issue se dessine pour un avenir pas trop lointain,
générer une forte
implication du milieu. Enfin, le contexte économique actuel, relativement
favorable, devrait
augmenter les chances d’arriver rapidement à un consensus.
Deuxième phase :
Là encore, les nombreuses études techniques réalisées dans le cadre de ce
dossier, associées aux
expériences retirées des erreurs passées constituent une base solide sur
laquelle appuyer la phase
de mise en œuvre des travaux. La bonne connaissance du milieu, qui caractérise
certains des
intervenants devrait en outre faciliter la détermination des périodes les moins
critiques pour les
différentes activités.
Troisième phase :
Le suivi d’un tel projet nécessite avant tout une forte participation du
milieu. En ce sens,
l’Association pour la revalorisation de la lagune du Havre-aux-Basques
constitue le partenaire
idéal et a déjà largement témoigné de son implication dans le dossier. Enfin,
on dispose, au sein
des différents organismes concernés sur l’archipel, des compétences et de
l’expertise
indispensables pour assurer un suivi rapproché.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
MENV, MPO, MTQ, Environnement Canada-SCF,
Comité ZIP des Îles, Travaux Publics Canada, Association pour la revalorisation
de la lagune du
Havre-aux-Basques, FAPAQ, ISMER, Université du Québec à Rimouski, Attention
FragÎles.
|
Coûts |
Il ne devrait pas y avoir de coûts directement reliés à la première phase de
ce projet, en dehors
bien sûr, des heures que les organismes impliqués lui consacreront. Dans le cas
où les travaux
iraient de l’avant, le coût global de la réouverture proprement dite (phase 2)
est estimé à 18 M$.
Enfin, advenant la réouverture de la baie, les coûts reliés aux activités de
suivi et de restauration
éventuelle (phase 3) resteront à déterminer.
Comme tout récemment il a été décidé de déposer un avis de projet auprès du
Ministère de
l’Environnement du Québec, il se peut que suite à ce dépôt, il y ait certains
études à effectuer.
Ceci pourra entraîner des coûts supplémentaires à la première phase.
|
Échéancier |
Prévision : Phase 1 2000 – 2005 (en cours)
Phase 2 2006 - 2008
Phase 3 2009 - 2013
|
Indicateurs |
Rapidité de retour à
l’équilibre des différents paramètres physico-chimiques de l’eau, par
comparaison avec les valeurs de ces paramètres pour les autres lagunes.
|
Références |
ATELIER SUR L’AMÉNAGEMENT D’UN MILIEU
LAGUNAIRE. 1994. Actes de l’atelier sur l’aménagement
d’un milieu lagunaire.
Îles-de-la-Madeleine. Publié par l’Association pour la revalorisation de la lagune
du
Havre-aux-Basques et le ministère des Pêches et des Océans du Canada. 241
pages.
COUTURE, R., JACQUAZ, B., DE SÈVE, A.,
SAVARIA, J., HOULE G. et R. DENIS. 1985. Étude de la
faisabilité de la réouverture de la lagune du Havre-aux-Basques aux Îles-de-la-Madeleine. Rapport final
présenté au ministère Pêches et Océans Canada, Éditeur officiel. 118 pages + 1
annexe.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématique : Récréo-tourisme et mise en valeur du territoire.
Priorité visée : Aménagement des sentiers de la Pointe de l’Est.
|
Nom du projet |
Randonnées nature
|
Localisation |

|
Problématique |
La Pointe de l’Est est un lieu très dynamique et en continuelle évolution.
C’est donc un endroit où
il est possible d’observer la succession écologique à partir du sable nu
(plage) jusqu’à la formation
climacique (la forêt boréale). L’écosystème climacique de la Pointe de l’Est
est la pessière-
sapinière à épinettes blanches. Ce dernier reposant donc directement sur le
sable, peut-être
facilement bouleversé par un élément naturel ou anthropique.
Pendant les années 1970, le gouvernement du Canada a mis sur pied une
Réserve national de la
faune à la Pointe de l’Est aux Îles-de-la-Madeleine. Afin de mettre en valeur
ce territoire et
concrétiser ce statut, le Service canadien de la faune à qui revenait la
gestion de cette réserve, a
confectionné plusieurs panneaux d’interprétation, a érigé quelques sentiers et
a offert certains
programmes d’éducation de la nature par le biais des randonnées
d’interprétation.
D’ailleurs, en 1999, le gouvernement du Québec reconnaît l’importance de la
Pointe de l’Est et
y crée un Refuge Faunique sur les terres qui lui appartiennent. Cela entraîne
une plus grande
pression sur le territoire car les visiteurs des Îles-de-la-Madeleine entendant
parler de ce lieu et
de ses deux statuts de protection, sont d’autant plus intéressés à le visiter.
Par la mise en place de ces deux statuts, les gouvernements n’envisageaient
pas l’interdiction de
fréquenter la Pointe de l’Est, au contraire, on considérait important de
permettre l’accès et la
découverte de ce territoire. Cependant, pour le faire, il ne suffit pas d’avoir
un bon programme
éducatif, il est essentiel de bien aménager le lieu afin de ne pas avoir un
effet négatif néfaste sur le
secteur.
Avec le temps, le Service canadien de
la faune, moyennant un montant forfaitaire, a transféré la
mise en œuvre du programme éducatif au Club Vacances « Les Îles ». Cette
responsabilité n’est
toutefois aucunement associée aux fonds suffisants pour ce faire. Il est aussi
impossible
d’aménager adéquatement les sentiers afin de supporter la fréquentation des
lieux. Les visiteurs
ont un impact sur le territoire qui se voit retourner au stade premier de sa
succession : le sable nu!
Mentionnons que la clientèle touristique est croissante et se situait à
environ 40 000 touristes, en
2001 aux Îles-de-la-Madeleine. Ces gens ne demandent pas mieux que des
randonnées du genre
car ils viennent visiter l’archipel dans le but de retrouver la nature dans
tous ses états.
Les sentiers présentement fréquentés à la Pointe de l’Est ne sont d’aucune
façon acceptables et
laissent présager le déséquilibre d’un secteur riche et diversifié où nous
pouvons retrouver
presque tous les écosystèmes existants dans l’archipel.
|
Solutions envisagées |
L’aménagement des sentiers pédestres dans la Pointe de l’Est s’avère une
solution cible car la
non-canalisation de la promenade peut entraîner à une situation chaotique
mettant en péril
l’intégrité des écosystèmes.
Des aménagements légers sont envisagés de façon à préserver les dunes et les
milieux humides qui
constituent la Pointe de l’Est.
De plus, il faut permettre d’assurer un service en continu des randonnées
nature afin de mettre en
valeur le territoire.
|
Avantages |
Il y a présentement plusieurs sentiers dans la Pointe de l’Est. Même si
quelques-uns furent
partiellement aménagés, cela n’assure pas pour autant l’intégrité du milieu.
Mentionnons que pendant la saison estivale, où les Îles peuvent recevoir
jusqu’à 40 000 visiteurs,
une grande partie de ces visiteurs envisagent principalement des activités
nature. Cela peut
augmenter considérablement la pression vis-à-vis les milieux naturels de
l’archipel. Ainsi, il faut
aménager le milieu pendant qu’il en est encore temps.
|
Faisabilité |
Le Club Vacances « Les Îles » développe des randonnées nature dans la Pointe
de l’Est depuis .
Il est donc, en mesure d’identifier les secteurs à aménager et ce, dans le
respect de l’environnement.
De plus, étant un milieu protégé par le gouvernement fédéral (Réserve
Nationale de la Faune) et
le gouvernement provincial (Refuge faunique), nous estimons que ces deux
gouvernements ont tout
intérêt à investir dans la Pointe de l’Est afin de préserver ses atouts
naturels tout en conservant les
activités de sensibilisation qui y sont développées.
|
Partenaires visés |
Club Vacances « Les Îles », Société
de la Faune et des Parcs du Québec (FAPAQ), Ministère
de l’Environnement du Québec (MENV), Service canadien de la faune (SCF) –
Environnement
Canada, Attention FragÎles, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine (appui
scientifique) et Portes
de l’Est.
|
Coûts |
À déterminer.
|
Échéancier |
2002 – 2005.
|
Indicateurs |
Longueur des sentiers aménagés
Nombre de visiteurs
Nombre d’activités de sensibilisation.
|
Références |
À déterminer selon le type d’aménagement ciblé.
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|
Identification |
Thématique : Pêche et aquaculture
Priorité
visée :
Étendre l’échantillonnage d’Environnement Canada à tous les sites à potentiel
maricole.
Obtenir un portrait complet de la qualité des eaux autour des Îles et
assurer
la mise à jour régulière des données.
|
Nom du projet |
Qualité des eaux dans les secteurs coquilliers et les sites à potentiel maricole
|
Localisation |

|
Problématique |
Les Îles-de-la-Madeleine situées au cœur du Golfe du Saint-Laurent, à
225 km de la Gaspésie,
145 km de Terre-Neuve et 80 km de l’Île-du-Prince-Édouard,
constituent un territoire
extrêmement particulier. Les cinq principaux plans d’eau intérieurs, à savoir
le Bassin aux Huîtres,
la Baie du Havre-aux-Basques, la Baie du Bassin et les lagunes de Grande-Entrée
et du
Havre-aux-Maisons, totalisent à eux seuls plus de 122 km2 de
superficie. Ces milieux, comme les
secteurs côtiers, sont habituellement reconnus pour leur productivité
importante et pour la grande
diversité animale et végétale qu’ils abritent. Il n’est donc pas étonnant que
ces plans d’eau
intérieurs et secteurs côtiers fassent partie intégrante du mode de vie de sa
population
En effet, dans ce contexte d’isolement relatif, les ressources locales font
l’objet, depuis toujours,
d’une exploitation importante, qu’elle soit commerciale ou à des fins
personnelles. Du fait de
l’omniprésence des milieux marins et lagunaires, les ressources halieutiques
prennent donc une
importance particulière et doivent faire l’objet d’un suivi régulier afin d’en
assurer la pérennité.
D’autre part, le développement de la mariculture, qui répond également aux
besoins particuliers
de l’économie et du mode de vie madeliniens, prend de plus en plus
d’importance, dans la réalité
du présent comme dans la planification de l’avenir. Aux Îles-de-la-Madeleine,
les activités de
mariculture concernent presque exclusivement les mollusques, et plus
particulièrement la Moule
bleue, la Mye commune, l’Huître américaine et le Pétoncle géant. Pour le
pétoncle, il s’agit, en
partie, moins de culture proprement dite que du captage de naissains, de
l’ensemencement des
gisements naturels et de la pré-élevage. Cette dernière activité consiste à
faire profiter les
premiers stades de développement, caractérisés par un fort taux de mortalité,
des conditions
particulièrement favorables qui règnent dans les lagunes, pour les relâcher
ensuite dans des
secteurs propices, au large des côtes, où ils pourront achever leur
développement.
Le suivi de la qualité de l’eau des secteurs coquilliers est assuré par
Environnement Canada, via
son Programme de salubrité des eaux coquillières. C’est donc ce ministère qui recommande
au MPO la fermeture des secteurs problématiques, ce dernier étant responsable
de faire respecter
la loi concernant la cueillette de mollusques. C’est leur mode de nutrition qui
rend les mollusques
bivalves, d’ailleurs caractérisés de « filtreurs », particulièrement
à risque pour la santé humaine. En
effet, en filtrant leur nourriture, ils absorbent également les contaminants
qui peuvent être présents
dans le milieu et les accumulent dans leur chair : même s’ils ne sont pas
incommodés par cette
contamination, ils peuvent s’avérer impropres à la consommation humaine. Ce
suivi est donc
essentiel, mais il est a priori
limité aux secteurs coquilliers caractérisés par la présence
d’importants gisements naturels de mollusques ou de parcs aquacoles.
Or, dans le cadre de la cueillette artisanale et du développement de la
mariculture, plusieurs autres
secteurs s’avèrent importants. Certains de ces secteurs, par exemple, sont
situés à proximité de
sites maricoles et, dans la mesure ou leur contamination pourrait avoir des
répercussions
importantes sur ces activités, devraient eux-aussi faire l’objet d’un suivi
régulier.
|
Solutions envisagées |
Première phase :
Dans un premier temps, tous les secteurs coquilliers de l’archipel devront
être évalués en terme
d’importance vis-à-vis des activités de mariculture et de cueillette
artisanale. Puis, en fonction de
cette évaluation, des solutions pourront être envisagées pour répondre à chaque
problématique
particulière : redivision de secteurs selon leur potentiel ou leur
utilisation, échantillonnage de
secteurs ne faisant pas, jusqu’ici, l’objet d’un suivi, etc.
Deuxième phase :
Une fois ces secteurs coquilliers évalués, des démarches devront être
entreprises auprès
d’Environnement Canada, responsable du suivi de la qualité des eaux
coquillières, afin que les
solutions proposées (exemples cités ci-haut) pour répondre aux diverses
problématiques puissent
être mises en place.
|
Avantages |
Le processus d’évaluation de ces secteurs coquilliers permettra de dresser
un portrait éclairé des
problématiques dans une optique de cueillette artisanale des mollusques et de
développement de
la mariculture.
Les démarches ultérieures auprès d’Environnement Canada devraient permettre
la division
éventuelle de certains secteurs et l’ajout des sites d’intérêt potentiel dans
la liste des secteurs
faisant l’objets d’analyses, assurant ainsi une mise à jour régulière des
données. Ce suivi est en
effet essentiel du fait des risques pour la santé publique que peut faire
courir la présence de
contaminants dans le milieu.
|
Faisabilité |
Un premier repérage a déjà été fait, à l’été 2000, par le Comité ZIP des
Îles en collaboration
avec le MPO et Environnement Canada. Ce passage en revue de tous les secteurs
coquilliers de
l’archipel a permis d’identifier les secteurs problématiques et de proposer
quelques solutions à
court terme.
Trois de ces propositions ont été présentées oralement à Environnement
Canada : la division du
secteur de l’Anse aux Étangs, fermé essentiellement à cause de la présence de
deux émissaires
municipaux dans la portion est et l’échantillonnage de la portion ouest en vue
de sa réouverture à
la cueillette artisanale; l’échantillonnage du secteur de la plage de la
Martinique, jusqu’alors fermé
pour cause de non évaluation; et la division du secteur du chenal du Havre-aux-Maisons dans le
but de réouvrir la portion située au large du chenal.
Suite à ces propositions, la division des secteurs de l’Anse aux Étangs et
du chenal du Havre-aux-
Maisons a été effectuée et la nouvelle section, au large du chenal, a été
réouverte à la cueillette de
mollusques. De même, le secteur de la plage de la Martinique a fait l’objet
d’une évaluation et a,
lui aussi, été réouvert à la cueillette. Il reste maintenant à échantillonner
la portion ouest de l’Anse
aux Étangs et, si la qualité de l’eau le permet, le rouvrir à la cueillette.
À plus ou moins long terme, d’autres secteurs pourront faire l’objet
d’analyses dans le but d’une
réouverture, mais des actions doivent d’abord être posées pour supprimer
certaines sources de
pollution bactériologique reliées à une mauvaise gestion des eaux usées
d’habitations isolées (voir
fiche technique 4.2 – Inventaire des systèmes de traitement des eaux
usées des résidences
isolées).
|
Partenaires visés |
Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
Environnement Canada, MPO, Municipalité des
Îles-de-la-Madeleine.
|
Coûts |
Première phase :
À déterminer.
Deuxième phase :
À déterminer.
|
Échéancier |
Première phase 2000-2003 (en cours)
Deuxième phase 2003-2005
|
Indicateurs |
Nombre de propositions mises
en œuvre suite à la première phase (secteurs ouverts,
divisés, etc.).
|
Références |
COMITÉ ZIP DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE. 2000. Campagne
de sensibilisation sur les risques à la santé
associés à la consommation de mollusques récoltés dans les zones coquillières
des Îles-de-la-Madeleine.
Rapport présenté à Santé Canada et Pêches et Océans Canada. 8 pages + 9
annexes.
COMITÉ ZIP DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE. 2001. Cueillir
des mollusques aux Îles-de-la-Madeleine.
Rapport présenté au ministère des Régions du Québec. 26 pages + 7 annexes.
ENVIRONNEMENT CANADA. 1999. Programme de
Salubrité des eaux coquillières. Recommandation de
classification. Direction de la
Protection de l’Environnement – région de Québec.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21. Environnement
Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement, Centre
Saint-Laurent. 78 pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
PESCA ENVIRONNEMENT. 2000. Classification
des secteurs coquilliers de la Baie des Chaleurs/Gaspé sud
selon leur potentiel de réouverture.
Rapport d’étude remis au Comité ZIP Baie des Chaleurs. 96 pages +12
annexes.
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Identification |
Thématique : Pêche et aquaculture
Priorité
visée :
Ensemencer massivement le pétoncle (50 millions par an) pour revenir au
niveau des stocks des années ’70.
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Nom du projet |
Ensemencement de pétoncles
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Localisation |

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Problématique |
Nous retrouvons aux plusieurs espèces de vertébrés et d’invertébrés vivant
autour de Îles. Parmi
eux, les plus communs sont les poissons ; les crustacés, comme le crabe et
le homard ; et les
mollusques, comme la moule, la mye et le pétoncle.
La pêche occupe une place privilégiée dans l’économie des
Îles-de-la-Madeleine, fournissant des
retombées économiques directes d’environ 40 millions de dollars et ce, sans
compter les retombées
indirectes (Landry et Barrette, 1992).
La surexploitation des ressources a toutefois amené l’effondrement des
stocks de plusieurs
espèces marines. Comme exemple, nous pouvons citer le stock de pétoncles, dont
les
débarquements ont chuté de 350 t en 1970 à 50 t en 1973, se maintenant à ce
niveau les
années suivantes. Le revenu de cette pêche était essentiel pour les 23
capitaines et leur équipage.
Même si plusieurs mesures de protection de stock ont été établies, comme,
entre autres, la non
émission de nouveau permis, la réduction de la saison de pêche et la détermination
d’une taille
minimale, aucun impact positif significatif n’a été observé sur la ressource.
Cette situation a obligé les Madelinots à trouver d’autres solutions
alternatives afin de pallier à
la réalité économique précaire devant laquelle l’archipel s’est retrouvé
pendant cette période.
Plusieurs personnes se sont penchées sur le développement de l’industrie
touristique qui a pris
un grand essor depuis. D’autres, se sont penchées sur la capture d’espèces
jusqu‘à présent
non exploitées. Et finalement, la venue de l’aquaculture est devenue une
activité
complémentaire à la pêche.
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Solutions envisagées |
En 1990, l’Association des Pêcheurs de Pétoncles des Îles-de-la-Madeleine,
le Ministère des
Pêches et des Océans Canada et le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et
de l’Alimentation
du Québec ont mis sur pied le programme de recherche sur les pétoncles à des
fins d’élevage et
de repeuplement (REPERE).
L’objectif de ce programme « était initialement de mettre au point une
technologie rentable
d’ensemencement de pétoncles sur le fond pour relever le niveau du stock et
accroître la
production de pétoncles aux Îles-de-la-Madeleine » (Cliche et Giguère, 1998).
Aujourd’hui, après un peu plus de dix ans d’expérimentation, nous pouvons
conclure que ce
programme fut une réussite, car les pêcheurs ont déjà commencé, cette année
(été 2001), à
exploiter le secteur ensemencé en 1996. 20 t de muscle ont été pêchées et on
estime qu’il
reste encore dans le même secteur, environ dix tonnes qui seront pêchées en
2002.
Nous pensons donc, que la poursuite de ce programme sur une base
commerciale, toujours
en concertation avec les pêcheurs, soit la meilleure solution pour réussir
l’objectif
d’ensemencer 50 millions de pétoncles, ce qui permettrait une exploitation
comparable aux
années 1970.
|
Avantages |
Le succès atteint dans la réalisation des recherches sur l’aquaculture du
pétoncle et du projet
pilote appliquant la technologie d’ensemencement mise au point pendant les
premières années de
recherche assure les résultats d’un ensemencement à grande échelle (phase
commerciale).
Le rétablissement d’un stock est en soi un avantage. Toutefois, la
participation active des
pêcheurs dans tout le processus permet une prise de conscience plus grande des
pêcheurs
assurant ainsi une exploitation responsable de la ressource.
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Faisabilité |
Dans cette même optique, nous pensons que le projet REPERE développe
aujourd’hui des
études qui peuvent assurer une certaine aide à l’industrie. De plus,
l’Association des Pêcheurs de
Pétoncles des Îles-de-la-Madeleine (maintenant Pétoncle 2000) a acquis, au fil
des ans, de
l’expérience suffisante pour mener à terme ce projet.
De plus, plusieurs paramètres nous amènent à croire au succès de l’opération, soit :
- les Îles-de-la-Madeleine sont un excellent endroit pour ce type de projet
car ses lagunes
représentent des sites exceptionnels pour le pré-élevage, l’eau peu
profonde et adéquate
pour la croissance, leur grande productivité et leurs conditions
semblables à la mer;
- le stock de pétoncles assure un approvisionnement en naissain (petit pétoncle) abondant;
- l’entreprise Pétoncle 2000, responsable de l’ensemencement, est en mesure
de déterminer
la meilleur façon possible de l’exploitation du stock ensemencé.
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Partenaires visés |
L’entreprise Pétoncle 2000, responsable du projet, s’allie à plusieurs partenaires financiers.
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Coûts |
Coût d’entreprise, impossible de divulguer.
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Échéancier |
Augmenter graduellement l’ensemencement pour atteindre l’objectif de 50
millions de pétoncles
en 2005.
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Indicateurs |
· Quantité de pétoncles ensemencés.
· Taux de pétoncles capturés (retour à la pêche).
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Références |
CLICHE, G. ET M. GIGUÈRE. 1998. Bilan du
programme de recherche sur le pétoncle à des fins d’élevage et
de repeuplement (REPERE) de 1990 à 1997. Rapp. Can. Ind. Sci. Halieut. Aquat. 247: x + 74 p.
INFO-GÉOGRAPHES. 1992. Les
Îles-de-la-Madeleine : un pays à découvrir. Association professionnelle des
géographes du Québec et Société des professeurs de géographie du Québec. 126 p.
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET
DE L’ALIMENTATION DU QUÉBEC. 2000. 1ère
Réunion annuelle de transfert de technologie Programme REPERE II –
Îles-de-la-Madeleine. Compte rendu # 9.
Direction de l’innovation et de techniques. Iv + 82 p.
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Identification |
Thématique : Pêche et aquaculture
Priorité visée : Reprendre le dragage d’entretien dans le chenal de Havre-aux-Maisons
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Nom du projet |
Le chenal de la lagune de Havre-aux-Maisons
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Localisation |

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Problématique |
Les Îles abritent cinq plans d’eau intérieurs majeurs : le Bassin aux
Huîtres, la Baie du Bassin et
du Havre-aux-Basques et deux lagunes, celle
de Grande-Entrée et celle de Havre-aux-Maisons.
Les lagunes couvrent une superficie d’environ 122 km2. Sauf la baie
du Havre-aux-Basques qui
a perdu presque tout échange avec l’eau de mer, suite à la construction de la
route 199 en 1958,
les autres plans d’eau sont reliés à la mer par des passes ou goulets. Sous
l’effet des courants de
marées et des vents, les passes permettent aux eaux lagunaires de se mélanger
aux eaux marines.
Comme les lagunes sont délimitées par des cordons de sable, leur évolution et
leur stabilité sont
intimement liées à celles des dunes et des plages. Les goulets, par exemple,
qui assurent le
renouvellement des eaux des lagunes, se sont, ouverts, fermés ou déplacés au
cours des années,
et ce, sans interventions humaines. Les lagunes constituent des milieux
aquatiques particuliers
influencés par les courants marins, les marées et les glaces. Leur salinité et
leur température
varient en fonction des conditions climatiques comme le vent, la pluie et la
température de l’air.
Depuis les années 1950, l’homme, avec la construction d’infrastructures
routières et portuaires,
a causé des changements sur la dynamique des lagunes. Depuis ce temps, les
activités pratiquées
dans, et autour des lagunes, ainsi que leurs impacts sur le milieu, n’ont fait
que se multiplier.
L’aquiculture, la navigation de plaisance, la pêche au hareng, à l’éperlan et à
l’anguille, la
circulation motorisée, la chasse à la sauvagine, la cueillette de mollusques,
l’ornithologie et les
sports nautiques sont toutes des activités qui sont pratiquées dans ou en
bordure des lagunes.
D’ailleurs, c’est à cause de ces activités que l’on effectuait le dragage du
chenal de la lagune du
Havre-aux-Maisons pendant les années 1970. Les bateaux circulant vers le quai
du Cap-Vert
ou vers la marina du Havre-aux-Maisons avaient besoin d’un chenal un peu plus
profond pour
accéder à leur quais respectifs. Au début des années 1990, a commencé le
processus de
privatisation au sein des gouvernements ce qui a affecté également des
structures comme les quais.
Un des deux quais en question, lequel appartenait au gouvernement avant ce
processus, appartient
désormais à la municipalité de Fatima. Vu les fonds limités dont disposent les
municipalités, les
activités de dragage du chenal de la lagune du Havre-aux-Maisons ont été
interrompues entraînant
ainsi l’ensablement du lieu, rendant également difficile la circulation vers le
quai de la marina.
Mentionnons que les dernières données de bathymétrie de la lagune de
Havre-aux-Maisons
disponibles sur cartes datent de 1920.
|
Solutions envisagées |
Afin de résoudre ce problème, nous envisageons développer une étude sur la
bathymétrie de la
lagune et une étude plus général sur la sédimentation dans la lagune du Havre-aux-Maisons.
Si ces
études se montrent concluantes, nous pourrions poursuivre avec le dragage du
chenal principal de
ce plan d’eau, facilitant ainsi l’accès aux deux quais mentionnés auparavant,
soit celui du Cap-Vert
à Fatima et celui de la marina à Havre-aux-Maisons.
La bathymétrie nous permettra de bien connaître les zones d’ensablement et
cibler les zones à
draguer.
Avant le dragage, une étude préliminaire devrait être faite afin d’évaluer
l’impact de ce dragage
et d’établir les vrais besoins concernant la profondeur à draguer. Mentionnons,
que plusieurs
variables entrent en ligne de compte pour le dragage. D’abord, nous avons une
très grande
diversité d’espèces dans la lagune lesquelles possèdent des périodes critiques
pour leur cycle
de vie et en conséquence leur conservation. De plus, comme les activités
d’aquaculture qui se
développent dans la lagune comprennent des mollusques bivalves filtreurs et
comme le dragage
mettra probablement une grande quantité de sédiment en suspension, il est
recommandé de
déterminer avec les aquaculteurs et les scientifiques la meilleure période pour
effectuer cette
activité. Il ne faut pas non plus stimuler une trop grande circulation dans la
lagune car cela
affecterait la faune et la flore présente de même que les activités qui s’y
développent.
Un autre point important à considérer est le site de dépôt du sable de
dragage lequel ne doit
en aucun cas constituer un préjudice pour l’environnement.
L’étude plus approfondie sur la sédimentologie dans la lagune permettra
d’identifier les possibles
raisons de la sédimentation, laquelle peut être occasionnée par des phénomènes
naturels ou par
des activités anthropiques développées dans l’eau ou sur les berges.
|
Avantages |
L’avantage de procéder à la bathymétrie avant d’entreprendre le dragage est
de connaître
précisément les secteurs les plus problématiques pour la sédimentation et ce,
en comparant avec
les études antérieures.
Le dragage du chenal permettra aux pêcheurs et aux plaisanciers de s’équiper
plus adéquatement
sans la contrainte majeure de tirant d’eau. Il est sûr qu’il va falloir
composer avec la hauteur du
pont, les activités que se développent dans la lagune et les organismes qui y
vivent. De plus, ce
dragage permettra une amélioration des échanges entre le golfe et la lagune ce
qui contribuera
possiblement à l’augmentation de la productivité de ce plan d’eau.
|
Faisabilité |
Un point important à considérer ici est l’existence d’un comité de gestion
pour la lagune du
Havre-aux-Maisons. Comme ce comité est constitué des utilisateurs de la lagune,
il sera plus facile
d’établir un consensus afin d’établir l’endroit, la profondeur du chenal et la
période de dragage.
De plus, une étude est présentement menée pour évaluer les possibilités
d’approvisionnement en
sable aux Îles-de-la-Madeleine (voir fiche technique 1.1.4 – Évaluation
des possibilités
d’approvisionnement en sable aux Îles-de-la-Madeleine). Cette étude permettra, entre autres,
de déterminer la possibilité d’utiliser le sable de dragage pour les besoins en
sable dans l’archipel.
Cela éviterait l’immersion en mer des sédiments ce qui peut s’avérer
problématique et plus
dispendieux.
Il est important de souligner que présentement le Ministère des Transports
du Québec a engagé
une firme de consultant pour faire un étude d’impact sur la construction d’un
nouveau pont qui
remplacera le pont actuel situé à l’entrée de la lagune de Havre-aux-Maisons.
Cette étude peut
être considérée comme une démarche complémentaire et parallèle à la nôtre car
elle englobe
également une modélisation de la circulation des eaux dans lagune.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Travaux
Publics Canada, Pêches et Océans Canada,
Ports pour Petits Bateaux, Environnement Canada, Environnement Québec, Ministère
de
l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Transports Québec MRC des
Îles, Comité ZIP
des Îles-de-la-Madeleine (appui scientifique), Comité de gestion de la lagune
du Havre-aux-
Maisons, lequel comprend tous les groupes des utilisateurs sont représentés,
ISMER, UQAR.
|
Coûts |
Bathymétrie 35 000.00$
Étude sur la sédimentologie À déterminer
Dragage À déterminer en fonction du volume à extraire
|
Échéancier |
Bathymétrie 2002 –2003
Étude sur la sédimentologie 2003 - 2004
Dragage 2005
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Indicateurs |
· Quantité de sable dragué.
· Quantité de sable utilisé.
· Quantité de sable immergé.
|
Références |
À déterminer
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Identification |
Thématique : Santé humaine
Priorités visées : Réduire à la source le rejet
d’eaux usées dans la Petite Baie et au Bassin pour
la réouverture des secteurs coquilliers sans restriction.
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Nom du projet |
Cueillir des mollusques aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est constitué d’une douzaine d’îlots
rocheux. Sept de ces
îlots sont habités, six sont reliés par d’étroites dunes de sable lesquelles
ont permis la formation
de lagunes. Sa superficie terrestre est de 202 Km2. Environ
13 500 personnes vivent sur ce
territoire.
Les eaux côtières, bien que de plus en plus recherchées pour l’aquiculture
et la cueillette de
mollusques, sont malheureusement contaminées dans beaucoup de cas (sur 44 zones
de cueillette
autour de l’archipel, 21 étaient fermées en avril 2000).
Certains secteurs, à potentiel économique sont aussi fermés. C’est le cas de
La Petite Baie, dans
la lagune de Havre-aux-Maisons, qui se trouve tout près d’un site aquicole et
qui est grandement
fréquentée par les plaisanciers. La Baie du Bassin est aussi un secteur
problématique, ouverte
sous condition, cette baie est très appréciée par les amateurs de la cueillette
artisanale de
mollusques et utilisée comme site de captage de naissain de moules. On n’y
rencontre toutefois
pas encore de problème de contamination des mollusques. Il vaudrait donc mieux
prévenir tout
de suite plutôt que de se retrouver avec une situation plus inquiétante et
difficile à résoudre. Les
conséquences seraient plus sérieuses, d’autant plus que l’industrie maricole,
une industrie en
développement aux Îles, dépend directement de ces milieux pour vivre.
Présentement, il y a aux Îles cinq stations d’assainissement des eaux usées
municipales en
opération, soit à Cap-aux-Meules, à Havre-aux-Maisons, à Fatima, à Havre-Aubert
et à l’Étang-
du-Nord. Ces stations ont recours à la méthode d’épuration par étangs aérés et
desservent moins
de 40 % de la population des Îles. Malgré l’effort des dernières années,
le problème des eaux
usées est loin d’être réglé car des 60 % restant, environ la moitié
utilise des puisards ou des
installations septiques non conformes. Ces eaux usées ruissellent via les
ruisseaux aux lagunes et
à la mer causant une contamination bactériologique (voir fiche technique 4.2
– Inventaire des
systèmes de traitement des eaux usées des résidences isolées).
|
Solution envisagée |
Vu la complexité de la problématique, il est nécessaire, avant tout,
d’identifier précisément les
sources de pollution et tracer certaines pistes de solutions pour ensuite
mettre en œuvre ces
solutions. Ces actions permettront de mieux assainir les eaux usées qui se
déversent dans le milieu
afin de pourvoir rouvrir tous les secteurs fermés. Ainsi, ce projet sera
développé en deux phases.
Première phase – Caractérisation des sources de pollution :
Préciser les sources ponctuelles de pollution autour de l’archipel et
proposer des pistes de
solutions d’assainissement.
Deuxième phase – Mise en œuvre des plans d’action pour réduire les sources de pollution :
À long terme, nous visons la réouverture des zones coquillières aujourd’hui
fermées, et ce, dans
le but de redonner un des usages traditionnels de nos côtes à la population et
aux visiteurs – la
cueillette des mollusques. Ainsi, durant cette deuxième phase, les secteurs qui
ont été identifiés
comme prioritaires au cours de la phase précédente devront faire l’objet des
travaux de
nettoyage et/ou d’assainissement nécessaires pour atteindre cet objectif. Il
serait peut-être
nécessaire une précision de certaines sources de pollution et des scénarios
d’assainissement
établis dans la première phase.
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Avantages |
Le volet étude permettra une mise à jour des connaissances des sources de
pollution des eaux des
Îles-de-la-Madeleine.
La solution aux problématiques identifiées dans cette phase représentera un
gain environnemental
important pour la population.
La précision des sources de pollution aidera la municipalité dans son plan
d’assainissement des
eaux usées. Ceci peut signifier une réduction du coût aux citoyens qui,
connaissant la
problématique globale, peuvent à ce moment se regrouper par canton. Et
finalement, les citoyens
pourront récupérer certaines activités perdues à certains endroits, comme par
exemple la pêche
aux coques et les zones aquicoles actuellement condamnées.
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Faisabilité |
L’implication des propriétaires, des intervenants et des ministères est
primordiale pour la réalisation
et la mise en œuvre de l’assainissement des eaux autour de l’archipel.
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Partenaires visés |
Le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
la SODIM, le MAPAQ, le MENV, Environnement
Canada, l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA), la municipalité des
Îles-de-la-
Madeleine, le Ministère des Affaires Municipales et de la Métropole (MAAM), le
CLD, la SADC,
le Ministère des Régions, le CRCD, Résidents, etc.
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Coûts |
Première phase – Caractérisation des sources de pollution :
Main-d’œuvre 20 465.00 $
Matériel et équipement 2 600.00 $
Autres frais 3 750.00 $
Total du projet
26 815.00 $
Deuxième phase – Mise en œuvre des plans d’action pour réduire les sources de pollution :
Le coût de cette phase ne peut pas encore être établi avec certitude.
Cependant, nous pouvons
déjà avoir une idée des coûts pour chacun des secteurs identifiés au cours de
la première phase,
en se basant sur les coûts estimés des différents systèmes d’épuration
proposés.
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Échéancier |
Première phase : 2000 – 2001 (réalisée)
Deuxième phase : 2002 – 2004
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Indicateurs |
Nombre de sources de pollution qui seront résolues.
Nombre des secteurs réouverts
|
Références |
DUCHESNE, J.-F., J.CHARTRAND ET D. GAUVIN
(1997). Synthèse des connaissances sur les risques à la
santé reliés aux usages du Saint-Laurent dans le secteur d’étude Golfe du
Saint-Laurent – Baie des Chaleurs.
Centre de santé publique de Québec, Direction de santé publique Gaspésie
– Îles-de-la-Madeleine, Direction de
santé publique de la Côte-Nord, ministère de la santé des Services sociaux du
Québec, Santé Canada.
ENVIRONNEMENT CANADA (1999). Programme de
salubrité des eaux coquillières. Recommandation de
classification. Direction de la
Protection de l’Environnement - Région du Québec, Éditeur officiel.
ENVIRONNEMENT CANADA (2000). La protection
du milieu aquatique ; Le programme de salubrité des
eaux coquillières : pour la protection de la santé, Québec, Éditeur officiel.
PÊCHES ET OCÉANS ET ENVIRONNEMENT CANADA
(1992). Programme canadien de contrôle de la
salubrité des mollusques, Chapitre 2 : Étude et classification des
secteurs coquilliers, Éditeur
officiel.
PESCA Environnement (2000). Classification
des secteurs coquilliers de la Baie-des-Chaleurs/Gaspé sud
selon leur potentiel de réouverture.
Rapport d ‘étude (version finale) remis au Comité de la Zone
d’intervention prioritaire (ZIP) Baie de Chaleurs. 96 pages + 12 annexes.
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Identification |
Thématique : Santé humaine
Priorité visée :
Assurer une meilleure gestion des eaux usées des maisons isolées.
Diminuer de 50 % les rejet des eaux usées d’ici huit ans.
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Nom du projet |
Inventaire des systèmes de traitement des eaux usées des résidences isolées
|
Localisation |

|
Problématique |
Les Îles-de-la-Madeleine sont situées au cœur du Golfe du Saint-Laurent, à
225 km de la
Gaspésie, 145 km de Terre-Neuve et 80 km de l’Île-du-Prince-Édouard.
Essentiellement
constitué de cordons dunaires, de milieux humides et de plans d’eau intérieurs,
l’archipel est un
ensemble complexe d’écosystèmes fragiles intimement reliés entre eux et avec le
milieu humain.
Dans ce contexte d’isolement relatif par rapport au continent et à ses
ressources, il n’est pas
étonnant que l’économie des Îles et le mode de vie de ses habitants reposent en
grande partie
sur les ressources de l’archipel.
Ainsi, l’approvisionnement en eau potable se fait exclusivement au niveau de
la nappe phréatique
dont la qualité des eaux est en grande partie assurée par la capacité
d’épuration des nombreux
milieux humides de l’archipel. Or, ces derniers, de même que la plupart des
plans d’eau intérieurs,
subissent de fortes pressions du fait de leur utilisation importante par la
population locale et par
des touristes de plus en plus nombreux. Chasse, pêche, cueillette des fruits
sauvages, récolte des
mollusques et activités récréotouristiques constituent autant de pressions pour
ces milieux naturels,
à la fois très fragiles et indispensables à la vie madeleinienne. Il est donc
nécessaire de contrôler et
de réduire autant que possible les sources de pollution qui pourraient altérer
les écosystèmes
naturels, particulièrement les milieux humides et les plans d’eau, et causer
ainsi des problèmes
de santé publique.
Parmi ces sources de pollution potentielles, les eaux usées domestiques
ressortent comme une
priorité de la plupart des consultations publiques. À l’heure actuelle, il
existe sur l’archipel cinq
stations d’assainissement des eaux usées municipales en opération, qui
utilisent la méthode des
étangs aérés et desservent le district de Cap-aux-Meules ainsi qu’une partie
des districts de
Havre-aux-Maisons, Fatima, Havre-Aubert et Étang-du-Nord. Cependant, ces
stations
desservent moins de 40 % de la population des Îles et, des 60 %
restant, environ la moitié
utilise des puisards ou des installations septiques non conformes. En effet,
pour être conforme,
une installation septique doit comprendre une fosse septique, bien sûr, mais
aussi un élément
épurateur qui répartit les eaux sur une surface importante du terrain
récepteur : les eaux, en
s’infiltrant à travers le sol, tirent partie de son pouvoir de filtration et de
l’action purificatrice
des micro-organismes qu’il contient. Or beaucoup de système sont dépourvus
d’élément
épurateur, parfois constitués de vieux réservoirs tenant lieu de fosses
septiques ou trop peu
accessible pour être vidangés, et même quand un élément épurateur est présent,
il n’est pas
toujours adapté au type de sol, au relief du terrain ou aux caractéristiques de
la résidence
qu’il dessert (durée d’occupation, nombre d’occupants, etc.). Les eaux usées
ruissellent
alors, via les canaux, les tranchées et les cours d’eau, vers les lagunes et le
milieu marin,
constituant autant de risques potentiels de contamination de la nappe
phréatique ou des
ressources halieutiques traditionnellement consommées.
Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de dégager un portrait
réaliste de la gestion
des eaux usées des résidences isolées, afin de pouvoir cibler les habitations
non conformes
et prévenir ainsi efficacement les risques que ces sources de contamination
font peser sur la
santé publique.
|
Solution envisagée |
Première phase :
En premier lieu, il est nécessaire de faire un inventaire des systèmes de
traitement de l’archipel.
Un questionnaire a été élaboré à cet effet et une opération de porte-à-porte a
permis de recueillir
les informations nécessaires.
Deuxième phase :
Un plan de gestion des résidences isolées sera tout d’abord mis en place à
partir des informations
recueillies lors de la première phase. Ce plan prévoit notamment la mise en
œuvre d’une vidange
régulière (tous les deux ans) des fosses septiques de ces résidences. À plus
long terme, cette
deuxième phase vise la mise en conformité progressive des résidences isolées,
au rythme
d’environ 200 habitations par an. Un plan d’action doit donc être réalisé à cet
effet.
|
Avantages |
La première phase de cette étude devrait permettre d’obtenir un portrait
éclairé de la gestion des
eaux usées des résidences isolées de l’archipel, et de cibler ainsi les zones
d’intervention
prioritaires. L’analyse des questionnaires et des autres informations obtenues
donnera également
à la municipalité des Îles-de-la-Madeleine une bonne idée des quantités de
boues à traiter.
La seconde phase permettra, à la lumière des renseignements obtenus, la mise
en œuvre d’une
gestion raisonnée des eaux usées des résidences isolées. La mise en conformité
progressive des
systèmes d’épuration devrait avoir des répercussions positives sur la qualité
des milieux naturels
environnants et diminuer ainsi les risques de contamination bactériologique.
À plus long terme, la réalisation de ce projet pourrait marquer le passage
d’une gestion
municipale (voire individuelle) des boues d’épuration à une gestion régionale.
La municipalité des
Îles est à mettre en place un centre de traitement des boues pour l’ensemble de
l’archipel.
|
Faisabilité |
La première phase de ce projet a déjà été réalisée et les données
recueillies sont en cours
d’analyse. Par ailleurs, la réalisation des étapes ultérieures devrait être
facilitée par la somme
importante de données déjà recueillies (résultats des questionnaires, données
numérisées sur les
types de sol, etc.) et par la prise de conscience du milieu dans ce domaine. Il
semble en effet que
la problématique soit bien comprise par la population, ce qui constitue un
atout majeur dans la
mise en œuvre du plan de gestion.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
Ministère des Affaires Municipaux (MAMM), MENV
et Centre Local d’Emploi.
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Coûts |
Première phase :
Total du projet
53 470.00 $
Deuxième phase :
Les coûts reliés à la réalisation de cette seconde phase restent à déterminer.
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Échéancier |
Première phase : 2000-2001 (réalisée)
Deuxième phase : 2001-2005
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Indicateurs |
Nombre de résidences isolées qui seront mises en conformité.
Nombre de maisons dont la fosse septique sera vidangée régulièrement.
|
Références |
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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Identification |
Thématique : Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorité
visée :
Augmenter la sensibilisation et l’éducation auprès de la population.
Sensibilisation à la défense de l’habitat madelinot.
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Nom du projet |
Sensibilisation aux problématiques environnementales des Îles-de-la-Madeleine.
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Localisation |

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Problématique |
Situé au cœur du golfe du Saint-Laurent, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
est constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux, dont six sont reliés entre eux par des cordons
littoraux. Ce territoire très
particulier, où l’influence de la mer se fait partout profondément sentir,
abrite des milieux naturels
uniques à l’échelle du Québec. Ainsi, les milieux dunaires constituent presque
30 % de la surface
des terres émergées, alors que les plans d’eau intérieurs, essentiellement
composés de lagunes et
de baies en relation plus ou moins étroite avec la mer, occupent une superficie
encore deux fois
plus grande (122 km2). Forêts et milieux humides représentent
les autres principaux milieux naturels
de l’archipel et, s’ils ne sont pas spécifiques aux milieux côtiers, ils sont
néanmoins soumis aux
mêmes fortes influences maritimes que le reste du territoire madelinot.
La plupart de ces milieux naturels sont généralement considérés comme étant
d’une grande
importance écologique. Les lagunes, très productives, offrent des conditions
idéales pour la
croissance de nombreuses espèces. Les milieux humides, riches et diversifiés,
constituent un
système de filtration qui assure la qualité de la nappe phréatique. La dune
bordière protège
les terres intérieures contre les vents et les inondations. L’importance de la
forêt est ici
grandement augmentée par les conditions particulières qui caractérisent les
Îles : son rôle de
protection vis-à-vis des vents et sa rareté au sein de l’archipel y contribuent
notamment. Par
ailleurs, ces fonctions ne sont pas sans répercussion sur l’environnement
humain. Ainsi, la
protection contre les vents et les inondations permet d’éviter des dommages
importants au
réseau routier et aux autres aménagements. De plus, la nappe phréatique constitue
la seule
source d’eau potable aux Îles-de-la-Madeleine, ce qui rend d’autant plus
importants les
milieux naturels contribuant à la protéger de la contamination par l’eau de mer
(milieux
dunaires et humides) ou encore à en entretenir la qualité (rôle de filtration
des milieux
humides).
Or, ces milieux, si utiles aux environnements naturel et humain, subissent
de fortes contraintes
du fait des conditions particulières qui règnent au sein de l’archipel. Les
vents continus et
souvent violents, les embruns salés, les vagues et les tempêtes fréquentes sont
autant de
paramètres propres aux milieux insulaires marins qui contribuent à perturber
les milieux
naturels. Ainsi, dans les milieux forestiers, la régénération des arbres est
souvent très lente
du fait de ces facteurs, voire même inexistante dans les endroits les plus
exposés aux vents
dominants. Cette altération de la croissance s’étend d’ailleurs à la plupart
des espèces
végétales, et rend d’autant plus préjudiciables les dommages qui peuvent leur
être causés.
Les effets de la destruction de la végétation sont particulièrement frappants
quand on
s’intéresse au milieu dunaire. En effet, les dunes sont issues d’accumulations
locales de sable,
progressivement stabilisées par la végétation : si des dégâts importants
sont causés à cette
dernière, les vents violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de
rendre les dunes à leur
mobilité originelle! De plus, les milieux dunaires sont étroitement associés à
d’autres milieux
naturels (lagunes, milieux humides, etc.), dont la qualité dépend de
l’intégrité des dunes.
Les milieux naturels particuliers des Îles-de-la-Madeleine, en plus
d’assurer d’importantes
fonctions écologiques, sont donc aussi très fragiles, du fait des fortes
pressions que font peser
sur eux les conditions locales (vents, air salin, etc.), mais aussi à cause des
relations étroites
qui existent entre eux.
À ces pressions naturelles, s’ajoute l’utilisation intense du territoire par
la population locale.
En effet, la densité de population assez importante et l’isolement relatif qui
caractérisent
l’archipel sont à l’origine d’une exploitation intensive des milieux et des
ressources naturelles.
La pêche, la récolte des mollusques, le développement de la mariculture, la
cueillette des fruits
sauvages, la chasse, etc. sont autant d’activités traditionnelles qui
sollicitent ces écosystèmes
fragiles. Or, si ces activités en elles-mêmes ne constituent pas, en général,
une menace pour
l’environnement naturel, certaines s’accompagnent d’une circulation de
véhicules motorisés,
souvent hors route, qui constitue l’une des principales problématiques dans ce
domaine. La
sensibilisation à la protection des milieux naturels est donc également
essentielle dans une
optique de développement durable des activités humaines qui s’y pratiquent.
Et ce, d’autant plus que le développement de l’industrie touristique amène,
année après année,
un nombre de visiteurs croissant : ces dernières années, le nombre de
touristes saisonniers était
deux fois supérieur à la population locale. En outre, avec l’avènement du
tourisme « vert »,
l’utilisation des milieux naturels à des fins de loisirs est de plus en plus
intensive, spécialement
durant la période estivale. L’environnement naturel de l’archipel constitue
donc un attrait majeur
pour cette nouvelle sorte de visiteurs : les passionnés d’écotourisme.
Ainsi, à l’importance
écologique et sociale de la protection et la restauration de l’environnement
naturel, s’ajoute un
poids économique non négligeable. L’industrie touristique représente en effet
le second joueur
d’importance aux Îles-de-la-Madeleine, en termes de retombées économiques.
Pour toutes ces raisons, la préservation de l’intégrité des écosystèmes de
l’archipel, dans un
cadre de développement durable, s’impose comme une nécessité d’un point de vue
biologique,
social et économique.
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Solutions envisagées |
Afin d’éviter, dans la mesure du possible, d’ajouter les activités humaines
aux contraintes
drastiques que le climat local fait peser sur l’environnement naturel, il
convient de faire en sorte
que les utilisateurs de ces milieux prennent conscience de leur fragilité. Or,
à la base de cette
problématique, se trouve l’éducation et la sensibilisation à l’importance des
milieux naturels. Du
fait de la multitude de médias aujourd’hui disponibles pour diffuser des
informations au sein de la
population, plusieurs solutions seront mises en place. Et ce, d’autant plus que
les utilisateurs et les
activités pratiquées dans ces milieux naturels sont aussi extrêmement
diversifiés. Afin de se donner
les moyens de rejoindre toutes ces cibles potentielles, plusieurs techniques
seront employées
depuis la réalisation de publications écrites, électroniques et vidéos, jusqu’à
la mise en place
d’activités d’interaction avec le public. La présente fiche ne constitue donc
pas un projet unique,
mais plutôt un ensemble d’actions s’inscrivant dans une logique de
sensibilisation.
Dans le domaine de l’information écrite et visuelle, Attention FragÎles est à l’origine de la
création d’une revue de sensibilisation au patrimoine naturel des Îles, Mer
nature, dont l’édition,
commencée en 2001, sera poursuivie en 2003. De plus, deux séries de fiches
d’identification,
portant respectivement sur la faune et la flore en péril aux
Îles-de-la-Madeleine, ont été réalisés.
Ces publications sont distribuées dans plusieurs points de vente (commerces,
ATR, etc.) aux
Îles. Mentionnons qu’un kiosque de sensibilisation sur les espèces en péril a
été installé dans les
locaux de l’ATR des Îles. De plus, une exposition sur les principaux milieux
naturels des
Îles-de-la-Madeleine (dunes, forêt, milieux humides et lagunes) sera
confectionné afin de les
mettre en valeur et de sensibiliser la population et les visiteurs quant à
leurs richesses et fragilité.
En ce qui concerne l’information vidéo,
la production d’un document télévisé sur les espèces
en péril sera réalisée. De plus, l’organisme réunira des images recueillies au
cours des années
pour élaborer un document de sensibilisation sur les dégâts causés par la
circulation des véhicules
hors-route (spécialement les VTT) dans les milieux naturels, qui sera diffusé,
entre autres, à la
télévision des Îles.
Étant donné l’engouement que suscite actuellement le média Internet, ce dernier ne peut être
ignoré dans une optique de sensibilisation. Attention FragÎles veut donc mettre
en place une page
Web sur le site officiel des Îles-de-la-Madeleine, qui décrira les principales
problématiques
environnementales de l’archipel et les actions en cours dans ce domaine.
Enfin, d’autres activités favorisant les interactions humaines seront également mises en place,
le contact avec la population restant un atout majeur dans le domaine de la
sensibilisation et de
l’information. Attention FragÎles développera et offrira notamment de nouvelles
activités scolaires
sur les espèces en péril et leurs habitats et ce, dans le but de mettre en
œuvre la partie s
ensibilisation du Plan de conservation des habitats des espèces en péril. De
nouvelles activités
de sensibilisation seront également développées, pour être présentées lors du
concours annuel
de châteaux de sable. Il ne fat pas oublier que cet organisme utilise les
médias locaux pour faire
de la sensibilisation concernant les espèces menacées et en péril.
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Avantages |
D’un point de vue général, ces activités de sensibilisation permettront de
faire valoir, aux yeux de
la population locale et des visiteurs saisonniers de l’archipel, l’importance
des milieux naturels et
de leur préservation. Une meilleure connaissance des diverses fonctions
qu’assurent ces
, mais aussi des activités qui y sont reliées, devrait en effet favoriser le
développement de réflexes
et de comportements pertinents pour en assurer la protection. La diversité des
actions entreprises
et des moyens de diffusion employés représente un atout dans cette démarche de
sensibilisation,
dans la mesure où elle permet d’atteindre un plus large éventail de la
population.
L’utilisation des médias locaux garantira une bonne diffusion de l’information
au sein de la
population madelinienne. La présence d’une revue locale de sensibilisation au
patrimoine naturel
permettra en outre à cette dernière de mettre à jour ses connaissances dans le
domaine et de
suivre l’évolution des dossiers environnementaux, plus efficacement que dans le
cas de publications
ponctuelles. De plus, le fait de prendre le problème à la base, en développant
des activités
d’éducation et de sensibilisation dans le milieu scolaire, est un gage de
succès supplémentaire.
En effet, en plus de représenter l’avenir de l’archipel, les enfants ont
souvent un accès privilégié
à l’oreille de leurs parents et des autres membres de la famille, et devraient
donc participer à leur
sensibilisation.
Par ailleurs, la création d’une page WEB présentant les principales
problématiques
environnementales et les activités prévues dans le domaine, permet de tirer
parti des techniques
de communication les plus récentes. Un autre avantage provient du fait que
cette page fera partie
du site officiel des Îles-de-la-Madeleine : ce dernier est en effet une
référence pour les nombreux
visiteurs saisonniers, qui seront ainsi informés, avant même leur arrivée sur
l’archipel, des
problématiques environnementales locales et des comportements appropriés.
La sensibilisation de ces visiteurs, occasionnels mais néanmoins très
nombreux, est d’ailleurs
l’objectif spécifique de certaines des solutions proposées, comme
l’installation d’un kiosque
d’information dans les locaux de l’ATR. Cette démarche est indispensable dans
la mesure où
la densité de population constitue un facteur aggravant dans toutes ces
problématiques
environnementales et où le nombre annuel de touristes représente plus de deux
fois l’ensemble
de la population madelinienne. Cette catégorie de public sera également
approchée lors de
certaines activités récréatives, comme le concours de châteaux de sable
organisé chaque
année, ainsi qu’à travers la revue Mer nature.
|
Faisabilité |
Attention FragÎles a pour mandat principal de promouvoir la conservation et
la mise en valeur du
patrimoine naturel des Îles-de-la-Madeleine. À ce titre, l’organisme est actif
depuis plus de dix ans
dans la sensibilisation de la population comme dans la protection et la
restauration des milieux
naturels. Au cours des années, il s’est ainsi progressivement intégré au sein
du milieu, développant
de nombreuses relations avec la population, les intervenants et les médias
locaux. Ces relations
s’avèreront utiles lors de la réalisation des différentes activités de sensibilisation
prévues.
Par ailleurs, l’expertise de l’organisme lui-même, en termes de
sensibilisation aux problématiques
environnementales, est importante et généralement reconnue dans le milieu. De
plus, bon nombre
de données, de documents et de matériaux sont déjà disponibles, ce qui
facilitera la mise en
œuvre des différentes solutions envisagées plus haut.
En outre, Attention FragÎles met sur pied, depuis plus de dix ans, des
programmes éducatifs sur
la protection des espèces en péril et de leurs habitats, et les nouvelles
activités scolaires prévues
assureront la continuation de cette démarche.
Enfin, plusieurs des solutions proposées sous-entendent des interactions
avec le public visé ou
les partenaires de réalisation (ATR, institutions scolaires, médias locaux,
etc.). L’implication du
milieu est en effet une condition nécessaire à une bonne perception de la part
du public.
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Partenaires visés |
Attention FragÎles, ATR des Îles,
CTMA, compagnies aériennes, Commission scolaire,
Corporation des châteaux de sable, Environnement Canada - Service canadien de
la faune,
MENV, CRCDGIM, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine, Club Vacances « Les
Îles »,
Association des Chasseurs et Pêcheurs Sportifs des Îles, Club VTT, Aquarium des
Îles,
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, etc.
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Coûts |
Les principales activités de sensibilisation, prévues et/ou réalisées, qui
sont regroupées dans la
présente fiche proviennent en fait de plusieurs projets différents. Il est donc
difficile de déterminer
précisément les coûts pour chacune de ces activités séparément.
Un ordre de grandeur est cependant fourni par les dépenses d’une année de
fonctionnement
(2000), correspondant essentiellement à des activités de sensibilisation.
Ainsi, nous estimons
environ 140 000.00$/année pour assurer la continuité des actions entreprises.
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Échéancier |
Mer nature Aux deux ans
Fiches d’identification 2001 (réalisées)
Kiosque de sensibilisation 2001 (réalisé)
Exposition « Milieux de vie » 2002 - 2003
Document télévisé « espèces en péril » 2002 - 2003
Document vidéo VTT 2002 - 2003
Page WEB 2003 - 2004
Activités scolaires Annuellement
Campagne de sensibilisation médiatique sur les espèces en péril Annuellement.
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Indicateurs |
Nombre d’exemplaires de la revue Mer nature vendus.
Nombre de fiches d’identification distribuées (total et kiosque ATR).
Nombre de visiteurs sur le site Web (compteur).
Nombre d’activités scolaires réalisées.
Nombre de personnes touchées lors des activités de sensibilisation.
Nombre de personnes ayant répondu au sondage.
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Références |
Cela dépendra du sujet abordé à chaque activité.
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Identification |
Thématique : Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorité visée : Plan
de sensibilisation aux lagunes et plans d’eau intérieurs.
Sensibiliser les responsables à effectuer un contrôle rigoureux de
réglementation sur le déballastage.
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Nom du projet |
Sensibilisation aux problématique environnementales des eaux des Îles-de-la-Madeleine.
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Localisation |

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Problématique |
Situé au cœur du golfe du Saint-Laurent, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
est constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux, dont six sont reliés entre eux par des cordons
littoraux. Ce territoire très
particulier, où l’influence de la mer se fait partout profondément sentir,
abrite des milieux naturels
uniques à l’échelle du Québec. En plus des nombreux milieux côtiers qui
caractérisent les paysages
insulaires, les plans d’eau intérieurs, essentiellement composés de lagunes et
de baies en relation
plus ou moins étroite avec la mer, occupent une superficie très importante
(122 km2). Parmi les
milieux qui sont en général associés à ces plans d’eau, on note essentiellement
les milieux dunaires,
qui constituent presque 30 % de la surface des terres émergées, ainsi que
de nombreux milieux
humides.
La plupart de ces milieux naturels sont généralement considérés comme étant
d’une grande
importance écologique. Les lagunes, très productives, offrent des conditions
idéales pour la
croissance de nombreuses espèces. Les milieux humides, riches et diversifiés,
constituent un
système de filtration qui assure la qualité de la nappe phréatique. La dune
bordière protège
les terres intérieures contre les vents et les inondations. Par ailleurs, ces
fonctions ne sont pas
sans répercussion sur l’environnement humain. Ainsi, la protection contre les
vents et les
inondations permet d’éviter des dommages importants au réseau routier et aux
autres
aménagements. De plus, la nappe phréatique constitue la seule source d’eau
potable aux
Îles-de-la-Madeleine, ce qui rend d’autant plus importants les milieux naturels
contribuant à la
protéger de la contamination par l’eau de mer (milieux dunaires et humides) ou
encore à en
entretenir la qualité (rôle de filtration des milieux humides).
Or, ces milieux, si utiles aux environnements naturel et humain, subissent
de fortes contraintes
du fait des conditions particulières qui règnent au sein de l’archipel. Les
vents continus et
souvent violents, les embruns salés, les vagues et les tempêtes fréquentes sont
autant de
paramètres propres aux milieux insulaires marins qui contribuent à perturber
les milieux
naturels. Ainsi, la régénération de la végétation est souvent très lente du
fait de ces facteurs,
voire même inexistante dans les endroits les plus exposés aux vents dominants.
Cette
ltération de la croissance rend d’autant plus préjudiciables les dommages qui
peuvent leur être
causés. Les effets de la destruction de la végétation sont particulièrement
frappants quand on
s’intéresse au milieu dunaire. En effet, les dunes sont issues d’accumulations
locales de sable,
progressivement stabilisées par la végétation : si des dégâts importants
sont causés à cette
dernière, les vents violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de
rendre les dunes à leur
mobilité originelle ! Or, ces milieux dunaires sont étroitement associés à
d’autres milieux
naturels (lagunes, milieux humides, etc.), dont la qualité dépend de
l’intégrité des dunes qui les
protègent des phénomènes d’inondation (contamination par l’eau de mer) ou
d’ensablement.
Ces milieux naturels, en plus d’assurer d’importantes fonctions écologiques,
sont donc aussi
très fragiles, du fait des fortes pressions que font peser sur eux les
conditions locales (vents,
air salin, etc.), mais aussi à cause des relations étroites qui existent entre
eux.
À ces pressions naturelles, s’ajoute l’utilisation intense du territoire par
la population locale. En
effet, la densité de population assez importante et l’isolement relatif qui
caractérisent l’archipel
sont à l’origine d’une exploitation intensive des milieux et des ressources
naturelles. La pêche, la
récolte des mollusques, le développement de la mariculture, la cueillette des
fruits sauvages, la
chasse, etc. sont autant d’activités traditionnelles qui sollicitent ces
écosystèmes fragiles. La
sensibilisation à la protection des milieux naturels et de leurs ressources est
donc également
essentielle dans une optique de développement durable des activités humaines
qui s’y pratiquent.
Et ce, d’autant plus que le développement de l’industrie touristique amène,
année après année,
un nombre de visiteurs croissant : ces dernières années, le nombre de
touristes saisonniers était
deux fois supérieur à la population locale. En outre, avec l’avènement du
tourisme « vert »,
l’utilisation des milieux naturels à des fins de loisirs est de plus en plus
intensive, spécialement
durant la période estivale. L’environnement naturel de l’archipel constitue
donc un attrait majeur
pour cette nouvelle sorte de visiteurs : les passionnés d’écotourisme.
Ainsi, à l’importance
écologique et sociale de la protection et la restauration de l’environnement
naturel, s’ajoute
un poids économique non négligeable. L’industrie touristique représente en
effet le second joueur
d’importance aux Îles-de-la-Madeleine, en termes de retombées économiques.
Encore selon le point de vue économique et considérant notre réalité
insulaire, il y a plusieurs
bateaux qui viennent d’ailleurs pour l’approvisionnement des marchandises ou
autres. Ces
bateaux doivent respecter la réglementation concernant les eaux de ballast. Au
début des années
1980, les compagnies devaient assurer le contrôle du déballastage. Toutefois,
depuis 1994,
c’est le Ministère Pêches et Océans Canada (MPO) qui se charge d’effectuer le
contrôle auprès
des bateaux qui doivent changer leurs eaux de ballast à cinq milles de l’entrée
du fleuve, soit à
dix milles des Îles. À chaque fois qu’un bateau entre dans un port des Îles, le
capitaine a le
devoir d’effectuer un rapport qu’il remet au MPO, bureau régional, ou à la
compagnie avec
qui il fait l’affaire, que par la suite le remettra au MPO, comme c’est le cas
des Mines Seleine.
Quand les capitaines livrent la marchandise toujours à une même compagnie,
celle-ci se
charge de lui sensibiliser sur l’importance de la rigueur du suivi du protocole
de déballastage.
Cependant, lors des arrivés sporadiques, certains capitaines ne sont pas
conscients du
problème ce qui peu occasionner de sérieux risques pour l’environnement marin
et à la
limite à ses utilisateurs. Cette problématique inquiète beaucoup la population
qui n’est pas au
courant de ce que se fait à ce sujet présentement.
Pour toutes ces raisons, dans une optique de développement durable, la
préservation de
l’intégrité des écosystèmes de l’archipel, et plus particulièrement des milieux
côtiers, plans
d’eau intérieurs, milieux humides et milieux dunaires associés, s’impose comme
une nécessité
d’un point de vue biologique, social et économique.
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Solutions envisagées |
Dans ce contexte, la sensibilisation et l’information sont à la base d’une
gestion durable des
ressources environnementales et des activités humaines qui leurs sont
associées. En effet, afin
d’éviter, dans la mesure du possible, d’ajouter ces activités humaines aux
contraintes drastiques
que le climat local fait peser sur l’environnement naturel, il convient de
faire en sorte que les
utilisateurs de ces milieux prennent conscience de leur fragilité. C’est
pourquoi le Comité ZIP des
Îles a prévu plusieurs démarches de sensibilisation dans le cadre de projets
concernant différentes
problématiques environnementales de l’archipel. Selon le cas, la
sensibilisation peut constituer
l’objectif principal du projet, ou représenter une phase de diffusion de
l’information au sein d’un
projet plus large.
Tout d’abord, afin de pallier à un manque d’information concernant la
problématique de
contamination des ressources coquillières
locales, et aux risques pour la santé humaine qui en
découlent du fait de leur cueillette artisanale, un projet de sensibilisation
devrait être élaboré. En
effet, la cueillette des mollusques à des fins personnelles a toujours été
pratiquée aux Îles,
notamment dans les nombreuses lagunes et baies qui caractérisent le paysage
madelinot. La
diffusion d’informations pertinentes, concernant à la fois les sources
potentielles de
contamination des mollusques et les risques qui peuvent être associés à leur
consommation,
est donc essentielle sur l’archipel.
De la même manière, une campagne de sensibilisation serait nécessaire pour
répondre aux
inquiétudes de la population vis-à-vis de la problématique du déballastage. En effet, les
navires approchant du Golfe Saint-Laurent doivent en principe changer leurs
eaux de ballast
au large, afin de minimiser les risques de contamination. Cependant, le peu de
contrôle et
certains exemples récents d’introduction d’espèces non-indigènes, comme la
Moule zébrée
dans le fleuve Saint-Laurent, laissent planer un doute sur l’efficacité du
système. Une campagne
de sensibilisation, auprès des professionnels de la navigation, bien sûr, mais
aussi de la
population en général, permettrait une prise de conscience à ce niveau.
Les accès aux plans d’eau intérieurs
représentent une autre problématique nécessitant une
démarche de sensibilisation. Ces derniers sont en effet sollicités par de
nombreuses activités en
dépit du fait qu’ils abritent ou sont bordés par des milieux particulièrement
sensibles. Dans ce
contexte, une rationalisation intelligente des accès et des utilisations passe
nécessairement par
une gestion intégrée, qui nécessite la participation active de toutes les
parties utilisatrices d’une
zone donnée. Un inventaire complet des utilisation et accès de ces plans d’eau,
avec
consultation des utilisateurs et intervenants concernés, serait donc
indispensable à ce niveau et
fournirait un outil de gestion efficace. Cependant, une telle démarche ne
saurait porter fruit sans
une campagne de sensibilisation auprès de la population, mais aussi des
nombreux visiteurs
saisonniers.
La dernière démarche de sensibilisation jugée prioritaire concerne la
problématique des déchets
en milieu naturel – mer, plages, lagunes. Un nettoyage devrait en effet être effectué, au moins
dans certains secteurs ou de nombreux déchets se sont accumulés, au cours de
l’histoire de
l’archipel, sur les berges, sur les plages et sur le fond de l’eau. Là encore,
dans la mesure où
cette problématique provient en grande partie de comportements inadaptés et
d’un manque
de connaissances quant à leurs conséquences possibles, toute intervention dans
ce domaine
devrait être complétée d’une diffusion des informations pertinentes et des
résultats obtenus au
sein de la population, des visiteurs saisonniers et principalement des
utilisateurs des milieux visés.
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Avantages |
D’une manière générale, les avantages reliés aux démarches de
sensibilisation sont d’augmenter
les connaissances de la population et des visiteurs concernant l’environnement
naturel de l’archipel
et les problématiques qui lui sont associées, et de faire ainsi ressortir
l’importance de ces milieux et
la nécessité de les préserver. Une meilleure connaissance des diverses
fonctions qu’assurent ces
écosystèmes, mais aussi des activités qui y sont reliées, devrait en effet
favoriser le développement
de réflexes et de comportements pertinents pour en assurer la protection.
Dans le cas des ressources coquillières,
la démarche sera d’informer et de sensibiliser la
population et les visiteurs sur cette problématique, particulièrement
importante étant donné
l’environnement et le mode de vie madelinot. Bien sûr, l’objectif principal, à
savoir de rendre les
gens plus vigilants lors de la cueillette et la consommation de mollusques, ne
vise pas directement
la préservation d’un milieu ou d’une ressource naturelle. Cependant, le fait
d’insister sur les causes
potentielles de contamination de ces mollusques et sur les risques de santé
humaines qui sont
associés à leur consommation devrait susciter une prise de conscience vis-à-vis
l’importance de
préserver les milieux naturels. La gestion des eaux usées de résidences
isolées, qui constitue la
principale source potentielle de contamination pour les ressources
coquillières, pourrait
notamment profiter de cette conscientisation de la population et des décideurs
locaux.
En ce qui concerne la problématique du déballastage, il est essentiel de sensibiliser les
professionnels concernés qui le sont pas encore, aux risques qui seraient
encourus si le
protocole de déballastage n’est pas suivi. L’information devrait également circuler
à travers
la population locale, particulièrement concernée du fait du mode de vie de
l’archipel. En effet,
du fait de la présence de vastes plans d’eau intérieurs en relation avec la
mer, de l’exploitation
traditionnelle des nombreuses ressources halieutiques locales et du
développement important
de la mariculture, les conséquences d’une contamination accidentelle (chimique
ou biologique)
seraient dramatiques pour l’environnement naturel comme pour l’économie locale.
Tout doit
donc être mis en œuvre pour prévenir un tel « accident » et la
sensibilisation constitue l’un
des meilleurs moyens d’y parvenir, même si cette démarche devrait idéalement
être combinée
à l’exercice d’un certain contrôle.
Dans le cadre de la rationalisation des accès aux plans d’eau intérieurs, l’outil de gestion
obtenu suite à l’inventaire des utilisations et des accès ne saurait être
réellement efficace sans
qu’une mini-campagne de sensibilisation ne vienne compléter la démarche.
Celle-ci portera
sur l’importance de préserver l’intégrité des plans d’eau intérieurs et des
milieux associés
dans une optique de développement durable, en insistant sur l’importance
particulière des
berges de ces plans d’eau et sur les impacts qui peuvent découler de leur
perturbation. La
diffusion de ces informations devrait entraîner une modification des
comportements et
permettre, à plus long terme, de préserver les milieux naturels associés aux
plans d’eau tout
en profitant des activités qui peuvent s’y pratiquer.
Enfin, le projet de nettoyage des milieux naturels s’inscrivant dans une optique de
conservation, de protection et de développement durable, l’un des objectifs
majeurs est la
diffusion des informations et résultats au sein de la population, des touristes
et des utilisateurs
des milieux visés. En effet, si le nettoyage en lui-même permet, à court terme,
de régler
certaines conséquences de cette problématique, seules des activités de
sensibilisation pourront
favoriser une modification des comportements qui sont à l’origine du problème.
Là encore, seule
une prise de conscience de l’importance et de la fragilité de ces milieux,
ainsi que des
conséquences qu’un geste en apparence banal peut avoir sur ces derniers, serait
un gage de
réussite à long terme.
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Faisabilité |
De manière générale, la multiplicité des médias aujourd’hui disponibles
facilite grandement les
démarches de sensibilisation et de diffusion de l’information. De plus, une des
caractéristiques
des milieux insulaires est qu’il est relativement aisé de rejoindre la totalité
de la population. Dans
le cas des Îles-de-la-Madeleine, ces activités profitent aussi, en règle
générale, d’une implication
importante des intervenants du milieu. Par ailleurs, toutes ces problématiques
touchent, de près
ou de loin, les plans d’eau intérieurs de l’archipel. Or, dans le cadre d’un
autre projet, le Comité
ZIP des Îles a participé à la création de plusieurs comités de gestion intégrée
(un pour chacun
des cinq principaux plans d’eau). Ces comités, qui regroupent l’essentiel des utilisateurs
et des
intervenants concernés, sont donc bien conscients de ces différents problèmes
et pourront
apporter un soutien important à toutes ces démarches de sensibilisation.
Pour ce qui est de la problématique des ressources coquillières, la sensibilisation étant
l’objectif même du projet, l’information devra circuler à travers autant de
médias différents
que possible. De plus, étant donné la nature du problème, on devra distinguer
la diffusion
d’informations en général (conférence de presse, articles de journaux,
dépliants, info-
publicité, capsules radio, etc.) et la signalisation qui permettra, sur le
terrain, de rejoindre
plus spécifiquement les cueilleurs de mollusques (panneaux informatifs). Par
ailleurs, la
participation des ministères Pêches et Océans Canada (MPO), Environnement
Canada
et Santé Canada est jugée essentielle dans ce dossier. En effet cette
problématique
touche à la fois la santé humaine et les ressources halieutiques, et
l’implication de ces
ministères donnerait probablement plus de poids à la campagne de
sensibilisation. Dans
ce dossier, un suivi de l’impact de la campagne et une mise à jour régulière
des
informations seraient également souhaitables.
En dehors des panneaux informatifs, tous les médias cités ci-dessus seraient
également
pertinents dans le cadre de la problématique du déballastage. D’autre part, la
participation du MPO, autorité responsable dans ce dossier, est essentielle. Du
fait des
risques encourus en termes de contamination chimique ou biologique, associés à
la grande
fragilité des milieux et ressources qui caractérisent l’archipel, l’implication
d’Environnement
Canada et/ou du ministère de l’Environnement du Québec (MENV) serait également
s
ouhaitable.
Dans le cadre du projet concernant les accès aux plans d’eau intérieurs, la mini-
campagne de sensibilisation sera réalisée auprès des utilisateurs, via les
médias locaux et les
comités de gestion intégrée. Par ailleurs, l’outil de gestion que constituera
le rapport final sera
fourni aux décideurs locaux, mais aussi à l’Association Touristique Régionale
(ATR) des
Îles-de-la-Madeleine, qui pourra ainsi assurer la sensibilisation des visiteurs
à la nécessité
d’une utilisation rationnelle des accès.
Enfin, le projet de nettoyage des milieux naturels mettra en œuvre plusieurs actions pour
assurer la diffusion des informations et la sensibilisation de la population à
cette problématique.
Tout d’abord, les médias locaux (journaux, radio, etc.) permettront de tenir la
population
informée de l’évolution du projet au cours des différentes étapes de
réalisation. Par ailleurs,
des expositions seront réalisées à partir de textes de sensibilisation, de
photos prises au
cours des activités de nettoyage et de certains des déchets récoltés.
Présentées dans les
festivals estivaux et dans les établissements scolaires des municipalités
concernées, ces
expositions permettront de rejoindre la population et les visiteurs
saisonniers, mais aussi, en
visant également le milieu scolaire, de prendre le problème à la base. En
effet, en plus de
représenter l’avenir de l’archipel, les enfants ont souvent un accès privilégié
à l’oreille de
leurs parents et des autres membres de la famille, et devraient donc participer
à leur
sensibilisation.
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Partenaires visés |
Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
MPO, Environnement Canada, MENV, Santé Canada,
MRC des Îles, municipalités, ATR des Îles, Comités de gestion des plans d’eau
intérieurs des Îles,
Mines Seleine, Commission Scolaire des Îles, Aquarium des Îles, etc.
|
Coûts |
Certaines des activités de sensibilisation, prévues et/ou réalisées, qui
sont regroupées dans la
présente fiche font partie de projets plus larges. Les coûts des volets de
sensibilisation sont donc
parfois encore à déterminer.
Ressources coquillières :
Campagne de sensibilisation
Main-d’œuvre (conception et mise en œuvre) 8 221.75 $
Matériel et équipement 10 102.46 $
Autres frais 1 642.04 $
Total du projet
19 966.25 $
Suivi et mise à jour
Main-d’œuvre 12 560.80 $
Matériel et équipement 1 600.00 $
Autres frais 2 050.00 $
Total du projet
16 210.80 $
Comme les ressources coquillières sont beaucoup exploitées aux
Îles-de-la-Madeleine, on peu
être appelé à continuer cette campagne de sensibilisation en ajustant à chaque
année.
Déballastage :
Les coûts restent à déterminer.
Accès aux plans d’eau intérieurs :
Les coûts restent à déterminer.
Nettoyage des milieux naturels:
Les coûts restent à déterminer.
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Échéancier |
Ressources coquillières : 2000-2003 (en cours)
Accès aux plans d’eau intérieurs : 2001-2003 (en cours)
Déballastage : 2003
Nettoyage des milieux naturels : 2001-2005 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de personnes touchées lors des activités de sensibilisation.
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Références |
Cela dépendra du sujet abordé à chaque activité.
![]()
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Identification |
Thématique : Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorité visée : Mise en place d’un éco-centre.
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Nom du projet |
Une fenêtre sur l’environnement
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Localisation |

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Problématique |
Situé au cœur du golfe du Saint-Laurent, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
est constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux, dont six sont reliés entre eux par des cordons
littoraux. Ce territoire très
particulier, où l’influence de la mer se fait partout profondément sentir,
abrite des milieux naturels
uniques à l’échelle du Québec. Ainsi, les milieux dunaires constituent presque
30 % de la surface
des terres émergées, alors que les plans d’eau intérieurs, essentiellement
composés de lagunes et
de baies en relation plus ou moins étroite avec la mer, occupent une superficie
encore deux fois
plus grande (122 km2). Forêts et milieux humides représentent
les autres principaux milieux
naturels de l’archipel et, s’ils ne sont pas spécifiques aux milieux côtiers,
ils sont néanmoins
soumis aux mêmes fortes influences maritimes que le reste du territoire
madelinot.
La plupart de ces milieux naturels sont généralement considérés comme étant
d’une grande
importance écologique. Les lagunes, très productives, abritent des conditions
idéales pour la
croissance de nombreuses espèces. Les milieux humides, riches et diversifiés,
constituent un
système de filtration qui assure la qualité de la nappe phréatique. La dune
bordière protège
les terres intérieures contre les vents et les inondations. L’importance de la
forêt est ici
grandement augmentée par les conditions particulières qui caractérisent les
Îles : son rôle de
protection vis-à-vis des vents et sa rareté au sein de l’archipel y contribuent
notamment.
Ces milieux naturels particuliers des Îles-de-la-Madeleine, en plus
d’assurer d’importantes
onctions écologiques, sont donc aussi très fragiles, du fait des fortes
pressions que font peser
sur eux les conditions locales (vents, air salin, etc.), mais aussi à cause des
relations étroites
qui existent entre eux.
À ces pressions naturelles, s’ajoute l’utilisation intense du territoire par
la population locale. En
effet, la densité de population assez importante et l’isolement relatif qui
caractérisent l’archipel
sont à l’origine d’une exploitation intensive des milieux et des ressources
naturelles. La
divulgation de connaissance sur les milieux naturels et leur importance ainsi
que la
sensibilisation à leur protection sont donc essentielles dans une optique de
développement
durable des activités humaines qui s’y pratiquent.
C’est dans cette optique de protection et de mise en valeur de ces milieux
riches et diversifiés,
que nous avons aux Îles, plusieurs zones protégées par un statut, comme la
Réserve
écologique de l’Île Brion, la Réserve nationale de la faune et le Refuge
faunique à la Pointe
de l’Est, le Refuge d’oiseaux migrateurs au Rocher-aux-Oiseaux et deux aires
d’interdiction de
chasse à Havre-aux-Basques et au Portage à Grosse-Île. Comme un statut sans
contrôle ne
constitue pas une protection en soi et que la population est plus encline à
protéger un milieu si elle
comprend son importance, il convient de montrer et d’expliquer à la population
madelinienne et à
ses visiteurs l’importance de ces milieux riches et diversifiés qui constituent
l’archipel des
Îles-de-la-Madeleine.
|
Solutions envisagées |
Le comité de développement touristique de l’Est des Îles a mis sur pieds en
2000 un centre
d’interprétation de l’Est des Îles - « Portes de l’Est » à Grosse-Île. Ce
centre d’interprétation a
connu le succès escompté pendant sa première année d’opération. Maintenant,
pour répondre
partiellement aux priorités émises lors de la mise en œuvre d’un eco-centre, il
faudrait élargir le
mandat des « Portes de l’Est » en établissant un plan de protection et de mise
en valeur de
l’environnement naturel de l’Est des Îles. Ce plan devrait inclure des suivis
environnementaux, des
ouvrages de protection et/ou de mise en valeur et le maintien de guides
d’information afin de mettre
en valeur l’environnement unique et fragile de l’Est des Îles.
En outre, un Institut de sciences et techniques environnementales des
Îles-de-la-Madeleine
pourrait combler en partie le tout. Cet Institut visera entre autres le
développement des
connaissances scientifiques et techniques dans le domaine de l’environnement.
En partenariat
avec les organismes locaux, l’Institut favorisera notamment des activités de
diffusion et de
sensibilisation environnementale aux différents écosystèmes de l’archipel et
aux problématiques
qui leur sont associées.
|
Avantages |
Comme l’Est des Îles est un territoire qui possède presque tous les
écosystèmes existants aux Îles
et que l’on y trouve une grande diversité d’espèces, dont plusieurs à statut
particulier, il est
avantageux d’avoir un centre d’interprétation directement à l’entrée de cette
région. Cela
permettra à la population et aux visiteurs des Îles-de-la-Madeleine de
découvrir cette partie de
l’archipel connaissant sa fragilité et l’importance des milieux qui y sont
présents. De plus, en
comprenant cette région des Îles, nous pouvons déjà comprendre une bonne partie
des richesses
écologiques du territoire Madelinot.
D’une façon plus globale, l’Institut pourra venir combler une lacune assez
importante dans l’archipel
car même s’il y a plusieurs recherches qui se font aux Îles, souvent nous
n’ayons pas accès aux
rapports de ces études. Or, l’Institut aura le mandat de mettre sur pieds et de
gérer un centre de
documentation et collaborer à l’amélioration des bases de données existantes.
L’Institut doit
également se doter d’infrastructures pour l’accueil de chercheurs venant d’ailleurs.
Soulignons que
les Îles par la petitesse du territoire et la diversité de ses écosystèmes et
de ses ressources servent
souvent de laboratoire pour mieux comprendre certains processus
environnementaux. Finalement,
l’Institut prévoit soutenir les activités de sensibilisation qui se
déroulent aux Îles tout en permettant
d’en développer d’autres.
|
Faisabilité |
En mai 2000, il y a eu la formation du comité de développement touristique
de l’Est des Îles,
établissant un partenariat entre les deux communautés linguistiques de l’est
des Îles.
Ce comité s’est donné comme objectifs de:
- catalyser et de canaliser le développement des produits et services
touristiques dans l’Est
et de supporter les promoteurs;
- mettre en place une structure d’interprétation et d’accueil à l’entrée du territoire et;
- assurer une prise en charge par le milieu.
Ayant déjà un organisme du genre dans l’Est des Îles, cela augmente les chances de réussite.
Pour ce qui est de l’institut, il est suggéré d’abord de faire une étude de
faisabilité avant
d’entreprendre sa réalisation comme telle. Il faut souligner que le tout doit
être fait en
concertation avec le milieu et les organismes présents dans la région.
|
Partenaires visés |
Comité de développement de l’Est des Îles, Ministère de l’Environnement du Québec
(MENV), Mines Seleine, Municipalité des
Îles-de-la-Madeleine, Community economic
development and employability commitee (CEDE), Club Vacances « Les Îles »,
Ministère des
Régions, Centre Local d’Emploi (CLE), Développement Économique Canada –
Gaspésie
(DEC), CRCD Gaspésie-Les Îles, Centre Local de Développement (CLD), Société de
la
Faune et des Parcs du Québec (FAPAQ), Service canadien de la faune –
Environnement
Canada (SCF), Patrimoine Canada, Attention FragÎles, Comité ZIP des
Îles-de-la-Madeleine
(appui scientifique).
|
Coûts |
· Portes de l’Est :
Première phase (mise en place):
Préparation des Portes de l’Est 140 217.00$
Construction des Portes de l’Est 103 961.00$
Exposition aux Portes de l’Est 145 186.00$
Aire d’observation 63 000.00$
Programme d’interprétation 35 500.00$
Promotion 9 700.00$
Total du projet 497
564.00$
Deuxième phase : À déterminer
Institut des sciences et techniques environnementales :
Première phase (étude de faisabilité): 200 000.00$
Deuxième phase : À déterminer
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Échéancier |
Portes de l’Est 2001 – 2003 (en cours)
Institut des sciences et techniques environnementales 2001 – 2005 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de visiteurs.
Nombre de chercheurs.
Nombre d’activités de sensibilisation.
Nombre de documents acquis.
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Références |
Cela dépendra du sujet abordé à chaque activité.
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Identification |
Thématique : Protection
et conservation des habitats / Territoires protégés
Protection et restauration des habitats / Restauration de sites naturels
perturbés
Récréotourisme et mise en valeur du territoire
Pêche et aquaculture
Santé humaine
Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorités visées : Plan de gestion des lagunes
et plans d’eau intérieurs.
Prendre les moyens pour impliquer les utilisateurs de plans d’eau (pêcheurs,
aquaculteurs, plaisanciers, etc.).
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Nom du projet |
Gestion intégrée des lagunes et des plans d’eau intérieurs des Îles.
|
Localisation |

|
Problématique |
De façon naturelle, le paysage lagunaire, étroitement lié à celui des dunes
qui le bordent, évolue
suivant les conditions environnementales. Les goulets, par exemple, qui
assurent le renouvellement
des eaux des lagunes, se sont, ouverts, fermés ou déplacés au cours des années,
et ce, sans
interventions humaines. Cependant, depuis les années 1950, l’homme, avec la
construction
d’infrastructures routières et portuaires, a causé des changements sur la
dynamique des lagunes.
Depuis ce temps, les activités pratiquées dans, et autour des lagunes, ainsi
que leurs impacts sur le
milieu, n’ont fait que se multiplier. L’aquiculture, la navigation de
plaisance, la pêche au hareng, à
l’éperlan et à l’anguille, la circulation motorisée, la chasse à la sauvagine,
la cueillette de mollusques,
l’ornithologie et les sports nautiques sont toutes des activités qui sont
pratiquées dans les lagunes,
dans des zones voisines et parfois très proches, qui ne sont pas toutes bien
délimitées. Cette
situation cause parfois des conflits d’utilisation entre les usagers qui, plus
souvent qu’autrement, ne
se consultent pas.
Bon nombre de ces activités ont de plus des impacts nuisibles sur la santé
des écosystèmes. Les
berges sont de plus en plus utilisées par les véhicules motorisés puisque
l’accès aux dunes est plus
restreint suite à l’adoption, par les municipalités, d’un règlement sur la
circulation motorisée hors-
route en juillet 1995. La fréquentation humaine des lagunes laisse des traces
permanentes néfastes
pour la faune et la flore. Des déchets non-dégradables ont été jetés dans le
milieu naturel, sur les
rives et le fond des lagunes. La lagune de Havre-aux-Maisons contient de
nombreuses cages de
métal imposantes et des paniers de plastique. Ces déchets ont été laissés par
des activités aquicoles
sur le homard, effectuées par une compagnie locale qui a opéré de 1981 à 1986.
Les aquiculteurs
actuels frappent régulièrement ces cages et doivent condamner certaines zones
pour leurs travaux.
D’autre part, plusieurs installations majeures sont aussi localisées au
pourtour des lagunes et utilisent
parfois des méthodes et produits dommageables pour les plans d’eau qui les
bordent. Par exemple,
l’aéroport, qui se trouve à proximité de la lagune de Havre-aux-Maisons,
utilise des produits de
déglaçage (urée et glycol) dont les effets sur l’environnement n’ont pas été
évalués en
profondeur - diminution de la concentration d’oxygène dissous dans l’eau. Il
arrive également que
des bouleversements majeurs surviennent dans les lagunes et que les
autorités en place n’interviennent
d’aucune façon ou ne soient tout simplement pas toujours au fait de ce qui s’y
passe.
Malgré une volonté générale de préserver les lagunes et les usages, il y a
donc un manque de
planification d’ensemble qui permettrait de protéger, d’aménager, de mettre en
valeur et d’utiliser
judicieusement les lagunes des Îles. On note, de plus, un manque de
connaissances globales des
lagunes et de localisations des rejets de certaines activités aquicoles
passées, notamment dans la
lagune de Havre-aux-Maisons et de Grande-Entrée, ainsi qu’un manque d’analyse
de l’évolution des
lagunes et des activités anthropiques qui influencent la qualité de ces
milieux.
|
Solutions envisagée |
Vu la complexité de la problématique, il est nécessaire, avant tout,
d’établir un plan d’ensemble des
lagunes qui identifierait précisément les sources de pollution et de
dégradation ainsi que les usagers
par secteurs. Ce projet sera donc développé en deux phases.
Première phase :
Dresser un portrait global des lagunes des Îles-de-la-Madeleine, ce qui n'a
encore jamais été fait
jusqu’à maintenant. Cette vue d'ensemble aidera à mieux planifier la gestion de
ces plans d'eau et
à conserver et/ou améliorer la qualité de ces milieux exceptionnels. De plus,
l'inventaire des sources
de pollution des lagunes et l'identification des utilisateurs et de l’impact de
leurs activités
sur le milieu, dirigeront, par concertation, les actions à entreprendre pour
préserver ou améliorer
(dépendant des zones) la qualité des eaux lagunaires. Pour chacun des
plans d’eau, il s’agit de mettre
en place un comité de gestion intégrée regroupant les principaux
gestionnaires et utilisateurs.
Deuxième phase :
Cette deuxième phase débutera par la consolidation des comités de gestion
intégrée qui devront
ensuite, pour chacun des plans d’eau intérieurs, dégager des priorités d’action
et de gestion. Après
la présentation des résultats de l’étude et suite à une concertation entre les
utilisateurs, les
intervenants et la population, un plan de gestion devrait être établi afin de
satisfaire les besoins de
protection des milieux lagunaires tout en conservant les usages. Selon la
nature des problèmes
ressortis, les actions pourront être, par exemple, un nettoyage des berges
et/ou des fonds,
l’organisation d’activités de sensibilisation, la réouverture de zones coquillières
fermées ou
même l’établissement d’un plan de gestion qui amenuiserait ou préviendrait
d’éventuels conflits
d’utilisation ou de problèmes majeurs de contamination des eaux.
|
Avantages |
Ce portrait des lagunes dotera la population des Îles d'un outil qui lui
fera mieux connaître ses
lagunes et leurs problématiques associées, et qui lui servira à gérer, de façon
durable, ses plans
d'eau de grande importance pour l'écologie et l'économie des Îles.
Les différents comités de gestion intégrée mis en place assureront une
meilleure implication des
gestionnaires et des utilisateurs de ces milieux, et permettront de réaliser le
développement durable
de ces plans d’eau. C’est-à-dire, ils permettront de trouver un équilibre entre
la protection des
milieux et le développement économique, dans le respect de tous.
|
Faisabilité |
L’implication des utilisateurs, des intervenants et de la population est
primordiale pour la réalisation
et la mise en œuvre d’un plan de gestion des lagunes et des plans d’eaux
intérieurs des Îles-de-la-
Madeleine.
|
Partenaires visés |
Le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine
(mise en place et coordination des comités), le
programme Interactions Communautaires de Saint-Laurent Vision 2000, le MPO, le
MAPAQ,
la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, le Centre local de développement
(CLD) des Îles, la
Société d’Aide au Développement des Collectivités (SADC), Association des
Pêcheurs, etc.
Plusieurs autres intervenants ou usagers peuvent être appelés à participer
dans une ou plusieurs
des actions à entreprendre après l’acquisition des connaissances.
|
Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (inventaire et rapport, incluant le bénévolat) 43 354.00 $
Matériel et équipement (informatique et bateau) 4 800.00 $
Autres frais (déplacement, location des salles et gestion de projet) 8 200.00 $
Total du projet 56 354.00 $
Deuxième phase :
Main d’œuvre (coordination et
confection des fiches techniques, incluant le bénévolat)
50 828.00 $
Matériel (de bureau) et équipement (informatique) 6 675.00 $
Autres frais (déplacement et gestion de projet) 6 550.00 $
Total du projet 64 053.00 $
* Le coût prévu pour la deuxième phase comprend seulement la première année
mais le travail
de consolidation des comités de gestion peut s’avérer un travail à plus
long terme.
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Échéancier |
Première phase : 2000 (réalisée)
Deuxième phase : début 2001 (en cours)
|
Indicateurs |
Nombre de personnes qui participeront aux réunions.
Nombre de actions proposées dans le plan de gestion.
Nombre d’actions dont la mise en œuvre est amorcée ou complétée.
|
Références |
LALUMIÈRE, R ET J. MORISSET. 1998. Projet
- pilote (Phase II) Cadre de référence pour la gestion intégrée
de la zone côtière les escoumins – rivière Betsiamites. Pêches et Océans
Canada. 37 pages + annexes.
COMMISSION EUROPÉENNE. 1999. Les
enseignements du programme de démonstration de la Commission
européenne sur l’aménagement intégré des zones côtières (AIZC). Directions
générales Environnement,
sécurité nucléaire et protection civile; Pêche et Politique régionale et
cohésion. 98 pages.
PISCES.
2001. A comparative review of the coast and estuary initiatives on the North
West coast of England.
Based on compilations by Kathy Kennedy and Emily Forsythe. Edited by Susannah
Bleakley and Rona Arkle.
32 pages.
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|
Identification |
Thématique : Protection
et conservation des habitats
/ Territoires protégés
Priorité visée : Évaluer l’impact des
méthodes de cueillette de la canneberge, en développer
de nouvelles et délimiter des zones pour la cueillette commerciale.
|
Nom du projet |
La cueillette des canneberges sauvages aux Îles-de-la-Madeleine
|
Localisation |

|
Problématique |
De tout temps, la récolte automnale des canneberges a constitué une activité
traditionnelle aux
Îles-de-la-Madeleine. Anciennement, on allait ainsi « aux graines »
ou « aux pommes de pré » pour
faire provision annuelle de ce petit fruit. Dans les années 1950, une première
ébauche de cueillette
commerciale s’est même dessinée mais, malgré des débuts intéressants, seule la
cueillette à des fins
personnelles a perduré… jusqu’à récemment. Depuis l’automne 1998, on assiste à
une nouvelle
tentative de développement du commerce, à l’heure où l’appellation « fruit
sauvage » ou
« biologique » représente un avantage compétitif non négligeable. Ce
renouveau de la cueillette
commerciale s’accompagne en outre d’une augmentation des récoltes à des fins
personnelles, les
vertus de ce petit fruit étant de plus en plus reconnues.
Or, la canneberge est associée à des milieux particulièrement fragiles. On
la retrouve en effet dans
certains milieux humides, plus ou moins intimement liés au milieu
dunaire : les caoudeyres (trous de
déflation), les prés humides et les tourbières. Considérées longtemps comme des
terres insalubres,
l’intérêt des milieux humides est maintenant reconnu et largement documenté.
À leurs fonctions de
répartition des eaux, de protection contre l’érosion, de filtration des eaux,
s’ajoute une forte
productivité qui profite à la grande diversité d’espèces qui en usent… ainsi
qu’aux nombreuses
activités humaines qui s’y développent. De plus, ces milieux sont des habitats
propices à la présence
de plantes menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être. On comprend donc
l’importance de les
conserver, et ce d’autant plus qu’aux Îles, ils compensent l’absence de lacs et
de rivières pour
assurer le stockage et la répartition des eaux de précipitation, ainsi que leur
distribution dans la
nappe phréatique. Au schéma d’aménagement des Îles, les milieux humides ont
d’ailleurs reçu
l’affectation « conservation », preuve de leur importance aux yeux de
la MRC. Les milieux dunaires,
qui y sont associés, sont également d’une importance cruciale pour le milieu
naturel comme pour les
activités humaines. Représentant presque 30 % des superficies terrestres
de l’archipel, ce type de
milieu assure notamment une protection efficace contre les vagues de tempête et
les inondations
d’eau salée qui pourraient en résulter. La gestion de la ressource canneberge
est donc fortement
liée à la conservation de ces milieux.
Précisons tout d’abord qu’à la base de cette problématique, se trouve la
question de la gestion
des terres publiques. En effet, ces terres sont propriété du Ministère de
Ressources Naturelles
du Québec (MRN), qui ne dispose malheureusement d’aucun représentant, permanent
ou
temporaire, aux Îles-de-la-Madeleine. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine
ne dispose donc
que de moyens limités pour assurer une gestion efficace des terres publiques de
l’archipel. Cet état
de fait complique énormément les différentes problématiques reliées au dossier
de la récolte des
canneberges et rend souvent les solutions envisagées plus difficiles à mettre
en œuvre.
L’un des principaux problèmes découle directement de la circulation reliée à
la cueillette. Cette
dernière, qui se faisait à l’origine à pied, utilise aujourd’hui de plus en
plus des véhicules hors route,
notamment des VTT. Cette pratique est d’autant plus dommageable que ces
véhicules sont souvent
employés pour parcourir les zones de cueillettes (et non seulement pour s’en
approcher), et parfois
même équipés de systèmes de récolte bricolés pour servir à la cueillette
proprement dite. Or, dans
ces milieux fragiles, les passages répétés détériorent la végétation en place,
compactant le sol et en
modifiant le drainage (ornières) ou libère le sable jusqu’alors fixé (érosion,
ensablement, etc.). Si une
intense circulation piétonne peut à elle seule causer de sérieux dommages dans
ces milieux, quelques
passages de véhicules motorisés sont suffisants pour donner les mêmes
résultats.
Un autre grand problème concerne la méthode de récolte. En effet, devant les
impératifs de rentabilité
imposés par la cueillette commerciale, les cueilleurs ont en général recours à
des outils de type
« peigne » au lieu de la traditionnelle technique « à la
main ». Mais si certains peignes peuvent être à la
fois plus efficaces et moins dommageables pour les plants de canneberge,
ce n’est pas le cas de la
majorité des outils utilisés ici : peignes à bleuets dont les dimensions
ne sont pas adaptées, peigne « à
roues », râteau à feuilles, peigne géant fixé à l’avant d’un VTT ou même à
l’arrière d’un tracteur, tout
est bon pour la récolte de ce qui n’est, pour beaucoup, qu’une source de
revenus « à court terme »
(traduire : avant l’épuisement de la ressource). Il va sans dire que
l’utilisation de tels outils est
dommageable non seulement pour les fruits et les plants de canneberge
eux-mêmes, mais aussi pour
la végétation associée et même, dans les cas les plus extrêmes, pour le sol.
Le dernier problème majeur est lié au fait que la canneberge rencontre des
conditions propices à sa
croissance aux environs d’au moins quatre dépotoirs fermés, les milieux humides
ayant longtemps
servi de zones de dépôt ou d’enfouissement des déchets. Il est difficile, sans
analyse poussée de
l’historique et des conditions hydrogéologiques de ces sites, d’évaluer leur
degré de contamination
et celui des milieux environnants, mais on dénote la présence, sur plusieurs
lieux de cueillette proches,
d’indices visuels de contamination (flaques irisées, déchets divers, etc.).
Bien que les milieux humides
soient connus pour leurs propriétés épuratives, certains contaminants se
retrouvent simplement
« piégés » et souvent concentrés dans le sol et/ou dans les espèces
végétales et animales présentes.
Cette contamination potentielle de certaines zones de récoltes représente donc
un danger bien réel
pour la santé humaine. En ce qui concerne la cueillette commerciale, le label
de production
biologique, avec lequel la canneberge des Îles est vendue, pourrait être
aisément remis en question
si des analyses révélaient une contamination des fruits, ou même des
zones de récolte.
|
Solutions envisagées |
Au vu des différents problèmes évoqués dans le cadre de ce dossier, il
devient évident qu’une
exploitation encadrée de la ressource canneberge est nécessaire pour en assurer
la pérennité. Les
solutions envisagées, dont certaines ont déjà été mises en place, sont ici
regroupées en deux
grandes phases.
Première phase :
La première priorité est de localiser et de cartographier les principales
zones de cueillette. Il faut
également limiter la cueillette commerciale à une période bien définie, mais
qui pourra changer
d’une année à l’autre pour s’adapter aux conditions climatiques et assurer la
pérennité de la
ressource. Une campagne de sensibilisation permettra en outre de faire
comprendre, aux
producteurs et aux cueilleurs, l’importance d’exploiter cette ressource dans le
respect de
l’environnement.
Par ailleurs, un suivi sera réalisé au cours de la cueillette et de
l’après-cueillette, afin d’identifier
les différentes techniques utilisées. Il est, en effet, important d’étudier les
impacts des différents
types de peigne utilisés et de définir des caractéristiques réglementaires. À
ce niveau, le principe
d’un groupe de cueilleurs sous la responsabilité d’un acheteur devrait être
utilisé, car, en plus
d’une formation ou d’une information sur les techniques à utiliser, l’acheteur
pourrait fournir à ses
cueilleurs les peignes adéquats (essayé en 1999 par un acheteur). L’impact de
la circulation
motorisée sur la ressource sera également évalué (voir aussi la section Circulation
sur et aux
abords des lieux de cueillette présentée
plus loin).
Les activités réalisées au cours de cette phase feront l’objet d’un rapport,
qui identifiera les
principales problématiques reliées à l’exploitation de cette ressource, et
proposera les
premières grandes lignes d’un plan de gestion visant à l’encadrer.
Deuxième phase :
Nous avons vu qu’il est difficile d’envisager la gestion des terres
publiques tant que leur
propriétaire, le MRN, ne s’en sera pas donné les moyens. Dans la mesure où ce
ministère
n’a aucun représentant aux Îles-de-la-Madeleine, il est indispensable qu’il
permette à la
municipalité de gérer elle-même ces terres publiques : la mise en place de
plusieurs
solutions en dépend. Il serait également intéressant d’étudier la possibilité
de fonctionner
avec des concessions accordées aux acheteurs ou de mettre en place un système
coopératif.
Ultérieurement, on pourra éventuellement discuter de possibilités
d’aménagement, dans le
cadre d’un développement durable et sous contrôle, mais d’autres points sont
plus pressants
à régler.
Pour ce qui est des techniques de récolte, une étude complémentaire devrait
viser à évaluer
plus précisément l’impact réel des méthodes de cueillette, par exemple, en
comparant un terrain
témoin, non récolté, avec un second où la récolte se fait à la main et un
troisième où elle se fait
au peigne.
Enfin, la cueillette commerciale des canneberges sauvages des Îles n’est
envisageable, en termes
de rentabilité et de conservation du milieu, que dans la mesure où ces fruits
sont « sauvages ». Il
faut donc axer la mise en marché sur les étiquettes « produit
biologique » ou « fruit sauvage ». Or,
pour conserver cette appellation, il faut prendre conscience qu’elle impose des
contraintes de
qualité, tant pour les méthodes de cueillette et la conservation de la
ressource que pour les fruits
eux-mêmes. Il est donc impératif d’améliorer la cartographie sur la
distribution de ce fruit dans
l’archipel, de réaliser les études nécessaires pour délimiter les zones de
contamination potentielle
à proximité des anciens dépotoirs et d’équiper ces sites de panneaux
d’information destinés aux
cueilleurs.
Circulation sur et aux abords des lieux de cueillette :
Pour envisager de régler ce problème, il faudrait que chaque acheteur soit
responsable d’un
groupe de cueilleurs, sur lequel il exerce un contrôle effectif. La formation,
ou au moins la
distribution des informations concernant cette problématique aux cueilleurs,
serait assurée par
l’acheteur, qui serait ainsi responsabilisé face aux dommages qui peuvent être
causés à
l’environnement. Cependant, la création d’un réseau de sentiers VTT balisés,
ainsi que la mise
en application de l’interdiction de circuler en véhicule motorisé dans les
milieux humides et
dunaires, font aussi partie intégrante de la solution au problème de la
circulation au niveau des
lieux de cueillette (voir fiche technique 1.1.3 – Gestion de la
circulation VTT aux Îles-de-la-
Madeleine). La problématique de la
circulation motorisée dans les milieux naturels faisant l’objet
d’une autre fiche technique, elle ne sera pas discutée plus ici.
|
Avantages |
La mise en place des différentes solutions envisagées permettra de gérer
plus efficacement la
récolte des canneberges aux Îles-de-la-Madeleine. En effet, si la présence de
ces fruits sauvages
atteste de l’existence de conditions favorables à leur développement sur
l’archipel, les milieux qui
les accueillent sont trop importants, et surtout trop fragiles, pour supporter
une exploitation
commerciale intensive… surtout si elle n’est pas contrôlée. De plus, la récolte
commerciale ne peut
être rentable que si elle est faite sous l’étiquette « biologique »,
que seule les solutions proposées
pourront garantir à long terme.
|
Faisabilité |
L’implication de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine dans ce dossier a
déjà permis de poser
plusieurs actions dans le cadre de ce dossier et de mettre en place certaines
des solutions
proposées dans la première phase. Si le MRN lui en donne les moyens, elle
devrait continuer à
œuvrer dans le sens d’une gestion réaliste des canneberges sauvages et de leur
milieu.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
MRN, promoteurs, Union des producteurs agricoles
(UPA), CLD des Îles, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine (appui scientifique),
Attention
FragÎles, Bon goût frais des Îles, Commission sectorielle
« Agriculture-Îles » du CRCD, Ministère
des Régions, MAPAQ, Fonds de création d’emplois municipaux Gaspésie –
Îles-de-la-Madeleine.
|
Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (inventaire, cartographie et rapport) 33 095.00 $
Matériel de bureau et équipement informatique 3 250.00 $
Autres frais 2 450.00 $
Total du projet
38 795.00 $
Deuxième phase :
Les coûts reliés à la réalisation de cette seconde phase restent à déterminer.
|
Échéancier |
Première phase : 1999-2000 (réalisée)
Deuxième phase : à déterminer
|
Indicateurs |
Nombre de tracés occasionné par la circulation en VTT.
Baisse de fréquentation des zones de contamination potentielle durant la récolte.
Stabilité des récoltes et maintien de la pérennité de la ressource canneberge.
|
Références |
BASTIEN, I. 2000. La problématique de la
cueillette de la canneberge sauvage aux Îles-de-la-Madeleine.
Document présenté à la MRC des Îles-de-la-Madeleine. 90 pages + 7 annexes.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21. Environnement
Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement, Centre
Saint-Laurent. 78 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématiques :
Protection et conservation des habitats
/ Territoires protégés
Récréotourisme et mise en valeur du territoire
Priorités visées : Réglementer et appliquer ces
règlements à tous les usages du milieu côtier.
Mesures de contrôle de la circulation motorisée dans les dunes et aux abords
des lagunes.
|
Nom du projet |
Gestion de la circulation VTT aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |

|
Problématique |
Depuis toujours, les habitants des Îles-de-la-Madeleine se sentent très
proches de leur milieu et le
parcourent sans restriction tant les clôtures y sont rares. Cette soif de plein
air, qui se traduit par la
présence de nombreux promeneurs un peu partout dans l’archipel, est à première
vue plutôt
sympathique et s’explique aisément dans ce contexte insulaire. Pourtant, ce
comportement a de plus
en plus de répercussions sur le milieu naturel. En effet, au début des années
1980, apparaissent aux
Îles des véhicules spécialisés dans la circulation hors-route : les VTT
(Véhicules Tout Terrain). Le
premier point de vente aux Îles s’installe en 1986 et on note ensuite une
augmentation régulière des
utilisateurs, la pratique du VTT devenant même plus populaire que dans le reste
du Québec. Ces
véhicules permettent alors aux Madelinots de parcourir plus rapidement le
territoire et de s’enfoncer
de plus en plus profondément dans des milieux auparavant relativement
difficiles d’accès.
Pourtant, il devient rapidement évident que les VTT causent des dommages non
négligeables à
l’environnement, notamment dans certains milieux sensibles. Ainsi, dans les
milieux dunaires, qui
représentent presque 30 % de la superficie terrestre des Îles, le passage
répété de ces véhicules
détruit la végétation qui constitue le squelette des dunes remettant le sable à
la merci des caprices
du vent. Dans les milieux humides, en plus des dommages causés à la végétation
et de la
compaction du sol, ornières et bourbiers altèrent le drainage, entraînant
parfois l’assèchement de
certaines zones. Or, ces milieux particulièrement sensibles sont également très
importants, abritant
de nombreuses espèces animales et végétales, dont plusieurs sont rares, ainsi
que diverses activités
humaines (tourisme, chasse, pêche, récolte des canneberges, etc.). En
conséquence, dès 1994, sur
l’initiative d’Attention FragÎles, un comité de travail est formé pour étudier
cette problématique. Ce
comité réunit le CLSC, l’ATR, Attention FragÎles et la MRC des Îles. Suite aux
travaux de ce
comité, les municipalités des Îles se dotent d’une réglementation qui restreint
la circulation dans les
milieux dunaires, et le gouvernement provincial interdit la circulation des VTT
dans les milieux
humides à partir de 1997. Pourtant, aucun contrôle n’est exercé pour veiller à
l’application de ces
règlements, et la situation ne connaît donc pas de changement majeur. Deux ans
plus tard,
Attention FragÎles présente à la MRC un avis de limitation de l’accès des VTT
aux seuls anciens
chemins déjà tracés. Ce dossier reste sans suite !
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer l’absence d’avancement du
dossier : l’absence
d’un bureau du Ministère des Ressources Naturelles du Québec (MRN),
propriétaire des terres
publiques aux Îles, un manque de moyens pour contrôler et faire appliquer les
règlements, mais
aussi un manque de volonté de la part des autorités concernées. À cela s’ajoute
l’absence de
sentiers balisés, qui, en plus de rendre problématique l’application des
règlements, empêche de
tirer tous les bénéfices du regroupement progressif des utilisateurs au sein
des différents Clubs
de VTT existant maintenant aux Îles. Afin d’illustrer cet état de fait, notons
que la Société
d’Assurance Automobile du Québec (SAAQ, 1998) mentionne qu’il y a 489 VTT
immatriculés
aux Îles, alors que les estimations du Club VTT des Îles porte le nombre total
de ces véhicules
sur le territoire madelinien à environ 1200, soit près de deux VTT sur trois
qui ne seraient pas
immatriculés ! Mentionnons que le Club VTT compte présentement avec 350
membres
seulement.
Pendant ce temps, la situation s’aggrave rapidement dans les milieux les
plus sensibles et le
réseau despistes « sauvages » s’étend de plus en plus à travers
l’archipel. De plus, depuis
quelques années, la récolte commerciale de canneberges prend un nouvel essor,
augmentant
d’autant la circulation VTT dans les zones de récolte (milieux humides et
dunaires). Et cette
problématique devient d’autant plus préoccupante que l’industrie du tourisme
est en croissance,
et que les risques pour la sécurité humaine augmentent d’autant chaque année.
Certains adeptes
en visite aux Îles ont d’ailleurs vanté les possibilités de randonnées
motorisées sur les plages et
les dunes : dans un numéro spécial Îles-de-la-Madeleine du journal Sentier
Quad (1999), on
peut lire « Le vent, le soleil, le sable et la mer en quad, que demander
de plus ? » !
|
Solution envisagée |
Étant donné la complexité de cette problématique et la fragilité des milieux
considérés, il est
nécessaire, de se doter d’un réseau de sentiers balisés, mais aussi d’en
assurer le suivi et de se
donner la possibilité d’y apporter des correctifs le cas échéant.
Première phase :
Mettre en place, en collaboration avec les organismes et personnes concernés,
un réseau de
sentiers balisés qui respectera autant que possible les différents intérêts en
jeu, à savoir les
activités humaines et la protection des milieux sensibles. Une homogénéisation
des règlements
municipaux et provinciaux serait par ailleurs grandement souhaitable ainsi que
l’implication du
Club VTT de Grosse-Île et les utilisateurs de Grande-Entrée dans la démarche.
Deuxième phase :
Parallèlement, il faudrait offrir aux propriétaires concernés l’expertise et
l’assistance technique
nécessaires pour que les sentiers en terres privées soient aménagés dans le
même respect du
milieu naturel (ponceaux, etc.). De plus, dans la mesure où des milieux
naturels fragiles et
importants seront concernés par certains sentiers, il est primordial d’établir
un suivi annuel en
certains points du réseau. Dans les cas où le milieu montrerait une dégradation
importante, de
nouveaux aménagements ou une modification du tracé pourront être envisagés.
Enfin, suite à l’adoption d’un réseau de sentiers balisés, les sentiers
existants qui n’auront pas
été sélectionnés devront faire l’objet de travaux de restauration. Cette
restauration des sentiers
fermés sera probablement assurée par l’organisme Attention FragÎles, qui œuvre
dans ce
domaine depuis le début des années 1990 et a développé une expertise certaine
dans la
plantation d’espèces végétales fixatrices (voir aussi fiche technique 1.2.3
– Restauration des
dunes aux Îles-de-la-Madeleine). Notons que
ces travaux de plantation s’accompagnent
généralement de la pose de panneaux explicatifs visant à prévenir le
piétinement prématuré de
ces secteurs et d’une campagne de sensibilisation.
|
Avantages |
La mise en place d’un réseau officiel de sentiers balisés facilitera la mise
en application, par les
agents de la Sûreté du Québec (SQ), des règlements en vigueur pour les VTT,
permettant ainsi
de réduire le nombre de pistes « sauvages » (non balisées) qui
sillonnent actuellement l’archipel.
D’autre part, le réseau sera pourvu, par les différents clubs VTT des Îles, de
patrouilleurs qui
pourront exercer un certain contrôle sur l’immatriculation et l’état des
véhicules, et même
éventuellement sur le comportement des utilisateurs.
Le suivi régulier de certains secteurs « cibles » fournira, par la
suite, des informations sur la
résistance effective des milieux les plus sensibles, mais aussi sur le respect
du tracé par les
utilisateurs. Cette phase permettra ainsi de faire les correctifs nécessaires
(nouveaux
aménagements, modifications du tracé, etc.) avant que les dégâts au milieu
soient irrémédiables.
L’identification de ces secteurs cibles permettra en outre aux agents de la SQ
de concentrer
éventuellement leurs contrôles sur les zones les plus « à risque ».
D’autre part, la restauration des sentiers non retenus dans le réseau balisé
permettra de faire
disparaître plus rapidement les traces qu’ils ont laissées dans les milieux
dunaires et de diminuer
ainsi le risque que des utilisateurs les empruntent encore par inadvertance.
|
Faisabilité |
L’implication des différentes parties concernées par ce dossier (clubs VTT,
MRC, organismes
environnementaux, ministères, etc.) est essentielle, et des compromis devront
être faits de part et
d’autre pour en arriver à un consensus.
D’autre part, la réussite de ce projet est fortement tributaire de la
capacité des utilisateurs à
s’auto-discipliner… et de la volonté des autorités et des clubs VTT à faire
respecter les décisions
qui seront prises.
La mise en place d’un réseau de sentiers balisés, en collaboration avec les
différents gestionnaires
et utilisateurs du milieu (questionnaire, consultations publiques, etc.), est
déjà presque complétée
pour les municipalités de Grosse-Île et de Grande-Entrée. Ces réalisations
servent de modèles
pour l’extension de cette démarche au reste de l’archipel.
Mentionnons également, que la Réserve nationale de la Faune de la Pointe de
l’Est est un lieu
privilégié par les utilisateurs des VTT. Cette réserve, étant de juridiction du
gouvernement fédéral,
relève du Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement Canada. Depuis
1994, le SCF a
autorisé quelques sentiers dans la réserve dans le but de diminuer la
circulation désordonnée
observée. Ces sentiers font l’objet d’un suivi par Attention FragÎles ainsi que
la régénération dans
les sentiers fermés. Cela constitue une expertise non négligeable pour les
travaux qui doivent être
mis en place.
|
Partenaires visés |
MENV, Municipalité des
Îles-de-la-Madeleine, Club VTT des Îles et
de Grosse-Île, ministère
des Transports du Québec (MTQ), SCF, SQ, Attention FragÎles, Association
touristique
Régionale, Club Vacances Les Îles et Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine
(membre du comité
de travail sur le sujet).
|
Coûts |
Il ne devrait pas y avoir de coûts directement reliés à ce projet en dehors,
bien sûr, des heures
que les organismes impliqués lui consacreront. Par ailleurs, les coûts des
travaux d’aménagement
et de restauration des sentiers seront a priori défrayés par le club VTT concernés. En outre, il se
peut que des panneaux d’information et une campagne de sensibilisation soient
nécessaires. Ceci
engendra de coûts supplémentaires.
|
Échéancier |
Première phase : 2001-2002 (en cours)
Deuxième phase : à déterminer
|
Indicateurs |
Rapidité à laquelle les
sentiers « sauvages » disparaîtront du paysage madelinien.
Rapidité de « récupération » des milieux les plus endommagés.
Nombre de VTT immatriculés sur les Îles.
|
Références |
BASTIEN, I. 2000. La problématique de la
cueillette de la canneberge sauvage aux Îles-de-la-Madeleine.
Document présenté à la MRC des Îles-de-la-Madeleine. 90 pages + 7 annexes.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78
pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger.
Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris. 250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
|
Règlement sur la circulation de véhicules motorisés dans certains milieux fragiles |
Loi sur la qualité de l’environnement du ministère de l'Environnement du
Québec (L.R.Q., c. Q-2,
a.31, par c et e et a. 124.1)
Les courses, rallyes et
autres compétions de véhicules motorisés sont interdits dans
les marais, marécages et tourbières ainsi que sur les dunes, cordons littoraux
et
plages.
Sur les dunes situées aux
Îles-de-la-Madeleine, la circulation de véhicules motorisés n’est
permise que dans des sentiers identifiés à cette fin et aménagés conformément à
la loi.
Ailleurs aux Québec, elle est interdite sur les dunes du domaine public.
Dans les tourbières du
domaine public, au sud du fleuve Saint-Laurent, de l’estuaire et du
golfe du Saint-Laurent, la circulation de véhicules motorisés, autres que les
motoneiges, est
interdite.
Cependant, le présent article
n’a pas pour effet d’empêcher la récupération d’un gros gibier,
au sens de l’article 1 de la loi sur la conservation et la mise en valeur de la
faune (L.R.Q., c.
C-61.1), tué dans le cadre d’une activité de chasse autorisée.
La circulation de véhicules
motorisés, autres que les motoneiges, est interdite sur les plages, sur
les cordons littoraux, dans les marais et dans les marécages, situés sur les
littoraux, dans les
marais et dans les marécages, situés sur le littoral du fleuve Saint-Laurent
(en aval du pont
Laviolette), l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, de la
Baie-des-Chaleurs et des Îles qui y
sont situées.
Cependant, le présent article
n’a pas pour effet d’empêcher l’exercice d’activités reliées à
la chasse, à la pêche ou au piégeage qui sont pratiquées légalement, ni la
circulation de
véhicules motorisés conformément à la loi, ni l’utilisation de tels véhicules
motorisés dans
les sentiers identifiés à cette fin et aménagés conformément à la loi, ni
l’utilisation de tels
véhicules pour permettre l’accès à une propriété privée.
Pour l’application du présent
article, le mot « littoral » a le sens qui lui est donné dans la
Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables,
adoptée par le
décret 103-96 du 24 janvier 1996.
Le présent règlement n’a pas
pour effet d’empêcher l’utilisation de véhicules
motorisés dans l’exécution d’un travail.
Le présent règlement
s’applique notamment dans une aire pour fins de contrôle et dans
une zone agricole établie suivant la Loi sur la protection du territoire
agricole (L.R.Q., c.
P-41.1).
Le présent règlement entrera
en vigueur le quinzième jour qui suivra la date de sa
publication à la Gazette officielle du Québec.
|
Identification |
Thématique : Protection et conservation des habitats / Territoires protégés
Priorité visée : Mesures de
protection des dunes.
Révision de la réglementation des carrières et sablières en fonction des
particularités (dépôts de dragage) des Îles (statut particulier).
|
Nom du projet |
Évaluation des possibilités d’approvisionnement en sable aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est constitué d’une douzaine d’îlots
rocheux, dont six sont
reliés par des cordons littoraux. C’est essentiellement au niveau de ces
cordons que l’on retrouve
le milieu dunaire, qui représente presque 30 % de la superficie des
milieux terrestres des Îles
(62 km2). Ces dunes ont souvent plusieurs mètres de haut et
sont en général positionnées sur 2
ou 3 rangs parallèles à la ligne de la plage, sauf dans certaines zones
particulières comme Les
Sillons où l’on peut compter jusqu’à 30 rangs. En plus de leur importance en
termes de superficie
occupée, les dunes jouent de nombreux rôles au sein de l’archipel, avec des
répercussions sur le
milieu naturel, bien sûr, mais aussi sur le milieu humain. Ainsi, la dune
bordière, colonisée
principalement par l’Ammophile à ligule courte, protège les milieux intérieurs
et les routes des
assauts de la mer, du vent et de l’ensablement. Les milieux dunaires sont
également intimement
liés à certains milieux humides dont l’importance écologique n’est plus à
prouver et dont
dépendent certaines activités humaines, comme l’exploitation de la canneberge.
De plus, ces
dunes servent d’habitat à de nombreuses espèces animales et végétales, dont
certaines sont
rares et/ou menacées.
Les milieux dunaires sont donc essentiels pour l’équilibre des écosystèmes
naturels et des
activités humaines… mais aussi très fragiles. En effet, les dunes sont au
départ des formations
mobiles, qui sont progressivement stabilisées par une végétation herbacée,
arbustive puis
arborescente. Les racines et les tiges souterraines de ces plantes constituent
donc en quelque
sorte le squelette de ces formations qui, sans elles, seraient balayées par les
vents. Cependant,
ce processus de stabilisation par les végétaux est relativement lent, et peut
être rapidement et
profondément bouleversé : si des dégâts importants sont causés à la
végétation, les vents
violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de rendre les dunes à leur
mobilité originelle!
Malgré leur fragilité, les milieux dunaires sont de plus en plus sollicités
pour diverses activités
humaines, récréatives ou commerciales. Et bien que certaines soient de toute
évidence
nuisibles pour la conservation de ces habitats, comme la circulation motorisée
hors route,
aucune mesure de contrôle n’est encore disponible pour assurer efficacement
l’application
des lois (quand celles-ci existent).
Dernièrement, un autre problème est venu s’ajouter aux différents facteurs
qui menacent les
milieux dunaires : l’exploitation des sablières. En effet, l’unique sablière
légalement autorisée
sur le territoire madelinien démontre des signes évidents d’épuisement et
plusieurs
municipalités ont entamé des démarches pour avoir le droit d’exploiter d’autres
sites. En
attendant, les prélèvements de sable nécessaires se font essentiellement dans
les milieux
dunaires. Il est vrai que les coûts de transport depuis le continent seraient
élevés et que
l’importance des superficies occupées par les milieux dunaires donne souvent
aux personnes
mal informées l’impression d’une ressource inépuisable. Les madelinots
prélèvent d’ailleurs
depuis toujours le sable nécessaire à leurs besoins individuels dans ces
milieux, sans que ce
prélèvement ne soit vraiment perceptible « à l’œil ». Pourtant,
connaissant l’importance et la
fragilité de ces milieux, il apparaît évident que d’autres techniques
d’exploitation doivent être
mises en place.
En plus des sablières, nous avons également aux Îles des carrières qui
défigurent énormément
nos buttes. Comme cette question inquiète aussi les élus, le nouveau schéma
d’aménagement
de la municipalité limite l’étendu du zonage « industriel lourd », où
les carrières peuvent être
exploitées. Cela empêchera le développement de nouvelles carrières. De plus, il
est prévu que
lors de la demande de renouvellement d’un permis d’exploitation d’une carrière,
le promoteur
doit présenter un certificat de localisation de son site ce qui permettra
d’empêcher le
débordement d’exploitation. Il est sûr que cela ne réglera pas le cas des
carrières aux Îles mais
cela limitera un peu la problématique. Ce sujet concerne également la demande
d’une présence
accrue du MENV aux Îles, comme il est mentionné dans la fiche 1.1.1 – Respect
de la
réglementation dans les territoires protégés.
|
Solutions envisagées |
Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour régler le problème de
l’approvisionnement en
sable aux Îles-de-la-Madeleine : le captage de sable en milieu terrestre,
l’exploitation du sable de
dragage et, éventuellement, le pompage sous-marin.
Captage de sable :
Les techniques de captage sont utilisées depuis de nombreuses années en
différents points
de l’archipel pour restaurer certains milieux dunaires particulièrement
endommagés par les
activités humaines. Le principe de ces capteurs est relativement simple et
consiste à installer,
en milieu terrestre, des structures permettant de retenir et d’accumuler le
sable porté par les
vents (palissades, fascines, etc.). Le suivi des sites où les capteurs ont déjà
été installés, a
déjà permis de vérifier l’efficacité de cette technique dans le cadre des
travaux de
restauration : la végétation semble s’installer d’elle-même au bout
d’environ deux ans. On a
aussi mis en évidence des différences d’ensablement importantes selon les
endroits, les
conditions optimales étant obtenues sur la Dune du nord, à proximité de
Grosse-Île. À partir
de ces données de base, les sites les mieux adaptés pourront être définis, en
tenant compte
également de leur accessibilité.
Sable de dragage :
Les activités humaines, dans les lagunes et sur les côtes, rendent
nécessaires des opérations de
dragage qui sont répétées plus ou moins fréquemment en différents points de
l’archipel.
Généralement, le sable de dragage est rejeté au large, ce qui entraîne des
coûts relativement
importants. Des études seraient nécessaires pour vérifier les volumes
disponibles, la
granulométrie et la contamination éventuelle du sable dans différentes zones de
dragage afin de
déterminer les sources les plus adaptées pour une exploitation. Les
renseignements déjà
disponibles indiquent que deux sites, soit Grosse-Île nord et Millerand, à
Havre-Aubert, sont
potentiellement intéressants : ces deux sites subissent régulièrement des
opérations de dragage
et Grosse-Île nord constitue en outre une zone d’accumulation (importants
volumes de sable
disponibles). Là encore, l’accessibilité sera prise en compte dans la sélection
du ou des sites
d’exploitation. D’autre part, dans la mesure où les sables dragués ne seront
pas utilisés
immédiatement (période de séchage), les possibilités d’entreposage devront être
étudiées.
Pompage sous-marin :
Une autre solution envisageable serait le pompage de sable sous-marin. Cette
technique étant
déjà utilisée au lieu du dragage pour aspirer le sable accumulé en certains
points de l’archipel,
on pourrait simplement récupérer ce sable après vérification de sa
granulométrie et de son
degré de contamination éventuelle (voir paragraphe précédent). L’alternative à
cette
« réutilisation » serait de pomper le sable sous la mer, à proximité
des côtes : cette dernière
solution présente cependant des risques relativement importants, les bancs
prélittoraux jouant
un rôle atténuateur sur les grosses vagues de tempêtes. Pour être inoffensif,
ces prélèvements
doivent donc obéir à des contraintes de profondeur et de distance par rapport
aux côtes, qui
dépendent des caractéristiques de houles les plus fortes. Étant donné les
risques potentiels de
cette technique (mentionnés ci-haut et pour les communautés benthiques) et
l’existence des
deux alternatives mentionnées plus haut, l’option pompage sous-marin ne sera
pas retenue
pour l’étude.
Inventaire des carrières et sablières existantes et des sites potentiels d’exploitation de sable
Comme les études de faisabilité d’utilisation d’autres techniques pour
l’exploitation de sable
telles le captage de sable, l’utilisation du sable de dragage et le pompage
sous-marin peuvent
entraîner des délais importants avant d’être concluantes et que le besoin en
sable est assez
pressant dans le milieu, l’évaluation générale des sites ayant un potentiel
d’exploitation peut
également s’avérer une solution valable. Ainsi, une cartographie des sites,
l’analyse générale
des impacts d’une exploitation de sable et les pistes de solution pour palier
ces impacts
permettraient de compléter le tout.
|
Avantages |
L’avantage principal de ce projet est la possibilité de conserver les dunes
des Îles-de-la-
Madeleine dans leur état naturel, tout en permettant l’exploitation du sable
nécessaire au
développement de l’archipel.
|
Faisabilité |
Captage de sable :
L’efficacité des « trappes à sable » a déjà été démontrée en
plusieurs endroits des Îles, dans le
cadre de la restauration de dunes, et le suivi de ces zones de captage a
également permis de
mettre en évidence des sites potentiellement propices à l’exploitation en
termes de volumes de
sable et de vitesse d’ensablement. La MRC locale et Attention FragÎles ont
d’ailleurs développé
une certaine expertise dans le domaine.
Sable de dragage :
Là encore, plusieurs secteurs de l’archipel subissent plus ou moins
régulièrement des opérations
de dragage, dont deux paraissent particulièrement indiqués pour une
exploitation du sable ainsi
récolté.
De plus, Barbara Karakiewick, spécialiste dans les domaines de l’érosion et
de la sédimentation
du littoral de l’Institut des Sciences de la Mer (ISMER) de l’Université du
Québec à Rimouski,
s’est déjà montrée intéressée à travailler en collaboration avec les organismes
des Îles-de-la-
Madeleine dans le cadre du présent projet.
Inventaire des carrières et sablières existantes et des sites potentiels d’exploitation de sable :
En 1999, lors d’une demande d’utilisation d’un site provisoire
d’exploitation de sable par
l’ancienne municipalité de l’Île du Havre-Aubert afin de pourvoir à un besoin
urgent en sable,
une analyse des sites potentiels a été effectuée pour quelques sites sur cette
Île ainsi que les
impacts d’une exploitation. L’expertise acquise à ce moment peut donc être mise
à profit dans
le cadre de la mise en œuvre de cette fiche.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
Travaux
publics Canada, le MPO, le MENV, le MTQ, , l’ISMER et Bernard Long de
l’Institut National
de Recherches Scientifiques (INRS) à Québec, Attention FragÎles, MRN, SCF.
Autres organismes locaux peuvent être appelés à participer comme partenaire
ou comme expert
dans le domaine.
|
Coûts |
Main-d’œuvre (bénévole, rémunérée et professionnelle) 106 274.00 $
Matériel (pour les capteurs à sable) et équipement (bateau) 8 700.00 $
Autres frais (déplacement et frais de gestion) 11 400.00 $
Total du projet 126
374.00 $
|
Échéancier |
Prévision : 2002 - 2005
|
Indicateurs |
Nombre de solutions validées
(faisabilité technique te financière) pour résoudre le problème
d’approvisionnement en sable dans l’archipel.
|
Références |
BERNATCHEZ, P. 2000. Évolution de la
technique de restauration de plages du système d’épis Maltais-
Savard (SEMS) et analyse des composantes contrôlant la morphosédimentologie des
plages. Rapport rédigé
et remis au Comité ZIP de la rive nord de l’estuaire, Baie-Comeau, Québec. 33
pages.
BOCZAR-KARAKIEWICZ, B. et W. ROMANCZYK.
2000. Modèle conceptuel de fonctionnement d’un ouvrage
de protection du littoral : système d’épis Maltais-Savard (SEMS). Rapport rédigé
et remis au Comité ZIP de
la rive nord de l’estuaire, Baie-Comeau, Québec. 35 pages.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78
pages.
MORIN, I. 2000. Géomorphologie et
évolution du système dunaire des Îles-de-la-Madeleine, Québec.
Mémoire de maîtrise. Université Laval.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger.
Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris. 250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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Identification |
Thématique : Protection et conservation des habitats / Territoires protégés
Priorité visée :
Instaurer un système efficace d’application des règlements en place avec
le
personnel nécessaire.
|
Nom du projet |
Respect de la réglementation dans les territoires protégés
|
Localisation |

|
Problématique |
Les Îles-de-la-Madeleine constituent un territoire extrêmement particulier
et ce, à plusieurs
niveaux. Situé au cœur du Golfe du Saint-Laurent, à 225 km de la Gaspésie,
145 km de Terre-
Neuve et 80 km de l’Île-du-Prince-Édouard, l’archipel est en grande partie
constitué de cordons
dunaires, de milieux humides et de plans d’eau intérieurs. C’est donc un
ensemble complexe
d’écosystèmes fragiles, intimement reliés entre eux et avec le milieu humain.
Or, dans ce contexte d’isolement relatif par rapport au continent et à ses
ressources, l’économie
des Îles et le mode de vie de ses habitants reposent en grande partie sur les
ressources de l’archipel.
Depuis toujours, les madelinots se sentent très proches de leur milieu et le
parcourent sans restriction
tant les clôtures y sont rares. Avec les progrès de la technologie, ces
déplacements se font de plus en
plus à l’aide de véhicules motorisés, les plus prisés étant ceux qui permettent
de se déplacer dans
tous les types de milieu : VTT, motoneiges et autres véhicules hors-route
sillonnent aujourd’hui le
territoire, y compris les milieux dunaires et humides. De plus, le
développement de l’industrie
touristique est en pleine croissance dans la région, ce qui constitue une
pression supplémentaire pour
le milieu déjà fragile des Îles-de-la-Madeleine.
De nombreuses activités mettent ainsi en péril l’environnement naturel de
l’archipel, ce qui est
d’autant plus dangereux du fait de l’exploitation importante dont font l’objet
la plupart des
ressources naturelles locales. Parmi les principales activités potentiellement
dommageables, on
trouve : le remblayage de milieux humides, l’exploitation du sable, la
chasse (pratiquée
essentiellement dans les milieux humides), la pêche à l’éperlan et à l’anguille
(souvent pratiquée
en dehors des périodes autorisées) et l’exploitation de la canneberge. Ce sont,
bien entendu, les
milieux les plus fragiles qui se ressentent le plus de ces pressions humaines.
Or, ces milieux très
sensibles sont également essentiels au maintien de l’équilibre des écosystèmes
naturels et, par
voie de conséquence, à l’intégrité du mode de vie et de l’économie des Îles.
L’exemple le plus
frappant est celui des milieux dunaires et des milieux humides associés. En
effet, ces milieux, en
plus d’abriter une diversité importante d’espèces animales et végétales, dont
certaines sont en
péril, jouent un rôle important vis-à-vis des environnements naturel et humain.
Ainsi, la dune
bordière constitue le premier et parfois le seul rempart contre les assauts de
la mer et des vents :
elle protège ainsi les milieux intérieurs et les routes des phénomènes
d’inondation et
d’ensablement. De même, les milieux humides, dont l’importance n’est plus à
prouver,
constituent également une protection efficace contre les inondations,
contribuent à l’épuration
des eaux avant qu’elles ne se rendent à la nappe phréatique, et sont aussi
essentiels à différentes
activités humaines, comme la cueillette des canneberges par exemple.
Dans ces conditions, il est nécessaire de pouvoir gérer efficacement les
différentes activités
humaines qui menacent l’intégrité de l’environnement naturel des
Îles-de-la-Madeleine. Or,
plusieurs circonstances, particulières à cette région, viennent compliquer
cette problématique. À la
base, se trouve la question des terres publiques. En effet, ces terres sont
propriétés du Ministère
des Ressources Naturelles du Québec (MRN), qui ne dispose malheureusement
d’aucun
représentant, permanent ou temporaire, aux Îles-de-la-Madeleine. La
municipalité des Îles, qui est
appelée à régler des problèmes de plus en plus complexes (déchets, eaux usées,
exploitation de la
canneberge, etc.), ne dispose donc que de moyens limités pour assurer une
gestion efficace des
terres publiques de l’archipel. Ce manque de présence se retrouve, bien que
dans une moindre
mesure, en ce qui concerne le Ministère de l’Environnement du Québec (MENV) et
la Société
de la faune et des Parcs du Québec (FAPAQ). En effet, le représentant du MENV
n’est aux
Îles que durant 8 mois et la présence de la FAPAQ est plutôt saisonnière. Or,
plusieurs activités
humaines potentiellement dommageables nécessitent l’intervention de ces
Ministères en dehors
de leurs périodes de présence actuelles. De plus, étant donné la vitesse de
circulation des
informations en milieu insulaire, leur visites « surprises » ne
surprennent souvent que les touristes !
Ainsi, malgré le fait que les problématiques reliées aux activités humaines
sont, pour la plupart,
bien identifiées, et que des règlements susceptibles de permettre leur gestion
existent, l’absence,
ou le manque de permanence, des autorités responsables dans le domaine de
l’environnement
rend difficile l’application de cette réglementation.
|
Solution envisagée |
Étant donné la complexité croissante des problématiques environnementales et
l’importance des
enjeux qui y sont associés, il appartient aux ministères de combler cette
lacune concernant leur
présence et l’accomplissement de leurs mandats. Il convient donc de faire
pression sur les
responsables de ces différents ministères afin que des mesures soient prises en
ce sens.
Dans le cas du MRN, il est peu probable d’obtenir un représentant, permanent
ou non, sur
l’archipel. En effet, ce ministère montre une certaine réticence à s’impliquer
vis-à-vis des
problématiques locales concernant les terres publiques (voir fiches 1.1.2
– La cueillette des
canneberges sauvages aux Îles-de-la-madeleine
et 1.1.3 – Gestion de la circulation VTT
aux Îles-de-la-Madeleine). Dans ces
conditions, il est indispensable qu’il transfère cette gestion
des terres publiques à la MRC locale et qu’il donne les moyens d’accomplir
efficacement cette
tâche.
En ce qui concerne le MENV et la FAPAQ, étant donné que la plupart des
problématiques
reliées à l’environnement tombent sous leur responsabilité ou demandent leur
collaboration, il
est absolument nécessaire que leur présence aux Îles soit assurée à l’année.
|
Avantages |
La délégation des pouvoirs du MRN vers la municipalité des Îles, concernant
les terres publiques,
est une condition sine qua non à leur
gestion efficace. En effet, l’isolement relatif des Îles-de-la-
Madeleine et les conditions particulières qui caractérisent cette région
génèrent des problématiques
spécifiques, qui ne peuvent être totalement appréhendées depuis le continent.
La municipalité
dispose, en plus d’une présence continuelle, d’une longue expérience
d’implication dans les
problématiques du milieu et serait, pour peu qu’on lui en donne les moyens, en
mesure d’y
apporter des solutions éclairées.
Pour les mêmes raisons, la présence permanente de représentants du MENV et
de la FAPAQ
contribuerait sans aucun doute à une meilleure gestion des espaces naturels et
des activités
humaines qui peuvent interférer avec ceux-ci. C’est à ce prix seulement que la
mise en
application efficace des règlements protégeant l’intégrité des écosystèmes
particulièrement fragiles
de l’archipel pourra être envisagée.
|
Faisabilité |
Étant donné l’évidence des problèmes soulevés et des responsabilités en jeu,
il semble possible,
ou du moins souhaitable, d’obtenir une réponse favorable des ministères
concernés.
Une lettre, adressée en 1999 au ministre de l’Environnement du Québec, M.
Paul Bégin, a ainsi
permis de voir la période de présence de la représentante du MENV aux Îles
étendue de 6 à 8
mois. Bien que cette concession ne soit pas jugée suffisante et que d’autres
demandes écrites
soient prévues, elle constitue un précédant encourageant dans ce dossier.
Des démarches du même type doivent être utilisées pour le MRN et la FAPAQ, qui
devraient
permettre d’obtenir satisfaction.
Les chances de succès sont d’autant plus grande que le milieu est fortement
impliqué, comme
en témoigne le fait que ces actions, concernant le MENV et le MRN, figurent au
Plan d’action
quinquennal de la Commission sectorielle « Environnement –
Îles » du Conseil régional de
conservation et de développement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine
(CRCD).
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
Commission sectorielle « Environnement – Îles » du
CRCD (le Comité ZIP est membre de cette commission), FAPAQ, MRN, MENV.
|
Coûts |
La démarche proposée pour résoudre cette problématique ne devrait pas
entraîner de dépenses
en elle-même. Par contre, l’augmentation de la période de présence des représentants
génèrera
des coûts qui seront assumés par les ministères concernés.
|
Échéancier |
Prévision : 2002 - 2005
|
Indicateurs |
Nombre de mois de présence supplémentaires pour chacun des ministères.
|
Références |
BASTIEN, I. 2000. La problématique de la
cueillette de la canneberge sauvage aux Îles-de-la-Madeleine.
Document présenté à la MRC des Îles-de-la-Madeleine. 90 pages + 7 annexes.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78
pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématique : Protection et conservation des habitats / Territoires protégés
Priorités visées : Identification des zones les plus fragiles du littoral.
|
Nom du projet |
Inventaire des zones côtières fragiles de l’Archipel.
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine, situé en plein golfe Saint-Laurent, est
constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux. Sept d’entre eux sont habités dont six sont reliés
par d’étroites dunes
de sable, lesquelles ont permis la formation de lagunes. Les Îles possèdent une
superficie terrestre
de 202 km2, dont le tiers est formé de sable et 35% de côtes
sont constitués de milieux humides
(en bordure des plans d’eau intérieurs). Environ 13 500 personnes vivent
sur ce territoire.
Les Îles abritent cinq plans d’eau intérieurs majeurs : le Bassin aux
Huîtres, la baie du Havre-aux-
Basques, la Baie du Bassin et deux lagunes, celles de Grande-Entrée et du Havre-aux-Maisons.
Ces lagunes et baies, couvrant une superficie d’environ 122 km2,
sont reliées à la mer par des
passes ou des goulets qui, sous l’effet des courants de marées et des vents,
permettent des
échanges plus ou moins importants avec le milieu marin. De plus, comme elles
sont délimitées
par des cordons de sable, leur évolution et leur stabilité sont intimement
liées à celles des dunes
et des plages. Les lagunes et baies intérieures constituent donc des milieux
aquatiques particuliers,
influencés par les courants marins, les marées et les glaces. Leur salinité et
leur température varient
en fonction des conditions climatiques comme le vent, la pluie et la
température de l’air.
Ces milieux sont généralement considérés comme très productifs, abritant une
diversité de
mollusques, de crustacés, de poissons, de plantes, etc., et constituent un
environnement favorable
à la croissance de plusieurs espèces dont le homard. Ils procurent ainsi de
nombreuses
ressources à la population. De plus, du fait des variations dans la profondeur
de l’eau et de la
présence de zones d’accumulation de matière organique (vasières, herbiers
aquatiques, etc.) où
les proies sont abondantes, la faune ailée y est bien représentée.
De façon naturelle, l’évolution des plans d’eau intérieurs est étroitement
liée à celle des dunes qui
les bordent et aux conditions environnementales locales. Les goulets, par
exemple, qui assurent le
renouvellement des eaux, s’ouvrent, se ferment ou se déplacent au cours des
années, et ce, sans
l’intervention de l’homme. Cependant, la construction d’infrastructures
routières et portuaires dans
les années 1950 a provoqué des changements majeurs sur la dynamique des plans
d’eau. Depuis,
les activités anthropiques et leurs impacts sur le milieu n’ont fait que se
multiplier, d’autant qu’à
cause des bonnes conditions de température et d’abondance de nourriture qui
caractérisent ces
milieux, presque tous les plans d’eau abritent des milieux d’élevage pour la
mye commune, la moule
bleue, le pétoncle, l’huître ou l’oursin. L’aquaculture et la cueillette
artisanale de mollusques, mais
aussi la cueillette de petits fruits sauvages (canneberges, bleuets,
fraises,…), la navigation de
plaisance et autres sports nautiques, la pêche, la circulation motorisée, la
chasse à la sauvagine et
l’ornithologie sont toutes des activités pratiquées dans ou aux abords des
plans d’eau.
Les usagers des plans d’eau sont donc nombreux et, selon leurs besoins,
utilisent souvent des sites
et des accès différents. Progressivement, les utilisateurs se sont appropriés
des sites qui, sans être
officiellement désignés, sont devenus reconnus pour la pratique d’activités
précises. C’est le cas,
par exemple, du site de planche à voile de la baie du Havre-aux-Basques, et du
«platier» utilisé
pour le cerf-volant à traction sur la Dune-du-Nord. Au fil des ans et en
l’absence de toute
planification, les divers groupes d’utilisateurs ont ainsi créé leur(s)
propre(s) passage(s) pour se
rendre au bord de l’eau : à certains endroits, on peut trouver jusqu’à une
dizaine d’accès sur une
distance d’à peine 1 km. Cette problématique semble être la même pour la
mer où plusieurs
utilisateurs visent l’atteindre à des fins diverses.
Or, les habitats associés aux plans d’eau sont très diversifiés (milieux
humides, dunes, forêts,
falaises, etc.), de même que la faune et la flore qu’ils abritent. Tous ces
écosystèmes sont
intimement reliés entre eux et plusieurs, comme les milieux humides et
dunaires, sont
particulièrement sensibles aux perturbations humaines. Par ailleurs, en plus de
leur importance
écologique, les plans d’eau et les milieux humides et dunaires qui leurs sont
associés assurent
une bonne protection des structures et des activités humaines. Pour toutes ces
raisons, selon
les caractéristiques du milieu dans lequel se trouve un accès donné, les
impacts sur
l’environnement naturel et/ou humain ne seront pas les mêmes. D’une manière
générale, la
prolifération de passages vers l’eau perturbe la végétation en place et
accélère l’érosion des
berges. Ce phénomène est ici d’autant plus important que la majorité des plans
d’eau sont
délimités par des cordons littoraux et que, par voie de conséquence, bon nombre
de ces
accès traversent des milieux dunaires, ce qui a pour effet d’affaiblir la
protection contre les
assauts de la mer et d’accélérer l’ensablement des plans d’eau.
Comme la plupart des milieux insulaires, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
comporte des
milieux particuliers et riches, mais cette même insularité rend ces milieux
fragiles et
vulnérables aux interventions humaines.
Aux Îles-de-la-Madeleine, nous trouvons une diversité intéressante de
milieux humides dont les
marais salés, les marais d’eau douce et saumâtre, les tourbières et les étangs.
Rencontre entre la
terre et l’eau, ces milieux sont des écosystèmes en soi qui jouent un rôle très
important dans le
maintien de l’équilibre écologique de l’archipel.
La détérioration graduelle des milieux humides engendrée par les activités
humaines entraîne de
graves conséquences sur les espèces qui y vivent et menace d’autres milieux
d’un éventuel
déséquilibre écologique. Ces actes pour la plupart, involontaires ont de conséquences
très
importantes souvent irréversibles.
De plus, la dune bordière protège les terres intérieures contre les vents et
les inondations.
Les milieux dunaires sont étroitement associés à d’autres milieux naturels
(lagunes, milieux
humides, etc.), dont la qualité dépend de l’intégrité des dunes. Les
perturbations des milieux
dunaires, à caractère naturel (érosion) ou non, peut entraîner des phénomènes
d’inondation
(contamination par l’eau de mer) ou d’ensablement.
En outre, les falaises qui bordent certains secteurs des noyaux rocheux des
Îles-de-la-Madeleine
se montrent fragiles et subissent une érosion importante à chaque année. Cette
érosion est
d’autant plus remarquée ces dernières années où les eaux du golfe ne présentent
pas suffisamment
de glace pour une période assez longue pour assurer une protection pour les
côtes de l’Archipel
contres les assauts de la mer. Ce phénomène est un problème que la municipalité
des Îles avec
d’autres intervenants doivent gérer, car il peut s’avérer dangereux pour la
population, les visiteurs
et leurs demeures. Ne connaissant pas la totalité de ces secteurs et surtout le
taux de dégradation
annuelle possible de ces milieux, il est difficile de gérer le territoire et de
proposer des pistes de
solutions au problème.
|
Solutions envisagée |
Vu la complexité de la problématique et la fragilité du milieu naturel
madelinot, trois projets
devront être développés afin de répondre à cette priorité, soit :
· Caractérisation et mise en valeur
des accès et sites donnant sur les principaux plans d’eau des
Îles-de-la-Madeleine.
Ce projet sera constitué en deux phases. La première phase comprend l’inventaire et la
caractérisation écologique des principaux accès et sites donnant sur les plans
d’eau des
Îles-de-la-Madeleine (type de milieu, espèces animales et végétales présentes,
sensibilité aux
perturbations, état de dégradation, etc.). En fonction de cette caractérisation
et des activités
pratiquées sur les différents sites, la pertinence de chacun de ces accès pourra
ensuite être évaluée
en accord avec les différents comités de gestion des principaux plans d’eau
intérieurs, qui seront
consultés à cette étape du projet et la population se prononcera pour ce qui
est de la mer. Cette
démarche permettra de rationaliser le nombre d’accès aux plans d’eau et, le cas
échéant, de
proposer des aménagements pour les zones où l’intégrité du milieu et/ou la
survie des espèces
qui y vivent est menacée.
La deuxième phase du présent
projet visera la rationalisation des accès aux milieux
particuliers que constituent les lagunes, les baies intérieures et la mer avec
la collaboration des
utilisateurs. Il permettra ainsi, de promouvoir la mise en valeur des
écosystèmes et de leur
biodiversité. De plus, suite à la caractérisation faite précédemment, nous
pouvons prévoir
certains aménagements nécessaires pour minimiser les dégâts faits à la
végétation tout en
préservant l’accès aux sites et aux accès des principaux plans d’eau intérieurs
des Îles et une
petite campagne d’information sur le sujet.
· Étude biophysique des milieux humides des Îles-de-la-Madeleine.
Comme le manque de connaissances sur les milieux humides semble être une
des
problématiques majeures de leur conservation, nous proposons la mise à jour des
informations disponibles sur ces milieux dans l’archipel (dernière étude datant
de 1994)
et leur cartographie sur support informatique. Cette partie pourrait être
accompagnée
d’une phase de diffusion d’information.
· Cartographie de zones d’érosion le long du littoral – dunes et falaises.
Compte tenu de la complexité du problème, nous proposons une recherche
bibliographique
approfondie sur le sujet, surtout les ouvrages effectués aux
Îles-de-la-Madeleine, suivi d’une
cartographie exhaustive des lieux d’érosion. Les cartes doivent comprendre, si
possible, des
données historiques sur le taux d’érosion. De plus, le tout doit être suivi
d’une campagne
d’information pour la population et les visiteurs.
|
Avantages |
À l’issue de la récolte des données pertinentes, réalisée sur le terrain
et/ou en questionnant
certains utilisateurs et/ou la bibliographie, les informations concernant les
accès et sites ciblés, les
milieux humides et les zones d’érosion seront cartographiées. Les cartes ainsi
obtenues
constitueront le support visuel idéal pour, ensuite, organiser des séances de
consultation et
d’information auprès des utilisateurs des plans d’eau, de la population et de
la municipalité locale.
Cette démarche permettra, d’une part, de tenir ces organismes informés des
résultats obtenus au
cours de la collecte de données et, d’autre part, d’obtenir leur avis sur les
accès à privilégier et
sur les éventuels aménagements proposés.
De plus, nous aurons des documents résumant les caractéristiques écologiques
de chacun des
accès et sites donnant sur les plans d’eau des Îles-de-la-Madeleine, décrivant
les milieux
humides et les zones d’érosion de l’archipel.
|
Faisabilité |
En 2000, dans le cadre du projet Comprendre le passé pour mieux gérer
l’avenir, le Comité
ZIP a tracé un portrait cartographique des ressources et des usages des plans
d’eau intérieurs de
l’archipel. De plus, la présentation des résultats de cette étude et des
principes de gestion intégrée
aux utilisateurs et intervenants concernés a entraîné la formation d’un comité
de gestion pour
chacun des cinq principaux plans d’eau intérieurs. Ces comités ont pour mandat
de favoriser le
développement durable des plans d’eau en harmonisant toutes les activités,
présentes et à venir,
pratiquées dans les zones côtières.
Son objectif principal est de fournir aux nombreux intervenants concernés
(comités de gestion
intégrée, municipalité des Îles, etc.) un outil de gestion efficace qui
éclairera, à l’avenir, les
processus de prise de décision et d’élaboration de plans d’actions. Cette
démarche s’inscrit
dans une optique de développement durable.
De plus, le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine a développé une expertise
concernant la
cartographie, laquelle peut être mise à profit pour les trois solutions
envisagées.
|
Partenaires visés |
Le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
le MPO, le MAPAQ, la municipalité des
Îles-de-la-Madeleine, le Centre local de développement (CLD) des Îles, la
Société d’Aide au
Développement des Collectivités (SADC), Ressources Naturelles Canada, Attention
FragÎles,
etc.
Plusieurs autres intervenants ou usagers peuvent être appelés à participer
dans une ou plusieurs
des actions à entreprendre après l’acquisition des connaissances.
|
Coûts |
· Caractérisation et mise en valeur des accès et sites donnant
sur les principaux
plans d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine.
Première phase :
Main-d’œuvre (incluant le bénévolat) 51 560.00$
Matériel et équipement 31 300.00$
Autres frais 15 600.00$
Total du projet 98 460.00$
* Ce coût n’inclut pas la caractérisation des accès et sites donnant sur la
mer.
Deuxième phase : À déterminer
Étude biophysique des milieux humides des Îles-de-la-Madeleine. À déterminer
Cartographie de zones d’érosion le long du littoral – dunes et falaises. À déterminer
|
Échéancier |
Caractérisation et mise en
valeur des accès et sites donnant sur les principaux plans d’eau
intérieurs des Îles-de-la-Madeleine.
Première phase : 2001 – 2003 (en cours)
Deuxième phase : 2003 - 2005
Étude biophysique des milieux humides des Îles-de-la-Madeleine
suivi d’une campagne d’information sur les zones sensibles. 2003 - 2004
Cartographie de zones d’érosion le long du littoral –
dunes et falaises, incluant la diffusion des résultats à
la population et aux visiteurs. 2004 - 2006
|
Indicateurs |
Nombre de personnes
rencontrées et sensibilisées au développement durable des plans
d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine et à l’importance d’en préserver les
berges.
Nombre d’accès inventoriés.
Nombre d’accès rationalisés.
Nombre de milieux humides cartographiés
Nombre de zones d’érosion cartographiées.
|
Références |
Cela dépendra du projet entrepris.
|
Identification |
Thématique :
Protection et restauration des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Mettre
en valeur les cours d’eau à potentiel de frai pour l’éperlan en
s’attardant, entre autres, aux problèmes des eaux usées, de façon à favoriser
l’éperlan tout en diminuant le rejet des polluants qui mettent en péril certaines
ressources aquicoles et marines.
|
Nom du projet |
Mise en valeur des cours d’eau à habitats de frai pour l’Éperlan arc-en-ciel
(Osmerus mordax)
aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |
|
Problématique |
Plusieurs témoignages font part de l’utilisation massive d’un grand nombre
de cours d’eau sur
l’archipel pour le frai de l’éperlan et ce, jusque dans les années 70
(pêcheurs, comm. pers.). Afin
d’aider à localiser les cours d’eau actuellement utilisés, Bourque et Richard
(1993), Richard (1995)
et Verreault (1997) ont évalué le potentiel d’une centaine de cours d’eau sur
le territoire. Des
études menées par l’Aquarium des Îles (1997) et Terramar Environnement (1998)
laissent penser
qu’en dépit des nombreux cours d’eau historiquement favorables à cette espèce,
à peine 13
ruisseaux sont aujourd’hui utilisés par l’éperlan pour la reproduction ou
présentent un bon potentiel
d’utilisation.
Le plan d’action, dressé en 1999 par l’Aquarium des Îles, fait ressortir les
éléments
problématiques de nos cours d’eau, et c’est sur cette base que nous avons ciblé
les diverses
actions à mener à court et moyen terme afin de mettre en valeur nos cours d’eau
et de
favoriser la reproduction de l’éperlan arc-en-ciel.
Mentionnons que le problème des eaux usées, qui s’avère également un point
important
à surveiller pour l’espèce en question, est traité dans la fiche technique 4.2
– Inventaire
des systèmes de traitement des eaux usées des résidences isolées. Ceci
n’empêche pas que
certaines analyses d’eau soient prévues dans le cadre de ce projet, de même
qu’une
sensibilisation des utilisateurs et de la population à cette problématique.
|
Solution envisagée |
Première phase :
Pour les 13 cours d’eau ciblés préférentiellement, il s’agira de s’assurer
de l’accessibilité des sites
de frai pour l’éperlan. Là où des interventions mineures (ajustement de seuil,
dégagement léger)
s’avèrent nécessaires, les travaux devront être exécutés immédiatement après la
débâcle de façon
à ne pas nuire à la montaison de l’éperlan.
De plus, un suivi doit être assuré concernant la reproduction et la mise en
valeur des cours d’eau.
La sensibilisation des propriétaires riverains, des pêcheurs et de la
population à l’importance des
cours d’eau et de leur protection complétera cette phase.
Deuxième phase :
L’étape suivante sera de résoudre la problématique de la qualité de l’eau au
niveau de certains
cours d’eau, en effectuant par exemple certains travaux de restauration des
berges.
|
Avantages |
Ces actions permettront : de comprendre la dynamique entourant la
reproduction du stock
d’éperlan arc-en-ciel fréquentant les côtes des Îles-de-la-Madeleine; de
favoriser, par des travaux
de mise en valeur, un apport maximum des cours d’eau de l’archipel pour la
population d’éperlan
arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine; de sensibiliser la population des
Îles-de-la-Madeleine à
l’importance de conserver et de protéger ces milieux; et d’impliquer les
exploitants des ressources
marines et les propriétaires de terrains environnants dans la mise en place de
solutions durables de
conservation.
|
Faisabilité |
L’implication des intervenants, des propriétaires des terrains environnants
et des pêcheurs est
essentielle pour la réussite de ce projet.
|
Partenaires visés |
L’Aquarium des Îles-de-la-Madeleine,
la Fondation de la Faune du Québec, le MENV, la
FAPAQ, le Comité des Pêcheurs d’éperlans des Îles-de-la-Madeleine, le Comité
ZIP des Îles
(appui scientifique), MAPAQ, etc.
Les municipalités et autres organismes locaux peuvent être appelés à
participer comme
partenaires dans ce projet.
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Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (bénévole, rémunérée et professionnelle) 18 596.00 $
Matériel et équipement 2 800.00 $
Autres frais 3 450.00 $
Total du projet
24 846.00 $
Deuxième phase : À déterminer
|
Échéancier |
Première phase : 2000 (réalisée)
Deuxième phase : 2001 – 2004 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de ruisseaux aménagés.
Nombre des personnes
sensibilisées à la problématique de contamination des cours d’eau
de l’archipel.
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Références |
AQUARIUM DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE /
BOURQUE F. et S. PEREIRA. 1997. Caractérisation du stock
reproducteur d’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine et mise en valeur
d’un cours d’eau à habitats
de fraie. Rapport remis à Saint-Laurent Vision 2000 et à la Fondation de la
Faune du Québec. ix + 86 p.
AQUARIUM DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE. 1999.
Mise en valeur des ruisseaux à habitats de frai pour
l’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-la-Madeleine – Plan d’action. Rapport
produit pour le ministère de
l’Environnement et de la Faune du Québec. Iv + 25 p.
BOURQUE, F. et Y. RICHARD. 1993.
Inventaire des sites de reproduction potentiels de l’Éperlan arc-en-
ciel (Osmerus mordax) sur l’île de Havre-Aubert. Rapport présenté au ministère
du Loisir, de la Chasse et
de la Pêche du Québec. 15 p.
BRASSARD, C et G. VERREAULT. 1995. Indice
de qualité de l’habitat de reproduction de l’éperlan arc-
en-ciel (Osmerus mordax) anadrome de l’estuaire sud du Saint-Laurent. Ministère
de l’Environnement
et de la faune. Service de l’aménagement et de l’exploitation de la faune.
Direction régionale du Bas
Saint-Laurent. 33 p.
PAQUET, GILLES. 1985. Guide d’amélioration
et de restauration de l’habitat du poisson dans les petits
cours d’eau. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, service des
études écologiques. vii + 72 p.
RICHARD, ALAIN. 1995. Inventaire des sites
de reproduction potentiels de l’Éperlan arc-en-ciel (Osmerus
mordax) aux Îles-de-la-Madeleine à l’exception de l’île de Havre-Aubert, de
l’île Brion et de l’île d’Entrée.
Rapport présenté au ministère de l’Environnement et de la Faune, Service de
l’aménagement et de
l’exploitation de la faune, Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine. 56 p.
TERRAMAR ENVIRONNEMENT ENR. 1998.
Identification des cours d’eau des Îles-de-la-Madeleine
utilisés par l’Éperlan arc-en-ciel durant la période de frai au printemps
1998. rapport présenté à
l’Aquarium des Îles-de-la-Madeleine et au ministère de l’Environnement et de la
Faune du Québec.
Iv + 29 p.
VERREAULT, GUY. 1997. Inventaire des
frayères potentielles pour l’Éperlan arc-en-ciel aux Îles-de-
la-Madeleine. Notes de service. Ministère de l’Environnement et de la Faune,
région du Bas Saint-
Laurent.
![]()
|
Identification |
Thématique :
Protection et restauration des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Restaurer les complexes lagunaires
|
Nom du projet |
Restauration des plans d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est un milieu extrêmement particulier,
où les milieux terrestres
et aquatiques sont intimement liés. Ainsi, les cinq principaux plans d’eau
intérieurs, à savoir le
Bassin aux Huîtres, la Baie du Havre-aux-Basques, la Baie du Bassin et les
lagunes de Grande-
Entrée et du Havre-aux-Maisons, totalisent à eux seuls plus de 122 km2
de superficie. Ces lagunes
ou baies intérieures constituent des milieux aquatiques particuliers, en
contact avec le milieu marin
par l’intermédiaire d’un ou plusieurs goulets, et donc influencés par les
courants et les marées. Ces
milieux sont habituellement reconnus pour leur productivité importante et pour
la grande diversité
animale et végétale qu’ils abritent. Cette productivité prend d’autant plus
d’importance que
plusieurs espèces constituent des ressources halieutiques traditionnellement
exploitées aux Îles.
Ces milieux sont aussi fréquentés par plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux
au cours de l’année,
parmi lesquelles plusieurs sont en péril. Par ailleurs, comme ils sont
délimités par des cordons de
sable, leur stabilité, ou leur évolution, sont intimement liées à celle des
dunes et des plages qui les
bordent.
Or, au cours des années 1950, ces plans d’eau intérieurs ont subi de
profondes modifications
dans leur dynamique, du fait de la construction de nombreuses infrastructures
routières et
portuaires. L’exemple le plus frappant est celui de l’ancienne lagune du
Havre-aux-Basques
dont les deux principales passes, qui assuraient jusqu’alors la connexion avec
le milieu marin,
ont été fermées suite au parachèvement de la route 199 : ce plan d’eau a
alors progressivement
perdu ses caractéristiques lagunaires, les échanges avec la mer ne se faisant
plus que par un goulet
intermittent. De plus, ces baies et lagunes sont fortement sollicitées par des
activités d’élevage
(mariculture) et par la récolte, commerciale ou à des fins personnelles, des
ressources halieutiques.
Plus récemment, le développement de l’industrie touristique aux Îles a entraîné
l’apparition de
nombreuses autres utilisations de ces plans d’eau et de leurs abords,
spécialement dans le cas des
lagunes : navigation de plaisance, plongée et circulation en
véhicules hors-route en sont les principaux
exemples. Toutes ces problématiques, compliquées par une mauvaise
communication entre
gestionnaires et utilisateurs, et par un manque de sensibilisation aux
questions d’environnement,
entraînent de fréquents conflits d’utilisation et causent une dégradation
progressive des plans d’eau.
On trouve ainsi, sur les berges et le fond des lagunes et des baies, de
nombreux déchets de tailles
et d’origines diverses, qui font de plus en plus souvent obstacle aux
activités humaines.
Une bonne gestion des plans d’eau intérieurs des Îles-de-la-Madeleine passe
donc nécessairement
par leur restauration progressive, et donc par un nettoyage des berges et des
fonds. À plus long
terme, ces actions contribueront à préserver les activités humaines
traditionnellement pratiquées,
tout en minimisant leur impact sur ces milieux aquatiques et sur les milieux
associés.
|
Solutions envisagées |
Dans un premier temps, il était nécessaire de dégager un portrait des cinq
principaux plans d’eau
intérieurs, en terme d’utilisation, de ressources et de problématiques
spécifiques. Ceci a fait l’objet
d’un premier projet : Comprendre le passé pour mieux gérer l’avenir, réalisé au cours de
l’année 2000, qui a permis de cartographier les spécificités de chaque plan
d’eau et de mettre en
place, pour chacun d’entre eux, un comité de gestion. Parmi les actions qui
sont ressorties comme
extrêmement importantes au cours de cette étape, on retrouve le nettoyage des
berges de la lagune
de la Grande-Entrée et le nettoyage du fond des deux lagunes de l’archipel.
Le présent projet s’inscrit donc dans la continuité du précédent et
s’intéresse plus spécifiquement
au nettoyage des deux lagunes de l’archipel. Il sera séparé en trois phases
distinctes : le nettoyage
des berges de la lagune de la Grande-Entrée, la localisation des principaux
déchets sous-marins et
le nettoyage du fond des lagunes de la Grande-Entrée et du Havre-aux-Maisons.
Première phase :
Les travaux d’inventaire réalisés au cours du projet Comprendre le passé
pour mieux gérer
l’avenir avaient permis d’identifier deux
secteurs de la lagune de la Grande-Entrée où
d’importantes quantités de déchets souillent les berges. Dans ces deux
secteurs, des activités de
nettoyage permettront d’enlever ces déchets, essentiellement constitués de
dépôts de matériaux
secs.
Suite à ces travaux, une exposition de photos et de textes explicatifs sera
réalisée, puis présentée
dans les municipalités concernées, les écoles primaires et lors des festivals
estivaux. Cette
démarche de sensibilisation à la problématique des déchets en milieu naturel et
à l’importance
des milieux lagunaires sera par ailleurs complétée par la diffusion, via les
médias locaux, des
informations concernant les différentes étapes du projet.
Deuxième phase :
En ce qui concerne les déchets sous-marins, il est tout d’abord important de
consulter les
utilisateurs des lagunes, afin d’obtenir des informations préliminaires sur
l’emplacement des
principaux déchets : on a ainsi pu localiser 21 grosses cages
(trois mètres de haut) ayant
servi à l’élevage du homard et aujourd’hui abandonnées au fond de la lagune de
Havre-aux-
Maisons, ainsi que plusieurs déchets provenant d’élevages de moules dans la
lagune de
Grande-Entrée. Une fois ces renseignements complétés par des prises de vues
aériennes, les
localisations devront être confirmées par GPS et cartographiés à l’aide du
logiciel Arc-View.
De plus, un nettoyage expérimental est prévu pour une des grandes cages,
afin de pouvoir
planifier plus efficacement le nettoyage global et de déterminer les techniques
qui seront
employées.
Troisième phase :
Enfin, la phase finale du projet consistera en un nettoyage global des fonds
des deux lagunes
dans la mesure où cela est envisageable. Au cours de l’année 2000, le Comité
ZIP s’est
associé au Comité de suivi de la pêche et de l’aquaculture, au MPO et au MAPAQ
lors du
nettoyage d’une petite portion de la lagune de Grande-Entrée. Une fois les
déchets localisés
et les techniques de nettoyage précisées, le nettoyage des déchets restant ne
devrait pas
poser de problème particulier.
D’autre part, suite à une demande du Comité de gestion de la Baie du Bassin,
le fond de ce
plan d’eau pourrait également faire objet d’un nettoyage.
Enfin, mentionnons que, vu la taille importante de certains déchets présents
dans les plans
d’eau, une certaine remise en suspension des sédiments est attendue. Des
mesures
d’atténuation devront donc être prévues afin de minimiser cet impact.
|
Avantages |
La qualité des plans d’eau étant intimement reliée à celle de leurs berges,
le nettoyage de ces
dernières dans les deux secteurs présentant les plus importantes quantités de
déchets contribuera
au maintien de l’intégrité du milieu lagunaire. De plus, les activités de
sensibilisation (communications
via les médias locaux et exposition) permettront d’ouvrir les yeux du public
sur la problématique
des déchets en milieu naturel et sur l’importance de préserver les berges des
plans d’eau, dans une
optique de développement durable des ressources disponibles et des activités
pratiquées.
La localisation des principaux déchets qui gisent au fond des lagunes, ainsi
que l’expérience
pratique acquise lors du nettoyage expérimental et de l’enlèvement d’une partie
des débris de la
lagune de Grande-Entrée, devraient permettre une meilleure gestion et une plus
grande efficacité
lors du nettoyage complet des deux lagunes. Cette phase de repérage et de mise
au point est
également importante en terme d’impact sur le milieu naturel : la remise
en suspension des
sédiments aura en effet d’autant moins d’impact que l’enlèvement des déchets se
fera rapidement.
À moyen et à long terme, le nettoyage des lagunes participera à
l’amélioration de la qualité des
milieux naturels de l’archipel. Les retombées positives concerneront également
les activités
humaines puisque plusieurs d’entre-elles sont perturbées par la présence de
débris.
|
Faisabilité |
Le portrait des principaux plans d’eau intérieurs qui s’était dégagé lors du
projet Comprendre le
passé pour mieux gérer l’avenir, présentait
clairement le nettoyage des berges et du fond des
lagunes comme une priorité d’action. Le présent projet répond donc à une
attente réelle du milieu,
comme en fait foi l’implication des gestionnaires et utilisateurs des lagunes.
Le projet Comprendre le passé pour mieux gérer l’avenir avait d’ailleurs déjà permis
d’identifier les secteurs où les berges présentaient les plus grandes quantités
de déchets et qui
feront donc l’objet des travaux de nettoyage de la première phase du présent
projet.
Toujours dans le but de répondre le mieux possible aux attentes de la
population, les techniques
qui seront employées pour la localisation des principaux déchets sous-marins
utilisent, dans un
premier temps, les informations disponibles parmi les utilisateurs de ces
milieux, qui seront
complétées et validées par la suite. Pour ce qui est du nettoyage proprement
dit, l’expérience
réalisée en 2000 dans la lagune de Grande-Entrée semble concluante et les
techniques seront
par ailleurs perfectionnées au cours du nettoyage expérimental d’un des déchets
les plus
importants.
De plus, depuis 1994, plusieurs organismes des Îles-de-la-Madeleine, comme
Attention
FragÎles, l’Aquarium des Îles et le Centre Nautique de l’Istorlet ont participé
à plusieurs
campagnes de nettoyage des milieux naturels ce qui a permis au milieu
d’acquérir une certaine
expertise dans ce type de projet.
|
Partenaires visés |
Comité ZIP des Îles-des-Îles-de-la-Madeleine, MPO : Institut Maurice-Lamontagne
(expertise dans le domaine) et direction régionale des Îles-de-la-Madeleine
(prêt d’équipement),
CLSC régional, usagers des plans d’eau.
|
Coûts |
Première phase :
Main-d’œuvre (bénévole, rémunérée
et professionnelle) 13 275.00 $
Matériel et équipement (bateau) 6 400,00 $
Autres frais 4 490,00 $
Total du projet
24 165.00 $
Deuxième phase :
Main-d’œuvre (bénévole,
rémunérée et professionnelle) 57 261,50 $
Matériel et équipement (bateau et ultra léger) 10 675,00 $
Autres frais 4 000,00 $
Total du projet
71 936.50 $
Troisième phase :
Les coûts associés au nettoyage des fonds proprement dit restent à déterminer.
|
Échéancier |
Première phase : 2001 (réalisée)
Deuxième phase : 2002
Troisième phase : 2003 - 2005
|
Indicateurs |
Quantités de déchets retirés des berges et du fond des lagunes.
Nombre de personnes touchées par les différentes activités de sensibilisation.
Nombre de plainte des utilisateurs vis-à-vis de la présence de déchets.
|
Références |
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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|
Identification |
Thématique :
Protection et conservation des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Restaurer les complexes dunaires.
|
Nom du projet |
Restauration des dunes aux Îles-de-la-Madeleine
|
Localisation |

|
Problématique |
Le territoire des Îles-de-la-Madeleine est un milieu extrêmement
particulier, où les dunes couvrent
presque 30 % des terres émergées (62 km2) et constituent
un élément majeur du paysage. Ce
milieu se retrouve essentiellement au niveau des cordons littoraux qui relient
entre-elles sept des
principales îles de l’archipel : les dunes ont souvent plusieurs mètres de
haut et sont généralement
positionnées sur deux ou trois rangs parallèles à la ligne de plage. Ces
milieux, outre leur
importance en termes de superficie, jouent de nombreux rôles au sein de
l’archipel, avec des
répercussions sur le milieu naturel, bien sûr, mais aussi sur les activités
humaines. L’exemple le plus
probant est celui de la dune bordière, qui constitue le premier et parfois le
seul rempart contre les
assauts de la mer et des vents : elle protège ainsi les milieux intérieurs
et les routes des phénomènes
d’inondation et d’ensablement. Le milieu dunaire est, de plus, intimement lié à
certains milieux
humides dont l’importance n’est plus à prouver : ils constituent, entre
autres, une protection
efficace contre les inondations, contribuent à l’épuration des eaux avant
qu’elles ne se rendent à
la nappe phréatique, et sont aussi essentiels à différentes activités humaines,
comme la cueillette
des canneberges par exemple. Enfin, les dunes servent d’habitat à de nombreuses
espèces
animales et végétales, dont certaines sont rares et/ou menacées.
Le principe de formation des dunes est relativement simple : le sable,
emporté par le vent,
s’accumule en certains points, notamment en haut de plage ou sur certains
obstacles. Sur ces
dunes dites « mobiles », seule une végétation herbacée se développera
dans un premier temps.
L’espèce la plus fréquente à ce niveau est l’ammophile à ligule courte ou
« foin de dune » : ses
tiges souterraines très nombreuses vont peu à peu constituer le squelette de la
dune mobile,
indispensable à la cohésion du sable. Après le foin de dune, ce sont en général
des espèces
arbustives, puis des conifères qui vont s’installer sur les dunes mobiles les
plus anciennes et
les transformer petit à petit en dunes « fixées », toujours par
l’intermédiaire des racines et des
tiges souterraines. Ces étapes successives sont également caractérisées par une
augmentation
de la diversité des espèces. La succession végétale a donc un rôle
particulièrement important
dans ce milieu, chacune de ces étapes participant à une fixation progressive de
ces structures
de sable à l’origine mobiles. Cependant, ce processus de stabilisation par les
végétaux est
relativement lent, et peut être rapidement et profondément bouleversé : si
des dégâts
importants sont causés à la végétation, qu’elle soit herbacée, arbustive ou
même
arborescente, les vents violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de
rendre les dunes à
leur mobilité originelle ! Les risques de déstabilisation de cet écosystème
sont donc toujours
présents, et d’autant plus importants du fait de sa complexité et de la
diversité importante des
habitats qui le composent et des espèces qu’ils abritent. Notons également qu’à
plus long
terme, en cas de dommages importants causés à ces structures naturelles de
protection, et
plus particulièrement aux dunes bordières, les milieux environnants sont
également en danger :
risques d’inondation lors des tempêtes, de contamination de la nappe phréatique
par l’eau
salée, etc.
Or, en dépit de leur fragilité, ces milieux sont de plus en plus sollicités
par les activités humaines,
depuis l’exploitation du sable, la circulation en véhicules hors route (VTT,
camions 4x4, etc.) et
la cueillette des canneberges, jusqu’à l’importance croissante de l’écotourisme
et de
l’observation des milieux naturels. Le maintien de l’intégrité des milieux
dunaires et associés, et
donc de la diversité des habitats et des espèces qui les caractérisent, passe
donc nécessairement
par la mise en place de mesures de protection et de restauration. C’est à ce
prix seulement que
les principales activités pratiquées dans ces milieux typiques des paysages des
Îles, qui sont autant
d’attraits pour les nombreux touristes qui fréquentent la région, pourront être
conservées à long
terme.
Du point de vue de la municipalité des Îles et du MTQ, qui jouent un rôle
actif dans ce domaine,
un des principaux problèmes est le risque pour la sécurité publique que pose l’accumulation
du
sable ainsi libéré en certains points du réseau routier de l’archipel. C’est
donc cette
problématique particulière qui fait l’objet de la présente fiche technique.
Cependant, il est utile de noter que suite à la décision de la mise en place
d’un réseau de
sentiers VTT balisés sur l’archipel, les milieux dunaires devront faire l’objet
de travaux de
restauration au niveau des nombreux sentiers existants qui ne seront pas
retenus (voir fiche
technique 1.1.3 – Gestion de la circulation VTT aux
Îles-de-la-Madeleine). L’organisme
Attention FragÎles, impliqué dans ce domaine depuis le début des années 1990,
assurerait a
priori ces activités de restauration.
|
Solutions envisagées |
La première démarche est d’identifier les secteurs clés de la problématique.
Il s’agit ici des zones
dont la protection et/ou la restauration sont indispensables au maintien de
l’intégrité du réseau
routier. Les niveaux de priorité des différents secteurs sont ensuite
attribués, notamment en
fonction de leur degré de dégradation et des risques qui sont encourus par les
usagers.
Des techniques de restauration peuvent alors être mises en œuvre aux
endroits critiques. Plusieurs
méthodes existent à cet effet, le principe de base étant toujours de placer un
obstacle, en partie
perméable afin d’éviter les phénomènes d’affouillement, aux endroits où l’on
veut que le vent
accumule le sable. Dans le cas de cette fiche, les « capteurs »
utilisés seront des clôtures, formées
d’une double rangée de pieux remplie de fagots de branchages, ces derniers
étant récupérés des
travaux forestiers effectués par la MRC. Ces clôtures permettent une
accumulation du sable, plus
ou moins rapidement selon les endroits, et une restauration progressive des
dunes endommagées.
La végétation naturelle s’installe habituellement d’elle-même au bout d’environ
deux ans.
Cependant, il est recommandé, si possible, de procéder à la végétalisation lors
de la première
année.
Enfin, un suivi régulier des secteurs restaurés et de leur colonisation par la
végétation naturelle,
phase indispensable à une fixation durable des dunes restaurées, devrait
également être mis en
place.
|
Avantages |
L’identification des zones les plus endommagées, ainsi que la définition de
secteurs clés,
permettront une gestion efficace du territoire et une bonne coordination des
actions à mener dans
ce dossier.
La mise en pratique des techniques de restauration permet bien sûr en
premier lieu de protéger
l’intégrité des milieux dunaires et associés. Elle permet aussi, par voie de
conséquence, de
maintenir ou d’améliorer la protection des structures humaines et plus
particulièrement des
réseaux routiers.
Enfin, le suivi régulier des zones restaurées, ainsi que des secteur clés
identifiés, présente
plusieurs avantages. Tout d’abord, il permet de vérifier l’efficacité des
techniques employées
et de prendre, le cas échéant, d’autres mesures de protection et/ou de
restauration
(revégétalisation, restriction de la circulation, etc.). Par ailleurs, un suivi
constant devrait permettre
de mettre en évidence d’éventuelles nouvelles problématiques (nouveaux secteurs
clés, impacts
imprévus des capteurs, etc.) et de réagir rapidement.
|
Faisabilité |
L’identification des zones à restaurer en priorité et des secteurs clés a
été réalisée dès 1999, et la
MRC travaille conjointement avec le MTQ sur les milieux dunaires qui bordent
certaines sections
de la route 199, propices aux ensablements. La même année, 44 capteurs
totalisant 893 mètres
linéaires ont été installés sur la Dune du Nord, entre Pointe-aux-Loups et
Grosse-Île. L’efficacité
des capteurs a, depuis, été amplement vérifiée, bien que d’importantes
différences dans la vitesse
d’ensablement aient été mises en évidence entre les sites. Précisons d’autre
part que les matériaux
utilisés dans la confection des fagots de branchages sont en général récupérés
sur des terrains
privés lors de travaux sylvicoles effectués par la MRC.
En 2000, d’autres capteurs ont été érigés sur la dune de la Martinique
(Havre-aux-Basques), la
Pointe de la Grande-Entrée, la plage du Bassin Est (Grande-Entrée). Les efforts
de stabilisation
de la Dune du Nord entrepris en 1999 ont également été poursuivis.
Pour les années futures, d’autres travaux de stabilisation sont prévus, de
même que le suivi des
structures en place et de leur colonisation par la végétation naturelle. Les
secteurs à privilégier
sont la Dune du Nord (entre Fatima et Grosse-Île), la Sablière du Nord (Fatima)
et la Dune de
l’Ouest (entre Étang-du-Nord et Étang-des-Caps). Par ailleurs, d’autres
secteurs, comme la
Pointe de l’Est, pourront s’ajouter aux secteurs clés déjà identifiés.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, MTQ, MRN, Attention FragÎles.
|
Coûts |
Étant donné le nombre important de secteurs déjà restaurés ou dont la
restauration est prévue et
le fait que la technique utilisée est toujours la même, les coûts de
réalisation sont présentés pour
50 m linéaires de capteurs installés.
Main-d’œuvre (confection et mise en place des capteurs) 1 225.00 $
Matériel et équipement 175.00 $
Total pour 50 m de
capteurs 1 400.00 $
Soulignons, que le suivi régulier des zones restaurées est une étape
importante dans la
restauration des dunes. Cependant, nous ne pouvons pas estimer ici, les coûts
de cette
étape, car cela rentre dans les tâches régulières du chargé du projet à la
municipalité.
|
Échéancier |
Identification des secteurs à restaurer 1999 (réalisé)
Dune du Nord (entre Pointe-aux-Loups et Grosse-Île) 1999 – 2000 (à reprendre)
Dune de la Martinique (Havre-aux-Basques) 2000 (réalisé)
Pointe de la Grande-Entrée 2000 (réalisé)
Plage du Bassin Est (Grande-Entrée) 2000 (à reprendre)
Dune du Nord (entre Fatima et Grosse-Île) 2001 – 2003 (en cours)
Sablière du Nord (Fatima) 2002 – 2004
Dune de l’Ouest (entre Étang-du-Nord et Étang-des-Caps) 2001 – 2003 (en cours)
Mentionnons, qu’en dépendant de l’ampleur de travaux envisagés, ils
doivent être fait
par étape et peuvent donc, se prolonger pendant plusieurs années.
|
Indicateurs |
Rapidité d’accumulation du sable au niveau des capteurs.
Vitesse de « reformation » des dunes
Vitesse de recolonisation par la végétation naturelle.
|
Références |
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
MORIN, I. 2000. Géomorphologie et
évolution du système dunaire des Îles-de-la-Madeleine, Québec.
Mémoire de maîtrise. Université Laval.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe et ses Îles : une association durable!
Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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Identification |
Thématique :
Protection et conservation des habitats
/ Restauration de sites naturels perturbés
Priorité visée : Réouvrir et revitaliser la lagune du Havre-aux-Basques.
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Nom du projet |
Réouverture du Havre-aux-Basques
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Localisation |

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Problématique |
La lagune du Havre-aux-Basques, située au sud ouest de l’archipel des
Îles-de-la-Madeleine, est
délimitée par l’Île de Cap-aux-Meules au nord, par l’Île de Havre-Aubert au sud
et, à l’est et à
l’ouest, par deux cordons dunaires (tombolos) : la Martinique et la dune
de l’ouest. À l’origine,
cette lagune communiquait essentiellement avec la Baie de Plaisance, la
majorité des échanges
se faisant au niveau de la passe principale et d’une autre plus petite, toutes
deux situées sur le
cordon dunaire de la Martinique. Mais en 1956, le parachèvement de la route 199
nécessite,
étant donné les moyens financiers et techniques disponibles, la construction
d’une digue qui
ferme la passe principale de la lagune de Havre-aux-Basques. La construction,
en 1963, d’une
autre digue au niveau de la seconde ouverture du côté est, bloque presque
complètement les
échanges entre la lagune et le milieu marin. Ceux-ci ne se font alors plus que
par l’intermédiaire
d’un goulet qui se forme sporadiquement à l’ouest, en particulier lors des
grandes marées
d’équinoxe.
À partir du moment où la lagune du Havre-aux-Basques est privée des échanges
avec la Baie
de Plaisance et le golfe du Saint-Laurent, les conditions physiques, chimiques
et biologiques de
ce plan d’eau subissent de profondes modifications. On observe notamment une
absence
presque totale de courants, une élévation du niveau de l’eau, une baisse de sa
salinité, une
augmentation de sa température et, en certains endroits, une baisse de la
concentration en
oxygène. La lagune a également subi un ensablement progressif et un pré salé
s’est installé
dans sa portion nord. Ces changements se sont accompagnés d’une modification
importante
de la flore et de la faune peuplant la lagune : on note une régression des
espèces strictement
marines, qui sont progressivement remplacées par d’autres, mieux adaptées aux
nouvelles
conditions qui prévalent. Or, la lagune du Havre-aux-Basques était l’une des
trois principales
lagunes de l’archipel et faisait partie autant du patrimoine naturel des Îles
que des activités
socio-économiques de leurs habitants.
C’est ainsi que, dès 1966, c’est-à-dire à peine trois ans après la fermeture
de la seconde passe
de la lagune, le sous-comité local des pêches de la municipalité de
Havre-aux-Maisons suggère
la réouverture du chenal. L’implication du milieu devient évidente lors de la
formation, en 1987,
de l’Association pour la revalorisation de la lagune du Havre-aux-Basques, qui
a par la suite
participé à la plupart des actions réalisées à ce sujet. Depuis la fin des
années 1960, ce projet
a en effet donné naissance à un nombre impressionnant d’études, couvrant la
majorité des
aspects de la problématique. Pourtant, si les données concernant les conditions
existantes
dans la lagune depuis sa fermeture sont nombreuses, bien que parfois difficiles
à interpréter
du fait de l’évolution constante du milieu, les connaissances quant aux
conditions qui existaient
avant sa fermeture sont fragmentaires et imprécises. C’est probablement l’une
des raisons
principales qui font que cette problématique n’a pas encore trouvé de solution,
en dépit
des nombreux efforts qui lui ont été consacrés.
En effet, la réouverture de la lagune semble souhaitée par la majorité des
habitants des Îles.
Il est vrai que le milieu lagunaire est intimement lié à la vie madelinienne,
autant par la pêche
et la récolte de fruits de mer que par les activités récréo-touristiques, et
que sa fermeture a
entraîné, dans le cas du Havre-aux-Basques, une perte en termes de ressources
halieutiques.
Jadis, palourdes et coques étaient traditionnellement récoltées dans la lagune,
et on y pêchait
le hareng, l’éperlan, la capucette et l’anguille. Si on y pêche encore
l’éperlan, dont la plus
importante frayère aux Îles se trouve d’ailleurs à cet endroit, certaines de
ces espèces sont
aujourd’hui remplacées par d’autres qui ne sont pas consommées. Il semble
également que la
lagune ait pu jouer un rôle important pour les populations locales de homard,
au moins en tant
que refuge lors de la mue. La Baie de Plaisance a également subi un ensablement
depuis la
fermeture de la lagune, et les pêcheurs de homard de ce secteur espèrent que
des fonds plus
propices à cette espèce se reformeront si on procède à la réouverture. De plus,
des odeurs
nauséabondes se dégagent maintenant du plan d’eau devenu stagnant, indisposant
les
habitants, mais aussi les touristes qui, eux-aussi, font partie intégrante de
l’économie
madelinienne. Par ailleurs, plusieurs études de faisabilité ont jugé cette
réouverture
techniquement possible, écologiquement souhaitable (pour les milieux marins
avoisinants)
et même… économiquement rentable (à plus ou moins long terme).
Cependant, s’il est vrai que la réouverture de l’ancienne passe principale
devrait, en
rétablissant le contact avec le milieu marin, ramener progressivement les
conditions vers celles
qui existaient avant la fermeture, ce processus sera long et les bénéfices ne
seront peut-être pas
à la hauteur des espérances. En effet, depuis presque 40 ans que le plan d’eau
est isolé, les
changements qui y ont eu lieu ont été profonds. Les espèces tant espérées ne
pourraient donc
s’y réinstaller avant longtemps et, plus important, la grande diversité
biologique qui caractérise
maintenant ce plan d’eau se verrait diminuée de nombreuses espèces. Parmi les habitats
qui
sont menacés par une éventuelle réouverture, on retrouve notamment le pré salé
et les herbiers
aquatiques qui se sont développés dans la portion nord. Or, même s’ils sont en
grande partie
responsables du dégagement d’odeurs nauséabondes, ces milieux très productifs
abritent
une importante diversité animale et végétale. En outre, la réalisation
des travaux aurait des
impacts environnementaux à court terme, notamment en termes de risques reliés à
l’utilisation
de produits pétroliers (huiles et carburants), de déstabilisation de milieux
dunaires et de
remise en suspension de sédiments. Enfin, même si les estimations financières
réalisées jugent
que le coût imposant de la réouverture (6,5 M$) sera largement compensé, à
long terme, par
les bénéfices provenant en grande partie des « nouvelles » ressources
halieutiques, le fait est
que ces estimations se basent sur des données pour le moins fragmentaires
concernant les
conditions avant fermeture.
La réouverture possible de la lagune du Havre-aux-Basques constitue donc
une
problématique complexe et, bien que ce projet soit issu d’une intention louable
de
restauration d’un milieu perturbé, sa réalisation pourrait causer des dommages
importants
aux différentes espèces végétales et animales qui peuplent aujourd’hui la
lagune et les
milieux environnants. Il est donc important, d’une part d’être bien conscient
de ces impacts
et de les atténuer autant que possible, et d’autre part de se donner les moyens
d’établir un
suivi efficace des milieux influencés et de prendre les mesures nécessaires, le
cas échéant,
pour que les pertes ne soient pas plus importantes que les bénéfices.
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Solutions envisagées |
Étant donné la complexité de la problématique et la quantité importante de
données qui ont été
récoltées depuis l’origine de ce projet de réouverture de la lagune du
Havre-aux-Basques,
plusieurs phases seront nécessaires afin de répondre au mieux à cette
problématique.Première
phase :
Il convient tout d’abord de faire le point sur les nombreuses informations
disponibles et sur les
conclusions des différentes études réalisées dans ce dossier. De plus, comme ce
projet, suscite
encore plusieurs inquiétudes, il faudrait établir un portrait clair des
positions respectives des
différents intervenants clés et dégager, si possible, un consensus.
Deuxième phase :
La seconde phase devrait être celle de la réalisation des travaux de
réouverture eux-mêmes. À
ce niveau, les mesures d’atténuation nécessaires devront être prises pour que
les impacts sur les
différents milieux situés dans la zone d’influence des travaux soient réduits
au minimum. Des
précautions devront notamment être prises pour conserver, autant que possible,
l’intégrité du
pré salé et des herbiers qui se sont développés au nord de la lagune du fait de
l’ensablement :
ces milieux servent en effet d’habitats à une grande diversité d’espèces. De
plus, comme les
mesures d’atténuation ne permettent en général pas de s’affranchir totalement
des dommages
causés au milieu, un processus de restauration des sites les plus touchés
devrait être élaboré et
mis en œuvre à l’issue des travaux.
Troisième phase :
Comme nous l’avons vu, la réouverture de la lagune met en jeu des facteurs
aussi multiples
que complexes (hydrologie et sédimentation, salinité, oxygénation, etc.) et il
demeure difficile
de prévoir avec certitude les nombreux impacts que ces travaux auront sur la
lagune elle-
même, mais aussi sur les milieux environnants. La mise en œuvre, pendant et à
l’issue des
travaux, des mesures d’atténuation et des techniques de restauration, devra
donc être
complétée par un suivi à plus long terme des différentes composantes du milieu
lagunaire
et des milieux environnants. En effet, si un retour vers les conditions
lagunaires de pré-
fermeture est probable et souhaitable, celui-ci ne se fera que très lentement
car les espèces
recherchées ne peuvent se réinstaller tant que les conditions physico-chimiques
ne leur sont
pas redevenues favorables. Ces conditions devront donc être mesurées à
intervalle régulier
afin de pouvoir planifier la réapparition des différentes espèces cibles du
projet. Bien
entendu, ce suivi permettra également de juger de l’impact de chacune des
étapes
successives du projet (travaux de réouverture, restauration, etc.) sur les différents
milieux
surveillés, et de prendre éventuellement les mesures nécessaires pour préserver
leur intégrité.
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Avantages |
La revue et la synthèse des informations provenant des nombreux rapports
d’étude réalisés à ce
jour permettra de dégager un portrait le plus complet possible des conditions
qui règnent
ujourd’hui au sein de la lagune. Une bonne compréhension du milieu actuel et
des modifications
qui sont à l’œuvre est d’autant plus importante que les données concernant les
conditions pré-
fermeture sont peu nombreuses et fragmentaires. Il faut cependant garder à
l’esprit que les
conditions « actuelles » sont en constante évolution depuis la
fermeture de la lagune, et en tenir
compte lors de l’analyse des conclusions de rapports ayant été réalisés à des
époques différentes.
Par ailleurs, bien que ce projet soit très populaire, il soulève encore
plusieurs inquiétudes parmi
les intervenants concernés et il est important de déterminer clairement leurs
positions respectives,
ainsi que les principales attentes des gens du milieu. Seule la réalisation de
cette étape permettra
de parvenir au consensus indispensable à la poursuite du projet. Cette mise à
jour est également
nécessaire pour « raviver la flamme » des intervenants et de la
population en général, beaucoup
étant quelque peu découragés par l’inertie décisionnelle qui semble
caractériser ce dossier.
Une fois la première étape réalisée, et dans la mesure où les différents
intervenants seront arrivés
au consensus recherché, les travaux pourront commencer. Durant ces derniers, la
mise en œuvre
de mesures d’atténuation adaptées devrait permettre de minimiser les impacts
directs sur les
milieux naturels environnants. Ces mesures d’atténuation devraient notamment
permettre de
conserver l’intégrité du pré salé et des herbiers qui occupent maintenant le
nord du plan d’eau
et qui contribuent en grande partie à l’importante biodiversité du milieu. Le
rétablissement des
échanges entre la lagune et le milieu marin entraînera par la suite de
nombreuses et profondes
modifications des milieux lagunaire et associés, et les conditions devraient
revenir
progressivement à ce qu’elles étaient avant la fermeture, ou du moins à ce
qu’elles sont dans
les deux autres grandes lagunes de l’archipel. Ainsi, on devrait voir
réapparaître progressivement
les différentes espèces halieutiques qui étaient traditionnellement exploitées
dans la lagune, même
si cette réapparition ne se fera qu’au bout de plusieurs années. Une
augmentation de la taille des
myes a d’ailleurs déjà pu être constatée localement suite à la réouverture du
goulet dans la Dune
de l’Ouest.
Enfin, le suivi attentif des différents milieux concernés permettra de juger
de l’efficacité de l’option
de réouverture retenue et de la rapidité des modifications qu’elle entraînera.
On pourra ainsi, au
bout d’une période plus où moins importante, observer la recolonisation par des
espèces maritimes
au potentiel halieutique plus élevé et en tirer des informations importantes
sur les processus mis en
jeu. La réouverture d’une lagune de cette taille représente en effet une
occasion inespérée d’étudier
en détail les patrons de modification du milieu… et de mettre éventuellement en
évidence les effets
indésirables d’un tel projet. C’est également dans cette optique que le suivi
devra être effectué, les
phénomènes mis en jeu par la réouverture étant très complexes et les prévisions
d’autant plus
difficiles à dégager. Il est donc primordial de pouvoir se rendre compte
rapidement d’une
éventuelle perturbation, imprévue à l’origine, de certains des milieux
particulièrement fragiles
qui caractérisent le site à l’étude. Les actions et/ou aménagements nécessaires
pourront ainsi
être mis en œuvre efficacement avant que l’impact sur le milieu naturel ne soit
trop important.
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Faisabilité |
Première phase :
Les nombreux documents déjà disponibles à ce sujet constituent une source
d’informations à tous
es niveaux et plusieurs travaux de synthèse ont déjà été réalisés. De plus,
cette problématique a su,
et saura encore si une issue se dessine pour un avenir pas trop lointain,
générer une forte
implication du milieu. Enfin, le contexte économique actuel, relativement
favorable, devrait
augmenter les chances d’arriver rapidement à un consensus.
Deuxième phase :
Là encore, les nombreuses études techniques réalisées dans le cadre de ce
dossier, associées aux
expériences retirées des erreurs passées constituent une base solide sur
laquelle appuyer la phase
de mise en œuvre des travaux. La bonne connaissance du milieu, qui caractérise
certains des
intervenants devrait en outre faciliter la détermination des périodes les moins
critiques pour les
différentes activités.
Troisième phase :
Le suivi d’un tel projet nécessite avant tout une forte participation du
milieu. En ce sens,
l’Association pour la revalorisation de la lagune du Havre-aux-Basques
constitue le partenaire
idéal et a déjà largement témoigné de son implication dans le dossier. Enfin,
on dispose, au sein
des différents organismes concernés sur l’archipel, des compétences et de
l’expertise
indispensables pour assurer un suivi rapproché.
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Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
MENV, MPO, MTQ, Environnement Canada-SCF,
Comité ZIP des Îles, Travaux Publics Canada, Association pour la revalorisation
de la lagune du
Havre-aux-Basques, FAPAQ, ISMER, Université du Québec à Rimouski, Attention
FragÎles.
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Coûts |
Il ne devrait pas y avoir de coûts directement reliés à la première phase de
ce projet, en dehors
bien sûr, des heures que les organismes impliqués lui consacreront. Dans le cas
où les travaux
iraient de l’avant, le coût global de la réouverture proprement dite (phase 2)
est estimé à 18 M$.
Enfin, advenant la réouverture de la baie, les coûts reliés aux activités de
suivi et de restauration
éventuelle (phase 3) resteront à déterminer.
Comme tout récemment il a été décidé de déposer un avis de projet auprès du
Ministère de
l’Environnement du Québec, il se peut que suite à ce dépôt, il y ait certains
études à effectuer.
Ceci pourra entraîner des coûts supplémentaires à la première phase.
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Échéancier |
Prévision : Phase 1 2000 – 2005 (en cours)
Phase 2 2006 - 2008
Phase 3 2009 - 2013
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Indicateurs |
Rapidité de retour à
l’équilibre des différents paramètres physico-chimiques de l’eau, par
comparaison avec les valeurs de ces paramètres pour les autres lagunes.
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Références |
ATELIER SUR L’AMÉNAGEMENT D’UN MILIEU
LAGUNAIRE. 1994. Actes de l’atelier sur l’aménagement
d’un milieu lagunaire.
Îles-de-la-Madeleine. Publié par l’Association pour la revalorisation de la lagune
du
Havre-aux-Basques et le ministère des Pêches et des Océans du Canada. 241
pages.
COUTURE, R., JACQUAZ, B., DE SÈVE, A.,
SAVARIA, J., HOULE G. et R. DENIS. 1985. Étude de la
faisabilité de la réouverture de la lagune du Havre-aux-Basques aux Îles-de-la-Madeleine. Rapport final
présenté au ministère Pêches et Océans Canada, Éditeur officiel. 118 pages + 1
annexe.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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Identification |
Thématique : Récréo-tourisme et mise en valeur du territoire.
Priorité visée : Aménagement des sentiers de la Pointe de l’Est.
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Nom du projet |
Randonnées nature
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Localisation |

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Problématique |
La Pointe de l’Est est un lieu très dynamique et en continuelle évolution.
C’est donc un endroit où
il est possible d’observer la succession écologique à partir du sable nu
(plage) jusqu’à la formation
climacique (la forêt boréale). L’écosystème climacique de la Pointe de l’Est
est la pessière-
sapinière à épinettes blanches. Ce dernier reposant donc directement sur le
sable, peut-être
facilement bouleversé par un élément naturel ou anthropique.
Pendant les années 1970, le gouvernement du Canada a mis sur pied une
Réserve national de la
faune à la Pointe de l’Est aux Îles-de-la-Madeleine. Afin de mettre en valeur
ce territoire et
concrétiser ce statut, le Service canadien de la faune à qui revenait la
gestion de cette réserve, a
confectionné plusieurs panneaux d’interprétation, a érigé quelques sentiers et
a offert certains
programmes d’éducation de la nature par le biais des randonnées
d’interprétation.
D’ailleurs, en 1999, le gouvernement du Québec reconnaît l’importance de la
Pointe de l’Est et
y crée un Refuge Faunique sur les terres qui lui appartiennent. Cela entraîne
une plus grande
pression sur le territoire car les visiteurs des Îles-de-la-Madeleine entendant
parler de ce lieu et
de ses deux statuts de protection, sont d’autant plus intéressés à le visiter.
Par la mise en place de ces deux statuts, les gouvernements n’envisageaient
pas l’interdiction de
fréquenter la Pointe de l’Est, au contraire, on considérait important de
permettre l’accès et la
découverte de ce territoire. Cependant, pour le faire, il ne suffit pas d’avoir
un bon programme
éducatif, il est essentiel de bien aménager le lieu afin de ne pas avoir un
effet négatif néfaste sur le
secteur.
Avec le temps, le Service canadien de
la faune, moyennant un montant forfaitaire, a transféré la
mise en œuvre du programme éducatif au Club Vacances « Les Îles ». Cette
responsabilité n’est
toutefois aucunement associée aux fonds suffisants pour ce faire. Il est aussi
impossible
d’aménager adéquatement les sentiers afin de supporter la fréquentation des
lieux. Les visiteurs
ont un impact sur le territoire qui se voit retourner au stade premier de sa
succession : le sable nu!
Mentionnons que la clientèle touristique est croissante et se situait à
environ 40 000 touristes, en
2001 aux Îles-de-la-Madeleine. Ces gens ne demandent pas mieux que des
randonnées du genre
car ils viennent visiter l’archipel dans le but de retrouver la nature dans
tous ses états.
Les sentiers présentement fréquentés à la Pointe de l’Est ne sont d’aucune
façon acceptables et
laissent présager le déséquilibre d’un secteur riche et diversifié où nous
pouvons retrouver
presque tous les écosystèmes existants dans l’archipel.
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Solutions envisagées |
L’aménagement des sentiers pédestres dans la Pointe de l’Est s’avère une
solution cible car la
non-canalisation de la promenade peut entraîner à une situation chaotique
mettant en péril
l’intégrité des écosystèmes.
Des aménagements légers sont envisagés de façon à préserver les dunes et les
milieux humides qui
constituent la Pointe de l’Est.
De plus, il faut permettre d’assurer un service en continu des randonnées
nature afin de mettre en
valeur le territoire.
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Avantages |
Il y a présentement plusieurs sentiers dans la Pointe de l’Est. Même si
quelques-uns furent
partiellement aménagés, cela n’assure pas pour autant l’intégrité du milieu.
Mentionnons que pendant la saison estivale, où les Îles peuvent recevoir
jusqu’à 40 000 visiteurs,
une grande partie de ces visiteurs envisagent principalement des activités
nature. Cela peut
augmenter considérablement la pression vis-à-vis les milieux naturels de
l’archipel. Ainsi, il faut
aménager le milieu pendant qu’il en est encore temps.
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Faisabilité |
Le Club Vacances « Les Îles » développe des randonnées nature dans la Pointe
de l’Est depuis .
Il est donc, en mesure d’identifier les secteurs à aménager et ce, dans le
respect de l’environnement.
De plus, étant un milieu protégé par le gouvernement fédéral (Réserve
Nationale de la Faune) et
le gouvernement provincial (Refuge faunique), nous estimons que ces deux
gouvernements ont tout
intérêt à investir dans la Pointe de l’Est afin de préserver ses atouts
naturels tout en conservant les
activités de sensibilisation qui y sont développées.
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Partenaires visés |
Club Vacances « Les Îles », Société
de la Faune et des Parcs du Québec (FAPAQ), Ministère
de l’Environnement du Québec (MENV), Service canadien de la faune (SCF) –
Environnement
Canada, Attention FragÎles, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine (appui
scientifique) et Portes
de l’Est.
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Coûts |
À déterminer.
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Échéancier |
2002 – 2005.
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Indicateurs |
Longueur des sentiers aménagés
Nombre de visiteurs
Nombre d’activités de sensibilisation.
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Références |
À déterminer selon le type d’aménagement ciblé.
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Identification |
Thématique : Pêche et aquaculture
Priorité
visée :
Étendre l’échantillonnage d’Environnement Canada à tous les sites à potentiel
maricole.
Obtenir un portrait complet de la qualité des eaux autour des Îles et
assurer
la mise à jour régulière des données.
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Nom du projet |
Qualité des eaux dans les secteurs coquilliers et les sites à potentiel maricole
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Localisation |

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Problématique |
Les Îles-de-la-Madeleine situées au cœur du Golfe du Saint-Laurent, à
225 km de la Gaspésie,
145 km de Terre-Neuve et 80 km de l’Île-du-Prince-Édouard,
constituent un territoire
extrêmement particulier. Les cinq principaux plans d’eau intérieurs, à savoir
le Bassin aux Huîtres,
la Baie du Havre-aux-Basques, la Baie du Bassin et les lagunes de Grande-Entrée
et du
Havre-aux-Maisons, totalisent à eux seuls plus de 122 km2 de
superficie. Ces milieux, comme les
secteurs côtiers, sont habituellement reconnus pour leur productivité
importante et pour la grande
diversité animale et végétale qu’ils abritent. Il n’est donc pas étonnant que
ces plans d’eau
intérieurs et secteurs côtiers fassent partie intégrante du mode de vie de sa
population
En effet, dans ce contexte d’isolement relatif, les ressources locales font
l’objet, depuis toujours,
d’une exploitation importante, qu’elle soit commerciale ou à des fins
personnelles. Du fait de
l’omniprésence des milieux marins et lagunaires, les ressources halieutiques
prennent donc une
importance particulière et doivent faire l’objet d’un suivi régulier afin d’en
assurer la pérennité.
D’autre part, le développement de la mariculture, qui répond également aux
besoins particuliers
de l’économie et du mode de vie madeliniens, prend de plus en plus
d’importance, dans la réalité
du présent comme dans la planification de l’avenir. Aux Îles-de-la-Madeleine,
les activités de
mariculture concernent presque exclusivement les mollusques, et plus
particulièrement la Moule
bleue, la Mye commune, l’Huître américaine et le Pétoncle géant. Pour le
pétoncle, il s’agit, en
partie, moins de culture proprement dite que du captage de naissains, de
l’ensemencement des
gisements naturels et de la pré-élevage. Cette dernière activité consiste à
faire profiter les
premiers stades de développement, caractérisés par un fort taux de mortalité,
des conditions
particulièrement favorables qui règnent dans les lagunes, pour les relâcher
ensuite dans des
secteurs propices, au large des côtes, où ils pourront achever leur
développement.
Le suivi de la qualité de l’eau des secteurs coquilliers est assuré par
Environnement Canada, via
son Programme de salubrité des eaux coquillières. C’est donc ce ministère qui recommande
au MPO la fermeture des secteurs problématiques, ce dernier étant responsable
de faire respecter
la loi concernant la cueillette de mollusques. C’est leur mode de nutrition qui
rend les mollusques
bivalves, d’ailleurs caractérisés de « filtreurs », particulièrement
à risque pour la santé humaine. En
effet, en filtrant leur nourriture, ils absorbent également les contaminants
qui peuvent être présents
dans le milieu et les accumulent dans leur chair : même s’ils ne sont pas
incommodés par cette
contamination, ils peuvent s’avérer impropres à la consommation humaine. Ce
suivi est donc
essentiel, mais il est a priori
limité aux secteurs coquilliers caractérisés par la présence
d’importants gisements naturels de mollusques ou de parcs aquacoles.
Or, dans le cadre de la cueillette artisanale et du développement de la
mariculture, plusieurs autres
secteurs s’avèrent importants. Certains de ces secteurs, par exemple, sont
situés à proximité de
sites maricoles et, dans la mesure ou leur contamination pourrait avoir des
répercussions
importantes sur ces activités, devraient eux-aussi faire l’objet d’un suivi
régulier.
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Solutions envisagées |
Première phase :
Dans un premier temps, tous les secteurs coquilliers de l’archipel devront
être évalués en terme
d’importance vis-à-vis des activités de mariculture et de cueillette
artisanale. Puis, en fonction de
cette évaluation, des solutions pourront être envisagées pour répondre à chaque
problématique
particulière : redivision de secteurs selon leur potentiel ou leur
utilisation, échantillonnage de
secteurs ne faisant pas, jusqu’ici, l’objet d’un suivi, etc.
Deuxième phase :
Une fois ces secteurs coquilliers évalués, des démarches devront être
entreprises auprès
d’Environnement Canada, responsable du suivi de la qualité des eaux
coquillières, afin que les
solutions proposées (exemples cités ci-haut) pour répondre aux diverses
problématiques puissent
être mises en place.
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Avantages |
Le processus d’évaluation de ces secteurs coquilliers permettra de dresser
un portrait éclairé des
problématiques dans une optique de cueillette artisanale des mollusques et de
développement de
la mariculture.
Les démarches ultérieures auprès d’Environnement Canada devraient permettre
la division
éventuelle de certains secteurs et l’ajout des sites d’intérêt potentiel dans
la liste des secteurs
faisant l’objets d’analyses, assurant ainsi une mise à jour régulière des
données. Ce suivi est en
effet essentiel du fait des risques pour la santé publique que peut faire
courir la présence de
contaminants dans le milieu.
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Faisabilité |
Un premier repérage a déjà été fait, à l’été 2000, par le Comité ZIP des
Îles en collaboration
avec le MPO et Environnement Canada. Ce passage en revue de tous les secteurs
coquilliers de
l’archipel a permis d’identifier les secteurs problématiques et de proposer
quelques solutions à
court terme.
Trois de ces propositions ont été présentées oralement à Environnement
Canada : la division du
secteur de l’Anse aux Étangs, fermé essentiellement à cause de la présence de
deux émissaires
municipaux dans la portion est et l’échantillonnage de la portion ouest en vue
de sa réouverture à
la cueillette artisanale; l’échantillonnage du secteur de la plage de la
Martinique, jusqu’alors fermé
pour cause de non évaluation; et la division du secteur du chenal du Havre-aux-Maisons dans le
but de réouvrir la portion située au large du chenal.
Suite à ces propositions, la division des secteurs de l’Anse aux Étangs et
du chenal du Havre-aux-
Maisons a été effectuée et la nouvelle section, au large du chenal, a été
réouverte à la cueillette de
mollusques. De même, le secteur de la plage de la Martinique a fait l’objet
d’une évaluation et a,
lui aussi, été réouvert à la cueillette. Il reste maintenant à échantillonner
la portion ouest de l’Anse
aux Étangs et, si la qualité de l’eau le permet, le rouvrir à la cueillette.
À plus ou moins long terme, d’autres secteurs pourront faire l’objet
d’analyses dans le but d’une
réouverture, mais des actions doivent d’abord être posées pour supprimer
certaines sources de
pollution bactériologique reliées à une mauvaise gestion des eaux usées
d’habitations isolées (voir
fiche technique 4.2 – Inventaire des systèmes de traitement des eaux
usées des résidences
isolées).
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Partenaires visés |
Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
Environnement Canada, MPO, Municipalité des
Îles-de-la-Madeleine.
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Coûts |
Première phase :
À déterminer.
Deuxième phase :
À déterminer.
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Échéancier |
Première phase 2000-2003 (en cours)
Deuxième phase 2003-2005
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Indicateurs |
Nombre de propositions mises
en œuvre suite à la première phase (secteurs ouverts,
divisés, etc.).
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Références |
COMITÉ ZIP DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE. 2000. Campagne
de sensibilisation sur les risques à la santé
associés à la consommation de mollusques récoltés dans les zones coquillières
des Îles-de-la-Madeleine.
Rapport présenté à Santé Canada et Pêches et Océans Canada. 8 pages + 9
annexes.
COMITÉ ZIP DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE. 2001. Cueillir
des mollusques aux Îles-de-la-Madeleine.
Rapport présenté au ministère des Régions du Québec. 26 pages + 7 annexes.
ENVIRONNEMENT CANADA. 1999. Programme de
Salubrité des eaux coquillières. Recommandation de
classification. Direction de la
Protection de l’Environnement – région de Québec.
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21. Environnement
Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement, Centre
Saint-Laurent. 78 pages.
PASKOFF, R. 1993. Côtes en danger. Pratiques de la géographie. Masson Éditeur, Paris.
250 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
PESCA ENVIRONNEMENT. 2000. Classification
des secteurs coquilliers de la Baie des Chaleurs/Gaspé sud
selon leur potentiel de réouverture.
Rapport d’étude remis au Comité ZIP Baie des Chaleurs. 96 pages +12
annexes.
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Identification |
Thématique : Pêche et aquaculture
Priorité
visée :
Ensemencer massivement le pétoncle (50 millions par an) pour revenir au
niveau des stocks des années ’70.
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Nom du projet |
Ensemencement de pétoncles
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Localisation |

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Problématique |
Nous retrouvons aux plusieurs espèces de vertébrés et d’invertébrés vivant
autour de Îles. Parmi
eux, les plus communs sont les poissons ; les crustacés, comme le crabe et
le homard ; et les
mollusques, comme la moule, la mye et le pétoncle.
La pêche occupe une place privilégiée dans l’économie des
Îles-de-la-Madeleine, fournissant des
retombées économiques directes d’environ 40 millions de dollars et ce, sans
compter les retombées
indirectes (Landry et Barrette, 1992).
La surexploitation des ressources a toutefois amené l’effondrement des
stocks de plusieurs
espèces marines. Comme exemple, nous pouvons citer le stock de pétoncles, dont
les
débarquements ont chuté de 350 t en 1970 à 50 t en 1973, se maintenant à ce
niveau les
années suivantes. Le revenu de cette pêche était essentiel pour les 23
capitaines et leur équipage.
Même si plusieurs mesures de protection de stock ont été établies, comme,
entre autres, la non
émission de nouveau permis, la réduction de la saison de pêche et la détermination
d’une taille
minimale, aucun impact positif significatif n’a été observé sur la ressource.
Cette situation a obligé les Madelinots à trouver d’autres solutions
alternatives afin de pallier à
la réalité économique précaire devant laquelle l’archipel s’est retrouvé
pendant cette période.
Plusieurs personnes se sont penchées sur le développement de l’industrie
touristique qui a pris
un grand essor depuis. D’autres, se sont penchées sur la capture d’espèces
jusqu‘à présent
non exploitées. Et finalement, la venue de l’aquaculture est devenue une
activité
complémentaire à la pêche.
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Solutions envisagées |
En 1990, l’Association des Pêcheurs de Pétoncles des Îles-de-la-Madeleine,
le Ministère des
Pêches et des Océans Canada et le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et
de l’Alimentation
du Québec ont mis sur pied le programme de recherche sur les pétoncles à des
fins d’élevage et
de repeuplement (REPERE).
L’objectif de ce programme « était initialement de mettre au point une
technologie rentable
d’ensemencement de pétoncles sur le fond pour relever le niveau du stock et
accroître la
production de pétoncles aux Îles-de-la-Madeleine » (Cliche et Giguère, 1998).
Aujourd’hui, après un peu plus de dix ans d’expérimentation, nous pouvons
conclure que ce
programme fut une réussite, car les pêcheurs ont déjà commencé, cette année
(été 2001), à
exploiter le secteur ensemencé en 1996. 20 t de muscle ont été pêchées et on
estime qu’il
reste encore dans le même secteur, environ dix tonnes qui seront pêchées en
2002.
Nous pensons donc, que la poursuite de ce programme sur une base
commerciale, toujours
en concertation avec les pêcheurs, soit la meilleure solution pour réussir
l’objectif
d’ensemencer 50 millions de pétoncles, ce qui permettrait une exploitation
comparable aux
années 1970.
|
Avantages |
Le succès atteint dans la réalisation des recherches sur l’aquaculture du
pétoncle et du projet
pilote appliquant la technologie d’ensemencement mise au point pendant les
premières années de
recherche assure les résultats d’un ensemencement à grande échelle (phase
commerciale).
Le rétablissement d’un stock est en soi un avantage. Toutefois, la
participation active des
pêcheurs dans tout le processus permet une prise de conscience plus grande des
pêcheurs
assurant ainsi une exploitation responsable de la ressource.
|
Faisabilité |
Dans cette même optique, nous pensons que le projet REPERE développe
aujourd’hui des
études qui peuvent assurer une certaine aide à l’industrie. De plus,
l’Association des Pêcheurs de
Pétoncles des Îles-de-la-Madeleine (maintenant Pétoncle 2000) a acquis, au fil
des ans, de
l’expérience suffisante pour mener à terme ce projet.
De plus, plusieurs paramètres nous amènent à croire au succès de l’opération, soit :
- les Îles-de-la-Madeleine sont un excellent endroit pour ce type de projet
car ses lagunes
représentent des sites exceptionnels pour le pré-élevage, l’eau peu
profonde et adéquate
pour la croissance, leur grande productivité et leurs conditions
semblables à la mer;
- le stock de pétoncles assure un approvisionnement en naissain (petit pétoncle) abondant;
- l’entreprise Pétoncle 2000, responsable de l’ensemencement, est en mesure
de déterminer
la meilleur façon possible de l’exploitation du stock ensemencé.
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Partenaires visés |
L’entreprise Pétoncle 2000, responsable du projet, s’allie à plusieurs partenaires financiers.
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Coûts |
Coût d’entreprise, impossible de divulguer.
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Échéancier |
Augmenter graduellement l’ensemencement pour atteindre l’objectif de 50
millions de pétoncles
en 2005.
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Indicateurs |
· Quantité de pétoncles ensemencés.
· Taux de pétoncles capturés (retour à la pêche).
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Références |
CLICHE, G. ET M. GIGUÈRE. 1998. Bilan du
programme de recherche sur le pétoncle à des fins d’élevage et
de repeuplement (REPERE) de 1990 à 1997. Rapp. Can. Ind. Sci. Halieut. Aquat. 247: x + 74 p.
INFO-GÉOGRAPHES. 1992. Les
Îles-de-la-Madeleine : un pays à découvrir. Association professionnelle des
géographes du Québec et Société des professeurs de géographie du Québec. 126 p.
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET
DE L’ALIMENTATION DU QUÉBEC. 2000. 1ère
Réunion annuelle de transfert de technologie Programme REPERE II –
Îles-de-la-Madeleine. Compte rendu # 9.
Direction de l’innovation et de techniques. Iv + 82 p.
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Identification |
Thématique : Pêche et aquaculture
Priorité visée : Reprendre le dragage d’entretien dans le chenal de Havre-aux-Maisons
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Nom du projet |
Le chenal de la lagune de Havre-aux-Maisons
|
Localisation |

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Problématique |
Les Îles abritent cinq plans d’eau intérieurs majeurs : le Bassin aux
Huîtres, la Baie du Bassin et
du Havre-aux-Basques et deux lagunes, celle
de Grande-Entrée et celle de Havre-aux-Maisons.
Les lagunes couvrent une superficie d’environ 122 km2. Sauf la baie
du Havre-aux-Basques qui
a perdu presque tout échange avec l’eau de mer, suite à la construction de la
route 199 en 1958,
les autres plans d’eau sont reliés à la mer par des passes ou goulets. Sous
l’effet des courants de
marées et des vents, les passes permettent aux eaux lagunaires de se mélanger
aux eaux marines.
Comme les lagunes sont délimitées par des cordons de sable, leur évolution et
leur stabilité sont
intimement liées à celles des dunes et des plages. Les goulets, par exemple,
qui assurent le
renouvellement des eaux des lagunes, se sont, ouverts, fermés ou déplacés au
cours des années,
et ce, sans interventions humaines. Les lagunes constituent des milieux
aquatiques particuliers
influencés par les courants marins, les marées et les glaces. Leur salinité et
leur température
varient en fonction des conditions climatiques comme le vent, la pluie et la
température de l’air.
Depuis les années 1950, l’homme, avec la construction d’infrastructures
routières et portuaires,
a causé des changements sur la dynamique des lagunes. Depuis ce temps, les
activités pratiquées
dans, et autour des lagunes, ainsi que leurs impacts sur le milieu, n’ont fait
que se multiplier.
L’aquiculture, la navigation de plaisance, la pêche au hareng, à l’éperlan et à
l’anguille, la
circulation motorisée, la chasse à la sauvagine, la cueillette de mollusques,
l’ornithologie et les
sports nautiques sont toutes des activités qui sont pratiquées dans ou en
bordure des lagunes.
D’ailleurs, c’est à cause de ces activités que l’on effectuait le dragage du
chenal de la lagune du
Havre-aux-Maisons pendant les années 1970. Les bateaux circulant vers le quai
du Cap-Vert
ou vers la marina du Havre-aux-Maisons avaient besoin d’un chenal un peu plus
profond pour
accéder à leur quais respectifs. Au début des années 1990, a commencé le
processus de
privatisation au sein des gouvernements ce qui a affecté également des
structures comme les quais.
Un des deux quais en question, lequel appartenait au gouvernement avant ce
processus, appartient
désormais à la municipalité de Fatima. Vu les fonds limités dont disposent les
municipalités, les
activités de dragage du chenal de la lagune du Havre-aux-Maisons ont été
interrompues entraînant
ainsi l’ensablement du lieu, rendant également difficile la circulation vers le
quai de la marina.
Mentionnons que les dernières données de bathymétrie de la lagune de
Havre-aux-Maisons
disponibles sur cartes datent de 1920.
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Solutions envisagées |
Afin de résoudre ce problème, nous envisageons développer une étude sur la
bathymétrie de la
lagune et une étude plus général sur la sédimentation dans la lagune du Havre-aux-Maisons.
Si ces
études se montrent concluantes, nous pourrions poursuivre avec le dragage du
chenal principal de
ce plan d’eau, facilitant ainsi l’accès aux deux quais mentionnés auparavant,
soit celui du Cap-Vert
à Fatima et celui de la marina à Havre-aux-Maisons.
La bathymétrie nous permettra de bien connaître les zones d’ensablement et
cibler les zones à
draguer.
Avant le dragage, une étude préliminaire devrait être faite afin d’évaluer
l’impact de ce dragage
et d’établir les vrais besoins concernant la profondeur à draguer. Mentionnons,
que plusieurs
variables entrent en ligne de compte pour le dragage. D’abord, nous avons une
très grande
diversité d’espèces dans la lagune lesquelles possèdent des périodes critiques
pour leur cycle
de vie et en conséquence leur conservation. De plus, comme les activités
d’aquaculture qui se
développent dans la lagune comprennent des mollusques bivalves filtreurs et
comme le dragage
mettra probablement une grande quantité de sédiment en suspension, il est
recommandé de
déterminer avec les aquaculteurs et les scientifiques la meilleure période pour
effectuer cette
activité. Il ne faut pas non plus stimuler une trop grande circulation dans la
lagune car cela
affecterait la faune et la flore présente de même que les activités qui s’y
développent.
Un autre point important à considérer est le site de dépôt du sable de
dragage lequel ne doit
en aucun cas constituer un préjudice pour l’environnement.
L’étude plus approfondie sur la sédimentologie dans la lagune permettra
d’identifier les possibles
raisons de la sédimentation, laquelle peut être occasionnée par des phénomènes
naturels ou par
des activités anthropiques développées dans l’eau ou sur les berges.
|
Avantages |
L’avantage de procéder à la bathymétrie avant d’entreprendre le dragage est
de connaître
précisément les secteurs les plus problématiques pour la sédimentation et ce,
en comparant avec
les études antérieures.
Le dragage du chenal permettra aux pêcheurs et aux plaisanciers de s’équiper
plus adéquatement
sans la contrainte majeure de tirant d’eau. Il est sûr qu’il va falloir
composer avec la hauteur du
pont, les activités que se développent dans la lagune et les organismes qui y
vivent. De plus, ce
dragage permettra une amélioration des échanges entre le golfe et la lagune ce
qui contribuera
possiblement à l’augmentation de la productivité de ce plan d’eau.
|
Faisabilité |
Un point important à considérer ici est l’existence d’un comité de gestion
pour la lagune du
Havre-aux-Maisons. Comme ce comité est constitué des utilisateurs de la lagune,
il sera plus facile
d’établir un consensus afin d’établir l’endroit, la profondeur du chenal et la
période de dragage.
De plus, une étude est présentement menée pour évaluer les possibilités
d’approvisionnement en
sable aux Îles-de-la-Madeleine (voir fiche technique 1.1.4 – Évaluation
des possibilités
d’approvisionnement en sable aux Îles-de-la-Madeleine). Cette étude permettra, entre autres,
de déterminer la possibilité d’utiliser le sable de dragage pour les besoins en
sable dans l’archipel.
Cela éviterait l’immersion en mer des sédiments ce qui peut s’avérer
problématique et plus
dispendieux.
Il est important de souligner que présentement le Ministère des Transports
du Québec a engagé
une firme de consultant pour faire un étude d’impact sur la construction d’un
nouveau pont qui
remplacera le pont actuel situé à l’entrée de la lagune de Havre-aux-Maisons.
Cette étude peut
être considérée comme une démarche complémentaire et parallèle à la nôtre car
elle englobe
également une modélisation de la circulation des eaux dans lagune.
|
Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Travaux
Publics Canada, Pêches et Océans Canada,
Ports pour Petits Bateaux, Environnement Canada, Environnement Québec, Ministère
de
l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Transports Québec MRC des
Îles, Comité ZIP
des Îles-de-la-Madeleine (appui scientifique), Comité de gestion de la lagune
du Havre-aux-
Maisons, lequel comprend tous les groupes des utilisateurs sont représentés,
ISMER, UQAR.
|
Coûts |
Bathymétrie 35 000.00$
Étude sur la sédimentologie À déterminer
Dragage À déterminer en fonction du volume à extraire
|
Échéancier |
Bathymétrie 2002 –2003
Étude sur la sédimentologie 2003 - 2004
Dragage 2005
|
Indicateurs |
· Quantité de sable dragué.
· Quantité de sable utilisé.
· Quantité de sable immergé.
|
Références |
À déterminer
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|
Identification |
Thématique : Santé humaine
Priorités visées : Réduire à la source le rejet
d’eaux usées dans la Petite Baie et au Bassin pour
la réouverture des secteurs coquilliers sans restriction.
|
Nom du projet |
Cueillir des mollusques aux Îles-de-la-Madeleine.
|
Localisation |

|
Problématique |
L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est constitué d’une douzaine d’îlots
rocheux. Sept de ces
îlots sont habités, six sont reliés par d’étroites dunes de sable lesquelles
ont permis la formation
de lagunes. Sa superficie terrestre est de 202 Km2. Environ
13 500 personnes vivent sur ce
territoire.
Les eaux côtières, bien que de plus en plus recherchées pour l’aquiculture
et la cueillette de
mollusques, sont malheureusement contaminées dans beaucoup de cas (sur 44 zones
de cueillette
autour de l’archipel, 21 étaient fermées en avril 2000).
Certains secteurs, à potentiel économique sont aussi fermés. C’est le cas de
La Petite Baie, dans
la lagune de Havre-aux-Maisons, qui se trouve tout près d’un site aquicole et
qui est grandement
fréquentée par les plaisanciers. La Baie du Bassin est aussi un secteur
problématique, ouverte
sous condition, cette baie est très appréciée par les amateurs de la cueillette
artisanale de
mollusques et utilisée comme site de captage de naissain de moules. On n’y
rencontre toutefois
pas encore de problème de contamination des mollusques. Il vaudrait donc mieux
prévenir tout
de suite plutôt que de se retrouver avec une situation plus inquiétante et
difficile à résoudre. Les
conséquences seraient plus sérieuses, d’autant plus que l’industrie maricole,
une industrie en
développement aux Îles, dépend directement de ces milieux pour vivre.
Présentement, il y a aux Îles cinq stations d’assainissement des eaux usées
municipales en
opération, soit à Cap-aux-Meules, à Havre-aux-Maisons, à Fatima, à Havre-Aubert
et à l’Étang-
du-Nord. Ces stations ont recours à la méthode d’épuration par étangs aérés et
desservent moins
de 40 % de la population des Îles. Malgré l’effort des dernières années,
le problème des eaux
usées est loin d’être réglé car des 60 % restant, environ la moitié
utilise des puisards ou des
installations septiques non conformes. Ces eaux usées ruissellent via les
ruisseaux aux lagunes et
à la mer causant une contamination bactériologique (voir fiche technique 4.2
– Inventaire des
systèmes de traitement des eaux usées des résidences isolées).
|
Solution envisagée |
Vu la complexité de la problématique, il est nécessaire, avant tout,
d’identifier précisément les
sources de pollution et tracer certaines pistes de solutions pour ensuite
mettre en œuvre ces
solutions. Ces actions permettront de mieux assainir les eaux usées qui se
déversent dans le milieu
afin de pourvoir rouvrir tous les secteurs fermés. Ainsi, ce projet sera
développé en deux phases.
Première phase – Caractérisation des sources de pollution :
Préciser les sources ponctuelles de pollution autour de l’archipel et
proposer des pistes de
solutions d’assainissement.
Deuxième phase – Mise en œuvre des plans d’action pour réduire les sources de pollution :
À long terme, nous visons la réouverture des zones coquillières aujourd’hui
fermées, et ce, dans
le but de redonner un des usages traditionnels de nos côtes à la population et
aux visiteurs – la
cueillette des mollusques. Ainsi, durant cette deuxième phase, les secteurs qui
ont été identifiés
comme prioritaires au cours de la phase précédente devront faire l’objet des
travaux de
nettoyage et/ou d’assainissement nécessaires pour atteindre cet objectif. Il
serait peut-être
nécessaire une précision de certaines sources de pollution et des scénarios
d’assainissement
établis dans la première phase.
|
Avantages |
Le volet étude permettra une mise à jour des connaissances des sources de
pollution des eaux des
Îles-de-la-Madeleine.
La solution aux problématiques identifiées dans cette phase représentera un
gain environnemental
important pour la population.
La précision des sources de pollution aidera la municipalité dans son plan
d’assainissement des
eaux usées. Ceci peut signifier une réduction du coût aux citoyens qui,
connaissant la
problématique globale, peuvent à ce moment se regrouper par canton. Et
finalement, les citoyens
pourront récupérer certaines activités perdues à certains endroits, comme par
exemple la pêche
aux coques et les zones aquicoles actuellement condamnées.
|
Faisabilité |
L’implication des propriétaires, des intervenants et des ministères est
primordiale pour la réalisation
et la mise en œuvre de l’assainissement des eaux autour de l’archipel.
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Partenaires visés |
Le Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
la SODIM, le MAPAQ, le MENV, Environnement
Canada, l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA), la municipalité des
Îles-de-la-
Madeleine, le Ministère des Affaires Municipales et de la Métropole (MAAM), le
CLD, la SADC,
le Ministère des Régions, le CRCD, Résidents, etc.
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Coûts |
Première phase – Caractérisation des sources de pollution :
Main-d’œuvre 20 465.00 $
Matériel et équipement 2 600.00 $
Autres frais 3 750.00 $
Total du projet
26 815.00 $
Deuxième phase – Mise en œuvre des plans d’action pour réduire les sources de pollution :
Le coût de cette phase ne peut pas encore être établi avec certitude.
Cependant, nous pouvons
déjà avoir une idée des coûts pour chacun des secteurs identifiés au cours de
la première phase,
en se basant sur les coûts estimés des différents systèmes d’épuration
proposés.
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Échéancier |
Première phase : 2000 – 2001 (réalisée)
Deuxième phase : 2002 – 2004
|
Indicateurs |
Nombre de sources de pollution qui seront résolues.
Nombre des secteurs réouverts
|
Références |
DUCHESNE, J.-F., J.CHARTRAND ET D. GAUVIN
(1997). Synthèse des connaissances sur les risques à la
santé reliés aux usages du Saint-Laurent dans le secteur d’étude Golfe du
Saint-Laurent – Baie des Chaleurs.
Centre de santé publique de Québec, Direction de santé publique Gaspésie
– Îles-de-la-Madeleine, Direction de
santé publique de la Côte-Nord, ministère de la santé des Services sociaux du
Québec, Santé Canada.
ENVIRONNEMENT CANADA (1999). Programme de
salubrité des eaux coquillières. Recommandation de
classification. Direction de la
Protection de l’Environnement - Région du Québec, Éditeur officiel.
ENVIRONNEMENT CANADA (2000). La protection
du milieu aquatique ; Le programme de salubrité des
eaux coquillières : pour la protection de la santé, Québec, Éditeur officiel.
PÊCHES ET OCÉANS ET ENVIRONNEMENT CANADA
(1992). Programme canadien de contrôle de la
salubrité des mollusques, Chapitre 2 : Étude et classification des
secteurs coquilliers, Éditeur
officiel.
PESCA Environnement (2000). Classification
des secteurs coquilliers de la Baie-des-Chaleurs/Gaspé sud
selon leur potentiel de réouverture.
Rapport d ‘étude (version finale) remis au Comité de la Zone
d’intervention prioritaire (ZIP) Baie de Chaleurs. 96 pages + 12 annexes.
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|
Identification |
Thématique : Santé humaine
Priorité visée :
Assurer une meilleure gestion des eaux usées des maisons isolées.
Diminuer de 50 % les rejet des eaux usées d’ici huit ans.
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Nom du projet |
Inventaire des systèmes de traitement des eaux usées des résidences isolées
|
Localisation |

|
Problématique |
Les Îles-de-la-Madeleine sont situées au cœur du Golfe du Saint-Laurent, à
225 km de la
Gaspésie, 145 km de Terre-Neuve et 80 km de l’Île-du-Prince-Édouard.
Essentiellement
constitué de cordons dunaires, de milieux humides et de plans d’eau intérieurs,
l’archipel est un
ensemble complexe d’écosystèmes fragiles intimement reliés entre eux et avec le
milieu humain.
Dans ce contexte d’isolement relatif par rapport au continent et à ses
ressources, il n’est pas
étonnant que l’économie des Îles et le mode de vie de ses habitants reposent en
grande partie
sur les ressources de l’archipel.
Ainsi, l’approvisionnement en eau potable se fait exclusivement au niveau de
la nappe phréatique
dont la qualité des eaux est en grande partie assurée par la capacité
d’épuration des nombreux
milieux humides de l’archipel. Or, ces derniers, de même que la plupart des
plans d’eau intérieurs,
subissent de fortes pressions du fait de leur utilisation importante par la
population locale et par
des touristes de plus en plus nombreux. Chasse, pêche, cueillette des fruits
sauvages, récolte des
mollusques et activités récréotouristiques constituent autant de pressions pour
ces milieux naturels,
à la fois très fragiles et indispensables à la vie madeleinienne. Il est donc
nécessaire de contrôler et
de réduire autant que possible les sources de pollution qui pourraient altérer
les écosystèmes
naturels, particulièrement les milieux humides et les plans d’eau, et causer
ainsi des problèmes
de santé publique.
Parmi ces sources de pollution potentielles, les eaux usées domestiques
ressortent comme une
priorité de la plupart des consultations publiques. À l’heure actuelle, il
existe sur l’archipel cinq
stations d’assainissement des eaux usées municipales en opération, qui
utilisent la méthode des
étangs aérés et desservent le district de Cap-aux-Meules ainsi qu’une partie
des districts de
Havre-aux-Maisons, Fatima, Havre-Aubert et Étang-du-Nord. Cependant, ces
stations
desservent moins de 40 % de la population des Îles et, des 60 %
restant, environ la moitié
utilise des puisards ou des installations septiques non conformes. En effet,
pour être conforme,
une installation septique doit comprendre une fosse septique, bien sûr, mais
aussi un élément
épurateur qui répartit les eaux sur une surface importante du terrain
récepteur : les eaux, en
s’infiltrant à travers le sol, tirent partie de son pouvoir de filtration et de
l’action purificatrice
des micro-organismes qu’il contient. Or beaucoup de système sont dépourvus
d’élément
épurateur, parfois constitués de vieux réservoirs tenant lieu de fosses
septiques ou trop peu
accessible pour être vidangés, et même quand un élément épurateur est présent,
il n’est pas
toujours adapté au type de sol, au relief du terrain ou aux caractéristiques de
la résidence
qu’il dessert (durée d’occupation, nombre d’occupants, etc.). Les eaux usées
ruissellent
alors, via les canaux, les tranchées et les cours d’eau, vers les lagunes et le
milieu marin,
constituant autant de risques potentiels de contamination de la nappe
phréatique ou des
ressources halieutiques traditionnellement consommées.
Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de dégager un portrait
réaliste de la gestion
des eaux usées des résidences isolées, afin de pouvoir cibler les habitations
non conformes
et prévenir ainsi efficacement les risques que ces sources de contamination
font peser sur la
santé publique.
|
Solution envisagée |
Première phase :
En premier lieu, il est nécessaire de faire un inventaire des systèmes de
traitement de l’archipel.
Un questionnaire a été élaboré à cet effet et une opération de porte-à-porte a
permis de recueillir
les informations nécessaires.
Deuxième phase :
Un plan de gestion des résidences isolées sera tout d’abord mis en place à
partir des informations
recueillies lors de la première phase. Ce plan prévoit notamment la mise en
œuvre d’une vidange
régulière (tous les deux ans) des fosses septiques de ces résidences. À plus
long terme, cette
deuxième phase vise la mise en conformité progressive des résidences isolées,
au rythme
d’environ 200 habitations par an. Un plan d’action doit donc être réalisé à cet
effet.
|
Avantages |
La première phase de cette étude devrait permettre d’obtenir un portrait
éclairé de la gestion des
eaux usées des résidences isolées de l’archipel, et de cibler ainsi les zones
d’intervention
prioritaires. L’analyse des questionnaires et des autres informations obtenues
donnera également
à la municipalité des Îles-de-la-Madeleine une bonne idée des quantités de
boues à traiter.
La seconde phase permettra, à la lumière des renseignements obtenus, la mise
en œuvre d’une
gestion raisonnée des eaux usées des résidences isolées. La mise en conformité
progressive des
systèmes d’épuration devrait avoir des répercussions positives sur la qualité
des milieux naturels
environnants et diminuer ainsi les risques de contamination bactériologique.
À plus long terme, la réalisation de ce projet pourrait marquer le passage
d’une gestion
municipale (voire individuelle) des boues d’épuration à une gestion régionale.
La municipalité des
Îles est à mettre en place un centre de traitement des boues pour l’ensemble de
l’archipel.
|
Faisabilité |
La première phase de ce projet a déjà été réalisée et les données
recueillies sont en cours
d’analyse. Par ailleurs, la réalisation des étapes ultérieures devrait être
facilitée par la somme
importante de données déjà recueillies (résultats des questionnaires, données
numérisées sur les
types de sol, etc.) et par la prise de conscience du milieu dans ce domaine. Il
semble en effet que
la problématique soit bien comprise par la population, ce qui constitue un
atout majeur dans la
mise en œuvre du plan de gestion.
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Partenaires visés |
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine,
Ministère des Affaires Municipaux (MAMM), MENV
et Centre Local d’Emploi.
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Coûts |
Première phase :
Total du projet
53 470.00 $
Deuxième phase :
Les coûts reliés à la réalisation de cette seconde phase restent à déterminer.
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Échéancier |
Première phase : 2000-2001 (réalisée)
Deuxième phase : 2001-2005
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Indicateurs |
Nombre de résidences isolées qui seront mises en conformité.
Nombre de maisons dont la fosse septique sera vidangée régulièrement.
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Références |
GAGNON, M. 1998. Bilan régional –
Îles-de-la-Madeleine. Zone d’intervention prioritaire 21.
Environnement Canada – région du Québec, Conservation de l’environnement,
Centre Saint-Laurent. 78 pages.
PEREIRA, S. et I. HUBERT. 1999. Le golfe
et ses Îles : une association durable! Rapport de la consultation
publique tenue les 28 et 29 mai 1999. Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine. 41
pages.
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Identification |
Thématique : Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorité
visée :
Augmenter la sensibilisation et l’éducation auprès de la population.
Sensibilisation à la défense de l’habitat madelinot.
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Nom du projet |
Sensibilisation aux problématiques environnementales des Îles-de-la-Madeleine.
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Localisation |

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Problématique |
Situé au cœur du golfe du Saint-Laurent, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
est constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux, dont six sont reliés entre eux par des cordons
littoraux. Ce territoire très
particulier, où l’influence de la mer se fait partout profondément sentir,
abrite des milieux naturels
uniques à l’échelle du Québec. Ainsi, les milieux dunaires constituent presque
30 % de la surface
des terres émergées, alors que les plans d’eau intérieurs, essentiellement
composés de lagunes et
de baies en relation plus ou moins étroite avec la mer, occupent une superficie
encore deux fois
plus grande (122 km2). Forêts et milieux humides représentent
les autres principaux milieux naturels
de l’archipel et, s’ils ne sont pas spécifiques aux milieux côtiers, ils sont
néanmoins soumis aux
mêmes fortes influences maritimes que le reste du territoire madelinot.
La plupart de ces milieux naturels sont généralement considérés comme étant
d’une grande
importance écologique. Les lagunes, très productives, offrent des conditions
idéales pour la
croissance de nombreuses espèces. Les milieux humides, riches et diversifiés,
constituent un
système de filtration qui assure la qualité de la nappe phréatique. La dune
bordière protège
les terres intérieures contre les vents et les inondations. L’importance de la
forêt est ici
grandement augmentée par les conditions particulières qui caractérisent les
Îles : son rôle de
protection vis-à-vis des vents et sa rareté au sein de l’archipel y contribuent
notamment. Par
ailleurs, ces fonctions ne sont pas sans répercussion sur l’environnement
humain. Ainsi, la
protection contre les vents et les inondations permet d’éviter des dommages
importants au
réseau routier et aux autres aménagements. De plus, la nappe phréatique constitue
la seule
source d’eau potable aux Îles-de-la-Madeleine, ce qui rend d’autant plus
importants les
milieux naturels contribuant à la protéger de la contamination par l’eau de mer
(milieux
dunaires et humides) ou encore à en entretenir la qualité (rôle de filtration
des milieux
humides).
Or, ces milieux, si utiles aux environnements naturel et humain, subissent
de fortes contraintes
du fait des conditions particulières qui règnent au sein de l’archipel. Les
vents continus et
souvent violents, les embruns salés, les vagues et les tempêtes fréquentes sont
autant de
paramètres propres aux milieux insulaires marins qui contribuent à perturber
les milieux
naturels. Ainsi, dans les milieux forestiers, la régénération des arbres est
souvent très lente
du fait de ces facteurs, voire même inexistante dans les endroits les plus
exposés aux vents
dominants. Cette altération de la croissance s’étend d’ailleurs à la plupart
des espèces
végétales, et rend d’autant plus préjudiciables les dommages qui peuvent leur
être causés.
Les effets de la destruction de la végétation sont particulièrement frappants
quand on
s’intéresse au milieu dunaire. En effet, les dunes sont issues d’accumulations
locales de sable,
progressivement stabilisées par la végétation : si des dégâts importants
sont causés à cette
dernière, les vents violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de
rendre les dunes à leur
mobilité originelle! De plus, les milieux dunaires sont étroitement associés à
d’autres milieux
naturels (lagunes, milieux humides, etc.), dont la qualité dépend de
l’intégrité des dunes.
Les milieux naturels particuliers des Îles-de-la-Madeleine, en plus
d’assurer d’importantes
fonctions écologiques, sont donc aussi très fragiles, du fait des fortes
pressions que font peser
sur eux les conditions locales (vents, air salin, etc.), mais aussi à cause des
relations étroites
qui existent entre eux.
À ces pressions naturelles, s’ajoute l’utilisation intense du territoire par
la population locale.
En effet, la densité de population assez importante et l’isolement relatif qui
caractérisent
l’archipel sont à l’origine d’une exploitation intensive des milieux et des
ressources naturelles.
La pêche, la récolte des mollusques, le développement de la mariculture, la
cueillette des fruits
sauvages, la chasse, etc. sont autant d’activités traditionnelles qui
sollicitent ces écosystèmes
fragiles. Or, si ces activités en elles-mêmes ne constituent pas, en général,
une menace pour
l’environnement naturel, certaines s’accompagnent d’une circulation de
véhicules motorisés,
souvent hors route, qui constitue l’une des principales problématiques dans ce
domaine. La
sensibilisation à la protection des milieux naturels est donc également
essentielle dans une
optique de développement durable des activités humaines qui s’y pratiquent.
Et ce, d’autant plus que le développement de l’industrie touristique amène,
année après année,
un nombre de visiteurs croissant : ces dernières années, le nombre de
touristes saisonniers était
deux fois supérieur à la population locale. En outre, avec l’avènement du
tourisme « vert »,
l’utilisation des milieux naturels à des fins de loisirs est de plus en plus
intensive, spécialement
durant la période estivale. L’environnement naturel de l’archipel constitue
donc un attrait majeur
pour cette nouvelle sorte de visiteurs : les passionnés d’écotourisme.
Ainsi, à l’importance
écologique et sociale de la protection et la restauration de l’environnement
naturel, s’ajoute un
poids économique non négligeable. L’industrie touristique représente en effet
le second joueur
d’importance aux Îles-de-la-Madeleine, en termes de retombées économiques.
Pour toutes ces raisons, la préservation de l’intégrité des écosystèmes de
l’archipel, dans un
cadre de développement durable, s’impose comme une nécessité d’un point de vue
biologique,
social et économique.
|
Solutions envisagées |
Afin d’éviter, dans la mesure du possible, d’ajouter les activités humaines
aux contraintes
drastiques que le climat local fait peser sur l’environnement naturel, il
convient de faire en sorte
que les utilisateurs de ces milieux prennent conscience de leur fragilité. Or,
à la base de cette
problématique, se trouve l’éducation et la sensibilisation à l’importance des
milieux naturels. Du
fait de la multitude de médias aujourd’hui disponibles pour diffuser des
informations au sein de la
population, plusieurs solutions seront mises en place. Et ce, d’autant plus que
les utilisateurs et les
activités pratiquées dans ces milieux naturels sont aussi extrêmement
diversifiés. Afin de se donner
les moyens de rejoindre toutes ces cibles potentielles, plusieurs techniques
seront employées
depuis la réalisation de publications écrites, électroniques et vidéos, jusqu’à
la mise en place
d’activités d’interaction avec le public. La présente fiche ne constitue donc
pas un projet unique,
mais plutôt un ensemble d’actions s’inscrivant dans une logique de
sensibilisation.
Dans le domaine de l’information écrite et visuelle, Attention FragÎles est à l’origine de la
création d’une revue de sensibilisation au patrimoine naturel des Îles, Mer
nature, dont l’édition,
commencée en 2001, sera poursuivie en 2003. De plus, deux séries de fiches
d’identification,
portant respectivement sur la faune et la flore en péril aux
Îles-de-la-Madeleine, ont été réalisés.
Ces publications sont distribuées dans plusieurs points de vente (commerces,
ATR, etc.) aux
Îles. Mentionnons qu’un kiosque de sensibilisation sur les espèces en péril a
été installé dans les
locaux de l’ATR des Îles. De plus, une exposition sur les principaux milieux
naturels des
Îles-de-la-Madeleine (dunes, forêt, milieux humides et lagunes) sera
confectionné afin de les
mettre en valeur et de sensibiliser la population et les visiteurs quant à
leurs richesses et fragilité.
En ce qui concerne l’information vidéo,
la production d’un document télévisé sur les espèces
en péril sera réalisée. De plus, l’organisme réunira des images recueillies au
cours des années
pour élaborer un document de sensibilisation sur les dégâts causés par la
circulation des véhicules
hors-route (spécialement les VTT) dans les milieux naturels, qui sera diffusé,
entre autres, à la
télévision des Îles.
Étant donné l’engouement que suscite actuellement le média Internet, ce dernier ne peut être
ignoré dans une optique de sensibilisation. Attention FragÎles veut donc mettre
en place une page
Web sur le site officiel des Îles-de-la-Madeleine, qui décrira les principales
problématiques
environnementales de l’archipel et les actions en cours dans ce domaine.
Enfin, d’autres activités favorisant les interactions humaines seront également mises en place,
le contact avec la population restant un atout majeur dans le domaine de la
sensibilisation et de
l’information. Attention FragÎles développera et offrira notamment de nouvelles
activités scolaires
sur les espèces en péril et leurs habitats et ce, dans le but de mettre en
œuvre la partie s
ensibilisation du Plan de conservation des habitats des espèces en péril. De
nouvelles activités
de sensibilisation seront également développées, pour être présentées lors du
concours annuel
de châteaux de sable. Il ne fat pas oublier que cet organisme utilise les
médias locaux pour faire
de la sensibilisation concernant les espèces menacées et en péril.
|
Avantages |
D’un point de vue général, ces activités de sensibilisation permettront de
faire valoir, aux yeux de
la population locale et des visiteurs saisonniers de l’archipel, l’importance
des milieux naturels et
de leur préservation. Une meilleure connaissance des diverses fonctions
qu’assurent ces
, mais aussi des activités qui y sont reliées, devrait en effet favoriser le
développement de réflexes
et de comportements pertinents pour en assurer la protection. La diversité des
actions entreprises
et des moyens de diffusion employés représente un atout dans cette démarche de
sensibilisation,
dans la mesure où elle permet d’atteindre un plus large éventail de la
population.
L’utilisation des médias locaux garantira une bonne diffusion de l’information
au sein de la
population madelinienne. La présence d’une revue locale de sensibilisation au
patrimoine naturel
permettra en outre à cette dernière de mettre à jour ses connaissances dans le
domaine et de
suivre l’évolution des dossiers environnementaux, plus efficacement que dans le
cas de publications
ponctuelles. De plus, le fait de prendre le problème à la base, en développant
des activités
d’éducation et de sensibilisation dans le milieu scolaire, est un gage de
succès supplémentaire.
En effet, en plus de représenter l’avenir de l’archipel, les enfants ont
souvent un accès privilégié
à l’oreille de leurs parents et des autres membres de la famille, et devraient
donc participer à leur
sensibilisation.
Par ailleurs, la création d’une page WEB présentant les principales
problématiques
environnementales et les activités prévues dans le domaine, permet de tirer
parti des techniques
de communication les plus récentes. Un autre avantage provient du fait que
cette page fera partie
du site officiel des Îles-de-la-Madeleine : ce dernier est en effet une
référence pour les nombreux
visiteurs saisonniers, qui seront ainsi informés, avant même leur arrivée sur
l’archipel, des
problématiques environnementales locales et des comportements appropriés.
La sensibilisation de ces visiteurs, occasionnels mais néanmoins très
nombreux, est d’ailleurs
l’objectif spécifique de certaines des solutions proposées, comme
l’installation d’un kiosque
d’information dans les locaux de l’ATR. Cette démarche est indispensable dans
la mesure où
la densité de population constitue un facteur aggravant dans toutes ces
problématiques
environnementales et où le nombre annuel de touristes représente plus de deux
fois l’ensemble
de la population madelinienne. Cette catégorie de public sera également
approchée lors de
certaines activités récréatives, comme le concours de châteaux de sable
organisé chaque
année, ainsi qu’à travers la revue Mer nature.
|
Faisabilité |
Attention FragÎles a pour mandat principal de promouvoir la conservation et
la mise en valeur du
patrimoine naturel des Îles-de-la-Madeleine. À ce titre, l’organisme est actif
depuis plus de dix ans
dans la sensibilisation de la population comme dans la protection et la
restauration des milieux
naturels. Au cours des années, il s’est ainsi progressivement intégré au sein
du milieu, développant
de nombreuses relations avec la population, les intervenants et les médias
locaux. Ces relations
s’avèreront utiles lors de la réalisation des différentes activités de sensibilisation
prévues.
Par ailleurs, l’expertise de l’organisme lui-même, en termes de
sensibilisation aux problématiques
environnementales, est importante et généralement reconnue dans le milieu. De
plus, bon nombre
de données, de documents et de matériaux sont déjà disponibles, ce qui
facilitera la mise en
œuvre des différentes solutions envisagées plus haut.
En outre, Attention FragÎles met sur pied, depuis plus de dix ans, des
programmes éducatifs sur
la protection des espèces en péril et de leurs habitats, et les nouvelles
activités scolaires prévues
assureront la continuation de cette démarche.
Enfin, plusieurs des solutions proposées sous-entendent des interactions
avec le public visé ou
les partenaires de réalisation (ATR, institutions scolaires, médias locaux,
etc.). L’implication du
milieu est en effet une condition nécessaire à une bonne perception de la part
du public.
|
Partenaires visés |
Attention FragÎles, ATR des Îles,
CTMA, compagnies aériennes, Commission scolaire,
Corporation des châteaux de sable, Environnement Canada - Service canadien de
la faune,
MENV, CRCDGIM, Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine, Club Vacances « Les
Îles »,
Association des Chasseurs et Pêcheurs Sportifs des Îles, Club VTT, Aquarium des
Îles,
Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, etc.
|
Coûts |
Les principales activités de sensibilisation, prévues et/ou réalisées, qui
sont regroupées dans la
présente fiche proviennent en fait de plusieurs projets différents. Il est donc
difficile de déterminer
précisément les coûts pour chacune de ces activités séparément.
Un ordre de grandeur est cependant fourni par les dépenses d’une année de
fonctionnement
(2000), correspondant essentiellement à des activités de sensibilisation.
Ainsi, nous estimons
environ 140 000.00$/année pour assurer la continuité des actions entreprises.
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Échéancier |
Mer nature Aux deux ans
Fiches d’identification 2001 (réalisées)
Kiosque de sensibilisation 2001 (réalisé)
Exposition « Milieux de vie » 2002 - 2003
Document télévisé « espèces en péril » 2002 - 2003
Document vidéo VTT 2002 - 2003
Page WEB 2003 - 2004
Activités scolaires Annuellement
Campagne de sensibilisation médiatique sur les espèces en péril Annuellement.
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Indicateurs |
Nombre d’exemplaires de la revue Mer nature vendus.
Nombre de fiches d’identification distribuées (total et kiosque ATR).
Nombre de visiteurs sur le site Web (compteur).
Nombre d’activités scolaires réalisées.
Nombre de personnes touchées lors des activités de sensibilisation.
Nombre de personnes ayant répondu au sondage.
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Références |
Cela dépendra du sujet abordé à chaque activité.
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|
Identification |
Thématique : Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorité visée : Plan
de sensibilisation aux lagunes et plans d’eau intérieurs.
Sensibiliser les responsables à effectuer un contrôle rigoureux de
réglementation sur le déballastage.
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Nom du projet |
Sensibilisation aux problématique environnementales des eaux des Îles-de-la-Madeleine.
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Localisation |

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Problématique |
Situé au cœur du golfe du Saint-Laurent, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
est constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux, dont six sont reliés entre eux par des cordons
littoraux. Ce territoire très
particulier, où l’influence de la mer se fait partout profondément sentir,
abrite des milieux naturels
uniques à l’échelle du Québec. En plus des nombreux milieux côtiers qui
caractérisent les paysages
insulaires, les plans d’eau intérieurs, essentiellement composés de lagunes et
de baies en relation
plus ou moins étroite avec la mer, occupent une superficie très importante
(122 km2). Parmi les
milieux qui sont en général associés à ces plans d’eau, on note essentiellement
les milieux dunaires,
qui constituent presque 30 % de la surface des terres émergées, ainsi que
de nombreux milieux
humides.
La plupart de ces milieux naturels sont généralement considérés comme étant
d’une grande
importance écologique. Les lagunes, très productives, offrent des conditions
idéales pour la
croissance de nombreuses espèces. Les milieux humides, riches et diversifiés,
constituent un
système de filtration qui assure la qualité de la nappe phréatique. La dune
bordière protège
les terres intérieures contre les vents et les inondations. Par ailleurs, ces
fonctions ne sont pas
sans répercussion sur l’environnement humain. Ainsi, la protection contre les
vents et les
inondations permet d’éviter des dommages importants au réseau routier et aux
autres
aménagements. De plus, la nappe phréatique constitue la seule source d’eau
potable aux
Îles-de-la-Madeleine, ce qui rend d’autant plus importants les milieux naturels
contribuant à la
protéger de la contamination par l’eau de mer (milieux dunaires et humides) ou
encore à en
entretenir la qualité (rôle de filtration des milieux humides).
Or, ces milieux, si utiles aux environnements naturel et humain, subissent
de fortes contraintes
du fait des conditions particulières qui règnent au sein de l’archipel. Les
vents continus et
souvent violents, les embruns salés, les vagues et les tempêtes fréquentes sont
autant de
paramètres propres aux milieux insulaires marins qui contribuent à perturber
les milieux
naturels. Ainsi, la régénération de la végétation est souvent très lente du
fait de ces facteurs,
voire même inexistante dans les endroits les plus exposés aux vents dominants.
Cette
ltération de la croissance rend d’autant plus préjudiciables les dommages qui
peuvent leur être
causés. Les effets de la destruction de la végétation sont particulièrement
frappants quand on
s’intéresse au milieu dunaire. En effet, les dunes sont issues d’accumulations
locales de sable,
progressivement stabilisées par la végétation : si des dégâts importants
sont causés à cette
dernière, les vents violents qui caractérisent l’archipel ont tôt fait de
rendre les dunes à leur
mobilité originelle ! Or, ces milieux dunaires sont étroitement associés à
d’autres milieux
naturels (lagunes, milieux humides, etc.), dont la qualité dépend de
l’intégrité des dunes qui les
protègent des phénomènes d’inondation (contamination par l’eau de mer) ou
d’ensablement.
Ces milieux naturels, en plus d’assurer d’importantes fonctions écologiques,
sont donc aussi
très fragiles, du fait des fortes pressions que font peser sur eux les
conditions locales (vents,
air salin, etc.), mais aussi à cause des relations étroites qui existent entre
eux.
À ces pressions naturelles, s’ajoute l’utilisation intense du territoire par
la population locale. En
effet, la densité de population assez importante et l’isolement relatif qui
caractérisent l’archipel
sont à l’origine d’une exploitation intensive des milieux et des ressources
naturelles. La pêche, la
récolte des mollusques, le développement de la mariculture, la cueillette des
fruits sauvages, la
chasse, etc. sont autant d’activités traditionnelles qui sollicitent ces
écosystèmes fragiles. La
sensibilisation à la protection des milieux naturels et de leurs ressources est
donc également
essentielle dans une optique de développement durable des activités humaines
qui s’y pratiquent.
Et ce, d’autant plus que le développement de l’industrie touristique amène,
année après année,
un nombre de visiteurs croissant : ces dernières années, le nombre de
touristes saisonniers était
deux fois supérieur à la population locale. En outre, avec l’avènement du
tourisme « vert »,
l’utilisation des milieux naturels à des fins de loisirs est de plus en plus
intensive, spécialement
durant la période estivale. L’environnement naturel de l’archipel constitue
donc un attrait majeur
pour cette nouvelle sorte de visiteurs : les passionnés d’écotourisme.
Ainsi, à l’importance
écologique et sociale de la protection et la restauration de l’environnement
naturel, s’ajoute
un poids économique non négligeable. L’industrie touristique représente en
effet le second joueur
d’importance aux Îles-de-la-Madeleine, en termes de retombées économiques.
Encore selon le point de vue économique et considérant notre réalité
insulaire, il y a plusieurs
bateaux qui viennent d’ailleurs pour l’approvisionnement des marchandises ou
autres. Ces
bateaux doivent respecter la réglementation concernant les eaux de ballast. Au
début des années
1980, les compagnies devaient assurer le contrôle du déballastage. Toutefois,
depuis 1994,
c’est le Ministère Pêches et Océans Canada (MPO) qui se charge d’effectuer le
contrôle auprès
des bateaux qui doivent changer leurs eaux de ballast à cinq milles de l’entrée
du fleuve, soit à
dix milles des Îles. À chaque fois qu’un bateau entre dans un port des Îles, le
capitaine a le
devoir d’effectuer un rapport qu’il remet au MPO, bureau régional, ou à la
compagnie avec
qui il fait l’affaire, que par la suite le remettra au MPO, comme c’est le cas
des Mines Seleine.
Quand les capitaines livrent la marchandise toujours à une même compagnie,
celle-ci se
charge de lui sensibiliser sur l’importance de la rigueur du suivi du protocole
de déballastage.
Cependant, lors des arrivés sporadiques, certains capitaines ne sont pas
conscients du
problème ce qui peu occasionner de sérieux risques pour l’environnement marin
et à la
limite à ses utilisateurs. Cette problématique inquiète beaucoup la population
qui n’est pas au
courant de ce que se fait à ce sujet présentement.
Pour toutes ces raisons, dans une optique de développement durable, la
préservation de
l’intégrité des écosystèmes de l’archipel, et plus particulièrement des milieux
côtiers, plans
d’eau intérieurs, milieux humides et milieux dunaires associés, s’impose comme
une nécessité
d’un point de vue biologique, social et économique.
|
Solutions envisagées |
Dans ce contexte, la sensibilisation et l’information sont à la base d’une
gestion durable des
ressources environnementales et des activités humaines qui leurs sont
associées. En effet, afin
d’éviter, dans la mesure du possible, d’ajouter ces activités humaines aux
contraintes drastiques
que le climat local fait peser sur l’environnement naturel, il convient de
faire en sorte que les
utilisateurs de ces milieux prennent conscience de leur fragilité. C’est
pourquoi le Comité ZIP des
Îles a prévu plusieurs démarches de sensibilisation dans le cadre de projets
concernant différentes
problématiques environnementales de l’archipel. Selon le cas, la
sensibilisation peut constituer
l’objectif principal du projet, ou représenter une phase de diffusion de
l’information au sein d’un
projet plus large.
Tout d’abord, afin de pallier à un manque d’information concernant la
problématique de
contamination des ressources coquillières
locales, et aux risques pour la santé humaine qui en
découlent du fait de leur cueillette artisanale, un projet de sensibilisation
devrait être élaboré. En
effet, la cueillette des mollusques à des fins personnelles a toujours été
pratiquée aux Îles,
notamment dans les nombreuses lagunes et baies qui caractérisent le paysage
madelinot. La
diffusion d’informations pertinentes, concernant à la fois les sources
potentielles de
contamination des mollusques et les risques qui peuvent être associés à leur
consommation,
est donc essentielle sur l’archipel.
De la même manière, une campagne de sensibilisation serait nécessaire pour
répondre aux
inquiétudes de la population vis-à-vis de la problématique du déballastage. En effet, les
navires approchant du Golfe Saint-Laurent doivent en principe changer leurs
eaux de ballast
au large, afin de minimiser les risques de contamination. Cependant, le peu de
contrôle et
certains exemples récents d’introduction d’espèces non-indigènes, comme la
Moule zébrée
dans le fleuve Saint-Laurent, laissent planer un doute sur l’efficacité du
système. Une campagne
de sensibilisation, auprès des professionnels de la navigation, bien sûr, mais
aussi de la
population en général, permettrait une prise de conscience à ce niveau.
Les accès aux plans d’eau intérieurs
représentent une autre problématique nécessitant une
démarche de sensibilisation. Ces derniers sont en effet sollicités par de
nombreuses activités en
dépit du fait qu’ils abritent ou sont bordés par des milieux particulièrement
sensibles. Dans ce
contexte, une rationalisation intelligente des accès et des utilisations passe
nécessairement par
une gestion intégrée, qui nécessite la participation active de toutes les
parties utilisatrices d’une
zone donnée. Un inventaire complet des utilisation et accès de ces plans d’eau,
avec
consultation des utilisateurs et intervenants concernés, serait donc
indispensable à ce niveau et
fournirait un outil de gestion efficace. Cependant, une telle démarche ne
saurait porter fruit sans
une campagne de sensibilisation auprès de la population, mais aussi des
nombreux visiteurs
saisonniers.
La dernière démarche de sensibilisation jugée prioritaire concerne la
problématique des déchets
en milieu naturel – mer, plages, lagunes. Un nettoyage devrait en effet être effectué, au moins
dans certains secteurs ou de nombreux déchets se sont accumulés, au cours de
l’histoire de
l’archipel, sur les berges, sur les plages et sur le fond de l’eau. Là encore,
dans la mesure où
cette problématique provient en grande partie de comportements inadaptés et
d’un manque
de connaissances quant à leurs conséquences possibles, toute intervention dans
ce domaine
devrait être complétée d’une diffusion des informations pertinentes et des
résultats obtenus au
sein de la population, des visiteurs saisonniers et principalement des
utilisateurs des milieux visés.
|
Avantages |
D’une manière générale, les avantages reliés aux démarches de
sensibilisation sont d’augmenter
les connaissances de la population et des visiteurs concernant l’environnement
naturel de l’archipel
et les problématiques qui lui sont associées, et de faire ainsi ressortir
l’importance de ces milieux et
la nécessité de les préserver. Une meilleure connaissance des diverses
fonctions qu’assurent ces
écosystèmes, mais aussi des activités qui y sont reliées, devrait en effet
favoriser le développement
de réflexes et de comportements pertinents pour en assurer la protection.
Dans le cas des ressources coquillières,
la démarche sera d’informer et de sensibiliser la
population et les visiteurs sur cette problématique, particulièrement
importante étant donné
l’environnement et le mode de vie madelinot. Bien sûr, l’objectif principal, à
savoir de rendre les
gens plus vigilants lors de la cueillette et la consommation de mollusques, ne
vise pas directement
la préservation d’un milieu ou d’une ressource naturelle. Cependant, le fait
d’insister sur les causes
potentielles de contamination de ces mollusques et sur les risques de santé
humaines qui sont
associés à leur consommation devrait susciter une prise de conscience vis-à-vis
l’importance de
préserver les milieux naturels. La gestion des eaux usées de résidences
isolées, qui constitue la
principale source potentielle de contamination pour les ressources
coquillières, pourrait
notamment profiter de cette conscientisation de la population et des décideurs
locaux.
En ce qui concerne la problématique du déballastage, il est essentiel de sensibiliser les
professionnels concernés qui le sont pas encore, aux risques qui seraient
encourus si le
protocole de déballastage n’est pas suivi. L’information devrait également circuler
à travers
la population locale, particulièrement concernée du fait du mode de vie de
l’archipel. En effet,
du fait de la présence de vastes plans d’eau intérieurs en relation avec la
mer, de l’exploitation
traditionnelle des nombreuses ressources halieutiques locales et du
développement important
de la mariculture, les conséquences d’une contamination accidentelle (chimique
ou biologique)
seraient dramatiques pour l’environnement naturel comme pour l’économie locale.
Tout doit
donc être mis en œuvre pour prévenir un tel « accident » et la
sensibilisation constitue l’un
des meilleurs moyens d’y parvenir, même si cette démarche devrait idéalement
être combinée
à l’exercice d’un certain contrôle.
Dans le cadre de la rationalisation des accès aux plans d’eau intérieurs, l’outil de gestion
obtenu suite à l’inventaire des utilisations et des accès ne saurait être
réellement efficace sans
qu’une mini-campagne de sensibilisation ne vienne compléter la démarche.
Celle-ci portera
sur l’importance de préserver l’intégrité des plans d’eau intérieurs et des
milieux associés
dans une optique de développement durable, en insistant sur l’importance
particulière des
berges de ces plans d’eau et sur les impacts qui peuvent découler de leur
perturbation. La
diffusion de ces informations devrait entraîner une modification des
comportements et
permettre, à plus long terme, de préserver les milieux naturels associés aux
plans d’eau tout
en profitant des activités qui peuvent s’y pratiquer.
Enfin, le projet de nettoyage des milieux naturels s’inscrivant dans une optique de
conservation, de protection et de développement durable, l’un des objectifs
majeurs est la
diffusion des informations et résultats au sein de la population, des touristes
et des utilisateurs
des milieux visés. En effet, si le nettoyage en lui-même permet, à court terme,
de régler
certaines conséquences de cette problématique, seules des activités de
sensibilisation pourront
favoriser une modification des comportements qui sont à l’origine du problème.
Là encore, seule
une prise de conscience de l’importance et de la fragilité de ces milieux,
ainsi que des
conséquences qu’un geste en apparence banal peut avoir sur ces derniers, serait
un gage de
réussite à long terme.
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Faisabilité |
De manière générale, la multiplicité des médias aujourd’hui disponibles
facilite grandement les
démarches de sensibilisation et de diffusion de l’information. De plus, une des
caractéristiques
des milieux insulaires est qu’il est relativement aisé de rejoindre la totalité
de la population. Dans
le cas des Îles-de-la-Madeleine, ces activités profitent aussi, en règle
générale, d’une implication
importante des intervenants du milieu. Par ailleurs, toutes ces problématiques
touchent, de près
ou de loin, les plans d’eau intérieurs de l’archipel. Or, dans le cadre d’un
autre projet, le Comité
ZIP des Îles a participé à la création de plusieurs comités de gestion intégrée
(un pour chacun
des cinq principaux plans d’eau). Ces comités, qui regroupent l’essentiel des utilisateurs
et des
intervenants concernés, sont donc bien conscients de ces différents problèmes
et pourront
apporter un soutien important à toutes ces démarches de sensibilisation.
Pour ce qui est de la problématique des ressources coquillières, la sensibilisation étant
l’objectif même du projet, l’information devra circuler à travers autant de
médias différents
que possible. De plus, étant donné la nature du problème, on devra distinguer
la diffusion
d’informations en général (conférence de presse, articles de journaux,
dépliants, info-
publicité, capsules radio, etc.) et la signalisation qui permettra, sur le
terrain, de rejoindre
plus spécifiquement les cueilleurs de mollusques (panneaux informatifs). Par
ailleurs, la
participation des ministères Pêches et Océans Canada (MPO), Environnement
Canada
et Santé Canada est jugée essentielle dans ce dossier. En effet cette
problématique
touche à la fois la santé humaine et les ressources halieutiques, et
l’implication de ces
ministères donnerait probablement plus de poids à la campagne de
sensibilisation. Dans
ce dossier, un suivi de l’impact de la campagne et une mise à jour régulière
des
informations seraient également souhaitables.
En dehors des panneaux informatifs, tous les médias cités ci-dessus seraient
également
pertinents dans le cadre de la problématique du déballastage. D’autre part, la
participation du MPO, autorité responsable dans ce dossier, est essentielle. Du
fait des
risques encourus en termes de contamination chimique ou biologique, associés à
la grande
fragilité des milieux et ressources qui caractérisent l’archipel, l’implication
d’Environnement
Canada et/ou du ministère de l’Environnement du Québec (MENV) serait également
s
ouhaitable.
Dans le cadre du projet concernant les accès aux plans d’eau intérieurs, la mini-
campagne de sensibilisation sera réalisée auprès des utilisateurs, via les
médias locaux et les
comités de gestion intégrée. Par ailleurs, l’outil de gestion que constituera
le rapport final sera
fourni aux décideurs locaux, mais aussi à l’Association Touristique Régionale
(ATR) des
Îles-de-la-Madeleine, qui pourra ainsi assurer la sensibilisation des visiteurs
à la nécessité
d’une utilisation rationnelle des accès.
Enfin, le projet de nettoyage des milieux naturels mettra en œuvre plusieurs actions pour
assurer la diffusion des informations et la sensibilisation de la population à
cette problématique.
Tout d’abord, les médias locaux (journaux, radio, etc.) permettront de tenir la
population
informée de l’évolution du projet au cours des différentes étapes de
réalisation. Par ailleurs,
des expositions seront réalisées à partir de textes de sensibilisation, de
photos prises au
cours des activités de nettoyage et de certains des déchets récoltés.
Présentées dans les
festivals estivaux et dans les établissements scolaires des municipalités
concernées, ces
expositions permettront de rejoindre la population et les visiteurs
saisonniers, mais aussi, en
visant également le milieu scolaire, de prendre le problème à la base. En
effet, en plus de
représenter l’avenir de l’archipel, les enfants ont souvent un accès privilégié
à l’oreille de
leurs parents et des autres membres de la famille, et devraient donc participer
à leur
sensibilisation.
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Partenaires visés |
Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine,
MPO, Environnement Canada, MENV, Santé Canada,
MRC des Îles, municipalités, ATR des Îles, Comités de gestion des plans d’eau
intérieurs des Îles,
Mines Seleine, Commission Scolaire des Îles, Aquarium des Îles, etc.
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Coûts |
Certaines des activités de sensibilisation, prévues et/ou réalisées, qui
sont regroupées dans la
présente fiche font partie de projets plus larges. Les coûts des volets de
sensibilisation sont donc
parfois encore à déterminer.
Ressources coquillières :
Campagne de sensibilisation
Main-d’œuvre (conception et mise en œuvre) 8 221.75 $
Matériel et équipement 10 102.46 $
Autres frais 1 642.04 $
Total du projet
19 966.25 $
Suivi et mise à jour
Main-d’œuvre 12 560.80 $
Matériel et équipement 1 600.00 $
Autres frais 2 050.00 $
Total du projet
16 210.80 $
Comme les ressources coquillières sont beaucoup exploitées aux
Îles-de-la-Madeleine, on peu
être appelé à continuer cette campagne de sensibilisation en ajustant à chaque
année.
Déballastage :
Les coûts restent à déterminer.
Accès aux plans d’eau intérieurs :
Les coûts restent à déterminer.
Nettoyage des milieux naturels:
Les coûts restent à déterminer.
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Échéancier |
Ressources coquillières : 2000-2003 (en cours)
Accès aux plans d’eau intérieurs : 2001-2003 (en cours)
Déballastage : 2003
Nettoyage des milieux naturels : 2001-2005 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de personnes touchées lors des activités de sensibilisation.
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Références |
Cela dépendra du sujet abordé à chaque activité.
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Identification |
Thématique : Sensibilisation et éducation relatives à l’environnement
Priorité visée : Mise en place d’un éco-centre.
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Nom du projet |
Une fenêtre sur l’environnement
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Localisation |

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Problématique |
Situé au cœur du golfe du Saint-Laurent, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine
est constitué d’une
douzaine d’îlots rocheux, dont six sont reliés entre eux par des cordons
littoraux. Ce territoire très
particulier, où l’influence de la mer se fait partout profondément sentir,
abrite des milieux naturels
uniques à l’échelle du Québec. Ainsi, les milieux dunaires constituent presque
30 % de la surface
des terres émergées, alors que les plans d’eau intérieurs, essentiellement
composés de lagunes et
de baies en relation plus ou moins étroite avec la mer, occupent une superficie
encore deux fois
plus grande (122 km2). Forêts et milieux humides représentent
les autres principaux milieux
naturels de l’archipel et, s’ils ne sont pas spécifiques aux milieux côtiers,
ils sont néanmoins
soumis aux mêmes fortes influences maritimes que le reste du territoire
madelinot.
La plupart de ces milieux naturels sont généralement considérés comme étant
d’une grande
importance écologique. Les lagunes, très productives, abritent des conditions
idéales pour la
croissance de nombreuses espèces. Les milieux humides, riches et diversifiés,
constituent un
système de filtration qui assure la qualité de la nappe phréatique. La dune
bordière protège
les terres intérieures contre les vents et les inondations. L’importance de la
forêt est ici
grandement augmentée par les conditions particulières qui caractérisent les
Îles : son rôle de
protection vis-à-vis des vents et sa rareté au sein de l’archipel y contribuent
notamment.
Ces milieux naturels particuliers des Îles-de-la-Madeleine, en plus
d’assurer d’importantes
onctions écologiques, sont donc aussi très fragiles, du fait des fortes
pressions que font peser
sur eux les conditions locales (vents, air salin, etc.), mais aussi à cause des
relations étroites
qui existent entre eux.
À ces pressions naturelles, s’ajoute l’utilisation intense du territoire par
la population locale. En
effet, la densité de population assez importante et l’isolement relatif qui
caractérisent l’archipel
sont à l’origine d’une exploitation intensive des milieux et des ressources
naturelles. La
divulgation de connaissance sur les milieux naturels et leur importance ainsi
que la
sensibilisation à leur protection sont donc essentielles dans une optique de
développement
durable des activités humaines qui s’y pratiquent.
C’est dans cette optique de protection et de mise en valeur de ces milieux
riches et diversifiés,
que nous avons aux Îles, plusieurs zones protégées par un statut, comme la
Réserve
écologique de l’Île Brion, la Réserve nationale de la faune et le Refuge
faunique à la Pointe
de l’Est, le Refuge d’oiseaux migrateurs au Rocher-aux-Oiseaux et deux aires
d’interdiction de
chasse à Havre-aux-Basques et au Portage à Grosse-Île. Comme un statut sans
contrôle ne
constitue pas une protection en soi et que la population est plus encline à
protéger un milieu si elle
comprend son importance, il convient de montrer et d’expliquer à la population
madelinienne et à
ses visiteurs l’importance de ces milieux riches et diversifiés qui constituent
l’archipel des
Îles-de-la-Madeleine.
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Solutions envisagées |
Le comité de développement touristique de l’Est des Îles a mis sur pieds en
2000 un centre
d’interprétation de l’Est des Îles - « Portes de l’Est » à Grosse-Île. Ce
centre d’interprétation a
connu le succès escompté pendant sa première année d’opération. Maintenant,
pour répondre
partiellement aux priorités émises lors de la mise en œuvre d’un eco-centre, il
faudrait élargir le
mandat des « Portes de l’Est » en établissant un plan de protection et de mise
en valeur de
l’environnement naturel de l’Est des Îles. Ce plan devrait inclure des suivis
environnementaux, des
ouvrages de protection et/ou de mise en valeur et le maintien de guides
d’information afin de mettre
en valeur l’environnement unique et fragile de l’Est des Îles.
En outre, un Institut de sciences et techniques environnementales des
Îles-de-la-Madeleine
pourrait combler en partie le tout. Cet Institut visera entre autres le
développement des
connaissances scientifiques et techniques dans le domaine de l’environnement.
En partenariat
avec les organismes locaux, l’Institut favorisera notamment des activités de
diffusion et de
sensibilisation environnementale aux différents écosystèmes de l’archipel et
aux problématiques
qui leur sont associées.
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Avantages |
Comme l’Est des Îles est un territoire qui possède presque tous les
écosystèmes existants aux Îles
et que l’on y trouve une grande diversité d’espèces, dont plusieurs à statut
particulier, il est
avantageux d’avoir un centre d’interprétation directement à l’entrée de cette
région. Cela
permettra à la population et aux visiteurs des Îles-de-la-Madeleine de
découvrir cette partie de
l’archipel connaissant sa fragilité et l’importance des milieux qui y sont
présents. De plus, en
comprenant cette région des Îles, nous pouvons déjà comprendre une bonne partie
des richesses
écologiques du territoire Madelinot.
D’une façon plus globale, l’Institut pourra venir combler une lacune assez
importante dans l’archipel
car même s’il y a plusieurs recherches qui se font aux Îles, souvent nous
n’ayons pas accès aux
rapports de ces études. Or, l’Institut aura le mandat de mettre sur pieds et de
gérer un centre de
documentation et collaborer à l’amélioration des bases de données existantes.
L’Institut doit
également se doter d’infrastructures pour l’accueil de chercheurs venant d’ailleurs.
Soulignons que
les Îles par la petitesse du territoire et la diversité de ses écosystèmes et
de ses ressources servent
souvent de laboratoire pour mieux comprendre certains processus
environnementaux. Finalement,
l’Institut prévoit soutenir les activités de sensibilisation qui se
déroulent aux Îles tout en permettant
d’en développer d’autres.
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Faisabilité |
En mai 2000, il y a eu la formation du comité de développement touristique
de l’Est des Îles,
établissant un partenariat entre les deux communautés linguistiques de l’est
des Îles.
Ce comité s’est donné comme objectifs de:
- catalyser et de canaliser le développement des produits et services
touristiques dans l’Est
et de supporter les promoteurs;
- mettre en place une structure d’interprétation et d’accueil à l’entrée du territoire et;
- assurer une prise en charge par le milieu.
Ayant déjà un organisme du genre dans l’Est des Îles, cela augmente les chances de réussite.
Pour ce qui est de l’institut, il est suggéré d’abord de faire une étude de
faisabilité avant
d’entreprendre sa réalisation comme telle. Il faut souligner que le tout doit
être fait en
concertation avec le milieu et les organismes présents dans la région.
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Partenaires visés |
Comité de développement de l’Est des Îles, Ministère de l’Environnement du Québec
(MENV), Mines Seleine, Municipalité des
Îles-de-la-Madeleine, Community economic
development and employability commitee (CEDE), Club Vacances « Les Îles »,
Ministère des
Régions, Centre Local d’Emploi (CLE), Développement Économique Canada –
Gaspésie
(DEC), CRCD Gaspésie-Les Îles, Centre Local de Développement (CLD), Société de
la
Faune et des Parcs du Québec (FAPAQ), Service canadien de la faune –
Environnement
Canada (SCF), Patrimoine Canada, Attention FragÎles, Comité ZIP des
Îles-de-la-Madeleine
(appui scientifique).
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Coûts |
· Portes de l’Est :
Première phase (mise en place):
Préparation des Portes de l’Est 140 217.00$
Construction des Portes de l’Est 103 961.00$
Exposition aux Portes de l’Est 145 186.00$
Aire d’observation 63 000.00$
Programme d’interprétation 35 500.00$
Promotion 9 700.00$
Total du projet 497
564.00$
Deuxième phase : À déterminer
Institut des sciences et techniques environnementales :
Première phase (étude de faisabilité): 200 000.00$
Deuxième phase : À déterminer
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Échéancier |
Portes de l’Est 2001 – 2003 (en cours)
Institut des sciences et techniques environnementales 2001 – 2005 (en cours)
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Indicateurs |
Nombre de visiteurs.
Nombre de chercheurs.
Nombre d’activités de sensibilisation.
Nombre de documents acquis.
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Références |
Cela dépendra du sujet abordé à chaque activité.